Isabel Coixet: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Isabel Coixet en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
72
œuvres recensées
66 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1983
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1983, son premier scénario de long-métrage, « Morbus », est porté à l’écran par Ignasi P. Ferré. Isabel Coixet a 23 ans et travaille alors dans la publicité, après des études d’histoire contemporaine à l’Université de Barcelone. Elle a grandi à Sant Adrià de Besòs, près de Barcelone, avec des films découverts très tôt dans une salle du quartier tenue par sa grand-mère. À 7 ans, elle dit vouloir devenir réalisatrice.
Isabel Coixet, de Barcelone au premier film
En 1988, elle dirige « Demasiado viejo para morir joven », film écrit par elle. Cette réalisation lui vaut une nomination au Prix Goya dans la catégorie de la meilleure réalisatrice. La même période la voit passer de la rédaction publicitaire à la mise en scène, puis créer sa société de production, Miss Wasabi.
Son travail s’ancre d’abord dans l’écriture. Elle signe des scénarios avant de passer à la réalisation, et cette double activité structure ses premières années de cinéma. Le geste reste net, sans détour industriel ni prudence de transition.
Le passage à l’anglais
En 1996, « Des choses que je ne t’ai jamais dites » sort en anglais avec Lili Taylor et Andrew McCarthy. Isabel Coixet vit alors aux États-Unis. Le film lui vaut une seconde nomination au Prix Goya, cette fois pour le meilleur scénario original.
Deux ans plus tard, elle revient à l’espagnol avec « L’Heure des nuages », réalisé en 1998 après une alliance avec une société de production française. Le film prolonge un mode de travail déjà visible dans ses premiers longs-métrages, fondé sur des circulations entre langues et pays plutôt que sur un ancrage unique.
En 2003, « Ma vie sans moi » attire l’attention à la Berlinale. Sarah Polley y joue Anne, une jeune mère qui choisit de taire sa maladie. Le film obtient une nomination à l’Ours d’or et reçoit un Goya du meilleur scénario adapté en 2004.
Les années de reconnaissance aux Goya
En 2005, « The Secret Life of Words » est tourné à Madrid et Belfast avec Tim Robbins et Sarah Polley. Le film reçoit quatre Goya: meilleur scénario original, meilleure réalisatrice, meilleur film et meilleur directeur de production. La distinction la plus visible accompagne un récit centré sur une femme solitaire, arrivée sur une plateforme pétrolière en mer pour soigner un homme.
Ce long-métrage obtient aussi le Prix Lina Mangiacapre à la Mostra de Venise 2005. La même approche de la fiction, portée par un travail de scénario très construit, s’y prolonge dans une mise en scène attentive aux lieux fermés et aux rapports de dépendance.
En 2008, « Lovers » réunit Ben Kingsley et Penélope Cruz dans une production hollywoodienne écrite par Nicholas Meyer, adaptée de La Bête qui meurt de Philip Roth. L’année suivante, « Carte des sons de Tokyo » entre en compétition officielle au Festival de Cannes 2009.
Documentaires, télévisions et retours vers l’Espagne
En 2011, Isabel Coixet figure parmi les personnalités espagnoles qui soutiennent le mouvement des Indignés. Elle réalise peu après « Escuchando al juez Garzón », documentaire récompensé par un Goya du meilleur documentaire en 2012. La même année, elle signe « Ayer no termina nunca », fiction située en 2017 et centrée sur l’effet de la récession sur un couple.
En parallèle, elle tourne « Another Me » en 2013, avec Sophie Turner, puis « Permis d’aimer » en 2014 avec Ben Kingsley et Patricia Clarkson. Ce dernier est présenté au Festival international du film de Toronto 2014.
En 2015, elle ouvre la Berlinale avec « Personne n’attend la nuit », avec Juliette Binoche. Elle réalise aussi « Parler de Rose », documentaire consacré à Rose Lokissim, prisonnière de Hissène Habré. En 2017, « The Bookshop » rejoint sa filmographie, puis « Elisa et Marcela » arrive en 2019. Plus tard, elle réalise « Visaėdis » en 2024, et figure aussi au générique de « Aída the movie » pour une participation vocale annoncée en 2026.
Quelques jalons récents
Isabel Coixet signe aussi des segments dans des films collectifs, comme « Paris, je t’aime » en 2006 et « Invisibles » en 2007. En 2013, elle prend part à « Venezia 70: Future Reloaded » avec une participation vocale. Elle a également travaillé comme opératrice caméra sur « Ma vie sans moi », « Lovers », « Permis d’aimer », « Elisa et Marcela » et « The Bookshop ».
Ses films dessinent une présence régulière dans les festivals européens et nord-américains, avec des projets en espagnol, en anglais et parfois dans des formats plus courts ou collectifs. Cette circulation reste l’un des traits les plus lisibles de son activité de réalisatrice, de scénariste et de productrice.
Films et séries réalisés par Isabel Coixet
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Isabel Coixet
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
































































