Shintarō Katsu: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Shintarō Katsu en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
160
œuvres recensées
158 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1954
- Dernière année recensée
- 1997
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1962, « La Légende de Zatoïchi: Le Masseur aveugle » place Shintarō Katsu au centre d’une série appelée à durer 25 films. L’acteur, né le 29 novembre 1931 à Fukagawa, Tokyo, y prête ses traits à Zatoichi, personnage qu’il reprendra jusqu’en 1973 avant d’en prolonger l’existence avec « Shintaro Katsu's Zatoichi » en 1989. Mort le 21 juin 1997 à Kashiwa, il laisse un nom lié à ce rôle autant qu’à plusieurs travaux passés par le cinéma de sabre japonais.
Du kabuki aux premiers écrans
Shintarō Katsu naît sous le nom de Toshio Okumura. Il grandit dans un milieu déjà lié au spectacle, son père étant un acteur de kabuki connu pour le nagauta et le shamisen. Son frère cadet, Tomisaburō Wakayama, suivra lui aussi la voie du cinéma.
En 1957, il apparaît dans « Une histoire d'Osaka » de Kōzaburō Yoshimura. L’année suivante, il tourne dans « La Vengeance des loyaux serviteurs » de Kunio Watanabe, puis dans « Les Fourberies de Benten Kozo » de Daisuke Itō et « Les Carnets de route de Mito Kōmon » de Kenji Misumi.
À cette époque, il partage l’affiche de « La Princesse enchantée » en 1959, toujours sous la direction de Keigo Kimura. Quelques années plus tard, « Le Bandit aveugle » de Kazuo Mori et « Bouddha » de Kenji Misumi confirment sa présence dans des productions japonaises des années 1960.
Zatoichi, centre de gravité
En 1962, Shintarō Katsu interprète Zatoichi dans « La Légende de Zatoïchi: Le Masseur aveugle » de Kenji Misumi. Il reprend le rôle la même année dans « La Légende de Zatoïchi: Le Secret » de Kazuo Mori, puis dans « La Vengeance d'un acteur » de Kon Ichikawa où il joue Hojin.
La série se poursuit avec « La Légende de Zatoïchi: Un nouveau voyage », « La Légende de Zatoïchi: Le Fugitif », « La Légende de Zatoïchi: Voyage sans repos » et « La Légende de Zatoïchi: Mort ou vif », signés respectivement par Tokuzō Tanaka, Tokuzō Tanaka, Kimiyoshi Yasuda et Kazuo Ikehiro. Le cycle s’étire encore avec « La Légende de Zatoïchi: La Lame », « La Légende de Zatoïchi: Voyage meurtrier » et « La Légende de Zatoïchi: La Lettre », où reviennent Kazuo Ikehiro, Kenji Misumi et Kimiyoshi Yasuda.
En 1970, il retrouve Zatoichi dans « Zatoichi contra Yojimbo ». Le personnage réapparaît encore dans « Zatoîchi » en 1974, où il figure aussi au générique des chansons. Plus tard, « Shintaro Katsu's Zatoichi » en 1989 revient une dernière fois vers cette figure, qu’il dirige et produit à cette occasion.
Hanzo, les combats et les écarts de registre
En 1965, « Le Soldat yakuza » de Yasuzō Masumura l’associe à un autre type de rôle. Quelques années plus tard, « Goyōkiba » en 1972 lui fait tenir Hanzo 'The Razor' Itami, sous la direction de Kenji Misumi.
Cette même année, « Razor Hanzo's Torture Hell » reprend le même personnage. Le titre devient une nouvelle présence régulière dans sa filmographie, sans effacer Zatoichi mais en déplaçant l’attention vers un autre guerrier de fiction.
En 1983, « Meisō chizu » lui confie Masaki Teranishi. Cinq ans plus tard, « Tokyo: The Last Megalopolis » le réunit à Eichi Shibusawa, dans une production située en 1988. Ces deux titres montrent un acteur présent dans des projets séparés par le temps, sans que le même emploi ne s’y répète.
Mise en scène, production et télévision
Shintarō Katsu ne se limite pas à l’interprétation. Le nom apparaît aussi comme producteur et réalisateur, en particulier autour de Zatoichi et de « Shintaro Katsu's Zatoichi » en 1989. Il participe également à la production de « Baby Cart », série adaptée du manga Lone Wolf and Cub, où le personnage principal est interprété par Tomisaburō Wakayama.
La même filiation le mène vers « Shogun Assassin », remontage américain des deux premiers Baby Cart. Il y coécrit, produit et joue, tout comme dans la série télévisée Oshi samurai, annoncée aussi sous le titre Le Samouraï muet.
En 1989, sa participation au celebrity talk show consacré à 勝新太郎 ajoute une trace télévisuelle tardive à l’ensemble. Le chant figure aussi dans ses activités attestées, avec la mention de « Zatoîchi » en 1974.
Dernières années et héritage du nom
En 1997, Shintarō Katsu meurt le 21 juin à 65 ans. Sa disparition ferme la parenthèse ouverte avec « La Légende de Zatoïchi: Le Masseur aveugle », mais elle ne réduit pas sa présence à un seul cycle. Le cinéma japonais lui doit une part de ses visages les plus reconnaissables dans les années 1960 et 1970.
Son nom circule aussi sous plusieurs formes, de Shintarô Katsu à Shintaro Katsu, en passant par 勝新太郎. Cette diversité d’alias accompagne une œuvre qui va du kabuki hérité par le milieu familial aux productions de série et aux prolongements télévisés.
Le fil le plus durable reste Zatoichi, repris dans 25 films entre 1962 et 1973, puis relancé en 1989. À côté de cette série, les titres de Kon Ichikawa, Kenji Misumi, Kazuo Mori ou Yasuzō Masumura dessinent une présence étalée sur plusieurs décennies, sans dissoudre ce qui revient toujours: un même visage, plusieurs usages, et une place durable dans le cinéma japonais.
Films et séries avec Shintarō Katsu
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Galerie photos de Shintarō Katsu
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