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Michel Mourlet - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
2
Né
05/04/1935
Age de Michel Mourlet : 91 ans
Lieu de naissance
Bois-Colombes, France

Michel Mourlet: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Michel Mourlet en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

2

œuvres recensées

2 films · 0 séries

Première année recensée
1960
Dernière année recensée
1962

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Michel Mourlet naît le 5 avril 1935 à Bois-Colombes, dans le département des Hauts-de-Seine, où il grandit avant de s’imposer comme l’une des figures marquantes de la cinéphilie française de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2007). Il se fait connaître à la fin des années 1950 comme critique de cinéma et théoricien, au moment où émerge la Nouvelle Vague et où se structurent différents courants de pensée autour du septième art (Source : Eyrolles, 2024). Dès ses premiers textes, il s’inscrit dans un paysage critique fortement polarisé, prenant position sur la mise en scène, la place du réalisateur et la nature même de l’écriture filmique (Source : Librairie de Paris, 2010). Par la suite, il élargit son champ d’activité à la littérature, au théâtre et à l’essai, construisant un parcours d’écrivain qui accompagne et prolonge ses prises de position cinéphiles (Source : Eyrolles, 2024). Son itinéraire professionnel, depuis la critique jusqu’au théâtre puis aux essais, se caractérise par une continuité d’engagement en faveur d’une conception exigeante du cinéma et des arts du spectacle (Source : Revue des Deux Mondes, 2021).

Critique de cinéma et mac-mahonisme

Dans l’histoire de la critique française, Michel Mourlet est identifié comme l’un des principaux théoriciens du mac-mahonisme, courant cinéphile né autour de la salle de cinéma Le Mac-Mahon à Paris à la fin des années 1950 (Source : Wikipédia, 2007). Il publie en août 1959 dans le numéro 98 des Cahiers du cinéma le texte « Sur un art ignoré », considéré comme le manifeste des mac-mahoniens et centré sur la primauté de la mise en scène sur le scénario (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipédia « Sur un art ignoré », 2021). Ce texte, imprimé entièrement en italique dans la revue, marque une rupture stylistique et doctrinale à l’intérieur même des Cahiers, et vaut à Mourlet le surnom de « Boileau du Mac-Mahon » parmi ses pairs (Source : Wikipédia, 2007). Le mouvement mac-mahonien défend alors un « art de la fascination » et met en avant un « carré d’as » constitué notamment de Fritz Lang, Otto Preminger, Raoul Walsh et Joseph Losey, emblématiques de la mise en scène comme principe cardinal (Source : Librairie de Paris, 2010). Par ses articles et interventions, Mourlet contribue durablement à définir une façon de regarder les films où la construction formelle et la direction des acteurs priment sur les enjeux thématiques ou idéologiques (Source : Revue des Deux Mondes, 2021).

Travaux éditoriaux et revues

De 1961 à 1966, Michel Mourlet dirige la revue Présence du cinéma, qui devient un lieu central d’expression pour les mac-mahoniens et prolonge dans le champ critique les thèses énoncées dans « Sur un art ignoré » (Source : Wikipédia, 2007). Cette revue accueille des textes qui défendent la mise en scène comme langage propre du cinéma et approfondissent la réflexion sur la forme, la direction d’acteurs et le découpage (Source : Revue des Deux Mondes, 2021). Parallèlement, il collabore à plusieurs publications spécialisées et participe à structurer un réseau de revues et de rubriques consacrées au cinéma, où se croisent générations de critiques et de cinéastes (Source : Eyrolles, 2024). Son activité éditoriale ne se limite pas à la critique : il publie également des essais sur le cinéma, comme « L’Amour du cinéma américain » en 1989, qui s’inscrivent dans la continuité de ses positions mac-mahoniennes (Source : Wikipédia, 2007). Au fil des décennies, ces travaux nourrissent une réflexion de long cours sur la place du cinéma dans la culture contemporaine, relayée par entretiens, conférences et publications dans des revues de réflexion littéraire et cinéphile (Source : Revue des Deux Mondes, 2021).

Œuvres pour le théâtre et la radio

Parallèlement à son activité de critique et d’essayiste, Michel Mourlet développe une œuvre dramatique pour la radio et la scène (Source : Wikipédia, 2007). Sur proposition de la productrice Lily Siou, il écrit une première pièce radiophonique intitulée « La Mort de Néron », diffusée sur France Culture en 1963 dans l’émission « Carte blanche » avec le comédien Jean-Pierre Jorris (Source : Wikipédia, 2007). Il renouvelle l’expérience en 1967 avec « La Méditation au jardin », avant de voir « La Dame à la rivière » créée sur France Culture en 1982 par Lucien Attoun (Source : Wikipédia, 2007). Son théâtre comprend notamment le recueil « La Sanglière et autres pièces », publié en 1987 chez Loris Talmart, qui obtient le prix Montherlant d’écriture dramatique, ainsi que « L’Épreuve du feu », montée au théâtre de Levallois en 1993 (Source : Wikipédia, 2007 ; Contrelittérature, 2008). En 2007, « L’Impromptu de Lucerne », dialogue entre Chateaubriand et Alexandre Dumas, est créé au Festival Dumas de Villers-Cotterêts, puis repris l’année suivante à Combourg, confirmant la place de Mourlet comme auteur pour la scène (Source : Wikipédia, 2007).

Essais, romans et travaux théoriques

Au-delà du cinéma et du théâtre, Michel Mourlet construit une œuvre d’essayiste et de romancier qui accompagne sa réflexion sur les arts et la littérature (Source : Eyrolles, 2024). En 1989, il publie l’essai « Thaumaturgie du théâtre ou l’Anti-Brecht », où il défend une conception du théâtre fondée sur l’illusion aristotélicienne et se positionne contre le modèle brechtien, en dialogue notamment avec les analyses de Guy Scarpetta (Source : Wikipédia, 2007). La même année paraît « L’Amour du cinéma américain » dans la collection CinémAction/Corlet/Télérama, ouvrage qui prolonge la valorisation d’un certain classicisme hollywoodien défendu par les mac-mahoniens (Source : Wikipédia, 2007). Au début des années 1990, il signe des essais comme « Barrès, Une Tradition dans la modernité » (1991) et « L’Europe déraisonnable » (1992), qui manifestent un intérêt soutenu pour les questions de culture et d’identité en lien avec la littérature et l’histoire des idées (Source : Wikipédia, 2007). En 2016, il publie ses mémoires, « Une vie en liberté », où il revient sur l’âge d’or du cinéma et sur son parcours de critique et d’homme de théâtre, offrant un témoignage de première main sur plusieurs décennies de vie culturelle (Source : Causeur, 2016).

Travaux au cinéma et collaborations

Michel Mourlet apparaît ponctuellement comme acteur au cinéma au début des années 1960, en général dans de petits rôles non crédités (Source : IMDb, 2025). Il figure ainsi dans « À bout de souffle » de Jean-Luc Godard, tourné en 1959 et sorti en 1960, où il apparaît comme spectateur dans une salle de cinéma, au moment même où son manifeste « Sur un art ignoré » est publié dans les Cahiers du cinéma (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2025). Il est également présent en tant que consommateur dans « Le Signe du lion » d’Éric Rohmer (1962) et comme figurant dans « Vu du pont » de Sidney Lumet, sorti la même année (Source : IMDb, 2025). En 2004, il signe le scénario et les dialogues du film « L’Ordre vert », réalisé par Corinne Garfin, adaptation de sa pièce radiophonique « La Méditation au jardin » et sélectionné notamment par le FIPA et le Festival international de la fiction documentaire (FIDOC) (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2025). Sa participation à des émissions comme « Cinématon », où il apparaît en tant que critique de cinéma et écrivain, prolonge par ailleurs son dialogue avec l’image filmée et avec l’histoire de la cinéphilie (Source : IMDb, 2025).

Réception, engagements intellectuels et activité récente

Au fil du temps, les positions de Michel Mourlet sur la mise en scène et sur le rôle du cinéma dans la culture ont suscité débats et relectures, nourrissant une controverse durable autour du mac-mahonisme (Source : Causeur, 2016). Il est régulièrement interrogé sur son manifeste et sur sa définition du cinéma comme « regard qui se substitue au nôtre pour nous donner un monde accordé à nos désirs », formule qu’il commente dans divers entretiens publiés, notamment dans la Revue des Deux Mondes (Source : Revue des Deux Mondes, 2021). À partir de 1972, il rejoint le comité de patronage de la revue Nouvelle École, où il contribue à des réflexions sur la culture européenne et les arts visuels (Source : Wikipédia, 2007). Il fonde également en 1993 l’Association des amis d’André Fraigneau, manifestant un intérêt constant pour la transmission de certaines figures littéraires et pour la mise en valeur d’héritages esthétiques précis (Source : Wikipédia, 2007). Plus récemment, il participe à des entretiens filmés et à des émissions en ligne, comme « Michel Mourlet feat Justine Alleron » ou des documentaires consacrés aux « rebelles du Mac Mahon », qui reviennent sur l’histoire et la postérité de ce courant critique (Source : Wikipédia, 2007).

Films et séries avec Michel Mourlet

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

À bout de souffle (1960) - Affiche
7.5 / 10
À bout de souffle
Audience in the Movie Theater (non crédité)
Le Signe du Lion (1962) - Affiche
7.1 / 10
Le Signe du Lion
Un Consommateur (non crédité)

Rôles de Michel Mourlet

Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.

Galerie photos de Michel Mourlet

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Le Signe du Lion (1962) - Affiche
Un Consommateur (non crédité)
1962
À bout de souffle (1960) - Affiche
Audience in the Movie Theater (non crédité)
1960

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

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1930–2022
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