Vittorio Storaro: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Vittorio Storaro en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
77
œuvres recensées
72 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Vittorio Storaro naît le 24 juin 1940 à Rome, où il se forme très tôt à la photographie dans un cadre technique, avant de poursuivre des études spécialisées en cinéma au Centro Sperimentale di Cinematografia, dont il sort diplômé en prise de vues à l’âge de vingt ans (Source : Seminci, 2021). Dans ces années de formation, il développe un intérêt marqué pour la relation entre lumière, couleur et dramaturgie, qui structure progressivement son approche de la direction de la photographie (Source : Seminci, 2021). À la fin des années 1960, il commence à travailler comme chef opérateur sur des productions italiennes, accumulant une expérience sur des projets variés dans l’industrie nationale (Source : Seminci, 2021). Son premier long métrage en tant que directeur de la photographie, « Giovinezza, giovinezza » de Franco Rossi, sort en 1968 et marque son entrée officielle dans le cinéma de fiction, déjà caractérisée par une attention précise aux compositions et aux contrastes lumineux (Source : Seminci, 2021). Cette période de démarrage pose ainsi les bases d’une carrière dominée par une réflexion théorique sur l’image, nourrie par la pratique de plateaux très différents en termes d’échelle de production (Source : Seminci, 2021).
Collaborations majeures et reconnaissance internationale
Le début des années 1970 ouvre pour Vittorio Storaro une phase décisive avec sa collaboration avec Bernardo Bertolucci, entamée sur « La stratégie de l’araignée » (1970), qui inaugure une série de films marquants comprenant « Le Conformiste » (1970), « Le Dernier Tango à Paris » (1972), « La Luna » (1979), « Le Ciel protecteur » (1990) et « Little Buddha » (1993) (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2009). Parallèlement, il s’impose sur la scène internationale avec « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola, sorti en 1979, qui lui vaut l’Oscar de la meilleure photographie et contribue à ancrer durablement son nom dans l’histoire du cinéma (Source : Seminci, 2021 ; IMDb, 2025). Il poursuit cette dynamique avec « Reds » de Warren Beatty en 1981, puis « Le Dernier Empereur » de Bernardo Bertolucci en 1987, deux œuvres qui lui apportent chacun un Oscar supplémentaire dans la même catégorie (Source : Seminci, 2021). En outre, il collabore avec Coppola sur « Tucker: The Man and His Dream » (1988) et avec d’autres cinéastes comme Elaine May sur « Ishtar » (1987), étendant son champ d’intervention à des projets hollywoodiens diversifiés (Source : Wikipédia, 2009 ; The ASC, 2001). Ces collaborations, souvent prolongées sur plusieurs films, participent à installer une relation de confiance avec les réalisateurs, laissant au directeur de la photographie une grande latitude dans la conception de l’univers visuel (Source : IMDb, 2025 ; The ASC, 2001).
Filmographie cinématographique marquante
La filmographie de Vittorio Storaro se distingue par une continuité dans l’exploration des rapports entre lumière, couleur et récit, depuis le cinéma italien des années 1970 jusqu’aux productions internationales contemporaines (Source : Wikipédia, 2009). Après « Le Conformiste » et « Le Dernier Tango à Paris », il signe la photographie de « 1900 » (1976) et « La Luna » (1979), toujours sous la direction de Bernardo Bertolucci, confirmant un dialogue esthétique durable avec le cinéaste (Source : The ASC, 2001 ; Wikipédia, 2009). La fin des années 1980 est marquée par « Tucker: The Man and His Dream » (1988) de Francis Ford Coppola et par « New York Stories » (segment « Life Without Zoë ») en 1989, où il transpose ses recherches plastiques dans des contextes de production américains (Source : Wikipédia, 2009 ; The ASC, 2001). Dans les années 1990, il signe notamment « Le Ciel protecteur » (1990), « Little Buddha » (1993) et « Tango » (1998), ce dernier réalisé par Carlos Saura, renforçant une collaboration qui se poursuivra à travers plusieurs films (Source : Wikipédia, 2009). Plus récemment, il accompagne Woody Allen sur plusieurs longs métrages, dont « Wonder Wheel » (2017), « A Rainy Day in New York » (2019), « Rifkin’s Festival » (2020) et « Coup de chance » (2023), témoignant d’une activité soutenue sur plus de cinq décennies (Source : Wikipédia, 2009 ; IMDb, 2016).
- « Apocalypse Now », réalisation Francis Ford Coppola, 1979 – Oscar de la meilleure photographie (Source : Seminci, 2021 ; IMDb, 2025).
- « Reds », réalisation Warren Beatty, 1981 – Oscar de la meilleure photographie (Source : Seminci, 2021 ; IMDb, 2025).
- « Le Dernier Empereur », réalisation Bernardo Bertolucci, 1987 – Oscar de la meilleure photographie (Source : Seminci, 2021 ; Wikipédia, 2009).
- « Dick Tracy », réalisation Warren Beatty, 1990 – nomination à l’Oscar de la meilleure photographie (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2009).
- « Le Ciel protecteur », réalisation Bernardo Bertolucci, 1990 – récompensé par plusieurs associations de critiques pour la photographie (Source : IMDb, 2025).
Travaux pour la télévision, l’opéra et projets spéciaux
En parallèle de son activité au cinéma, Vittorio Storaro développe une œuvre importante pour la télévision et des projets audiovisuels spécifiques, qui prolongent ses recherches visuelles dans d’autres cadres de production (Source : The ASC, 2001 ; Wikipédia, 2009). Il signe notamment la photographie de la mini-série « Dune » réalisée par John Harrison en 2000, qui lui vaut une nomination à un prix de l’American Society of Cinematographers pour la meilleure photographie dans une mini-série (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2009). Il travaille également sur des fictions télévisées comme « Caravaggio » (2007) et sur des programmes mêlant musique et image, à l’exemple de « Rigoletto a Mantova » (2010), où il transpose ses principes de composition au format télévisuel (Source : Wikipédia, 2009). Par ailleurs, il participe à des projets liés à l’opéra et au spectacle, dont « La Traviata » dans une version filmée, ainsi qu’à des dispositifs muséaux, comme le documentaire de quinze heures « Roma Imago Urbis (The History of Rome) », conçu pour une diffusion dans des espaces d’exposition (Source : The ASC, 2001). Ces incursions hors du long métrage traditionnel manifestent une continuité de sa démarche, attentive aux conditions de projection, à la perception du spectateur et à la relation de l’image avec l’architecture des lieux de présentation (Source : The ASC, 2001).
Prix, distinctions et reconnaissance institutionnelle
La carrière de Vittorio Storaro est accompagnée d’un ensemble de récompenses nationales et internationales, qui s’échelonnent sur plusieurs décennies (Source : IMDb, 2025 ; Seminci, 2021). Il reçoit trois Oscars de la meilleure photographie pour « Apocalypse Now » (1979), « Reds » (1981) et « Le Dernier Empereur » (1987), ainsi qu’une nomination supplémentaire pour « Dick Tracy » (1990), ce qui en fait l’un des directeurs de la photographie les plus régulièrement distingués par l’Académie américaine (Source : Seminci, 2021 ; IMDb, 2025). Au Royaume-Uni, il est lauréat du BAFTA Award de la meilleure photographie pour « Le Ciel protecteur » en 1991 et connaît plusieurs nominations pour « Apocalypse Now », « Reds » et « Le Dernier Empereur » (Source : IMDb, 2025). Les associations de critiques distinguent également son travail : la Boston Society of Film Critics lui attribue des prix pour « Le Dernier Empereur », « Dick Tracy » et « Le Ciel protecteur », tandis que la Los Angeles Film Critics Association le récompense pour « Le Dernier Empereur » en 1987 (Source : IMDb, 2025). Par ailleurs, il reçoit un Lifetime Achievement Award de l’American Society of Cinematographers en 2001, ainsi que de nombreux prix honorifiques dans des festivals comme Camerimage, Locarno ou l’Amiens International Film Festival, qui saluent l’ensemble de sa contribution à l’art de la cinématographie (Source : IMDb, 2025 ; Seminci, 2021).
- Oscar de la meilleure photographie pour « Apocalypse Now » (1979), « Reds » (1981), « Le Dernier Empereur » (1987) (Source : Seminci, 2021 ; IMDb, 2025).
- BAFTA Award de la meilleure photographie pour « Le Ciel protecteur », 1991 (Source : IMDb, 2025).
- Lifetime Achievement Award de l’American Society of Cinematographers, 2001 (Source : IMDb, 2025).
- Excellence Award au Festival de Locarno, 2005 (Source : IMDb, 2025).
- Golden Unicorn for Career Achievement au Festival International du Film d’Amiens, 2014 (Source : IMDb, 2025).
Approche artistique et collaborations récurrentes
L’œuvre de Vittorio Storaro se caractérise par une réflexion théorique sur la couleur et la lumière, qu’il développe en parallèle de ses activités de plateau et qu’il met en pratique dans ses collaborations avec des réalisateurs venus d’horizons variés (Source : The ASC, 2001 ; Seminci, 2021). Il entretient une relation de travail particulièrement suivie avec Bernardo Bertolucci, pour lequel il signe la photographie de neuf films, formant un cycle où se dessinent des motifs visuels récurrents et une recherche constante sur la symbolique chromatique (Source : Wikipédia, 2009). Sa collaboration avec Carlos Saura, notamment sur « Tango » (1998), « Io, Don Giovanni » (2009) et « El rey de todo el mundo » (2021), prolonge cette exploration dans le champ du cinéma musical et chorégraphique (Source : Wikipédia, 2009). De même, ses travaux répétés avec Woody Allen, à partir de « Café Society » puis sur plusieurs films tournés en Europe, témoignent d’un dialogue continu sur l’utilisation de la lumière naturelle et artificielle dans des décors urbains contemporains (Source : Wikipédia, 2009). Enfin, il participe à l’élaboration d’une gamme de filtres colorés en collaboration avec Rosco, connue sous le nom de série « Storaro », qui transpose ses recherches théoriques en outils concrets pour d’autres chefs opérateurs et techniciens de l’image (Source : Rosco Spectrum, 2020).
Filmographie de Vittorio Storaro
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Galerie photos de Vittorio Storaro
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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