François Kraus: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de François Kraus en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
51
œuvres recensées
49 films · 2 séries
- Première année recensée
- 2000
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
François Kraus est un producteur de cinéma français formé à la Fémis, dont il est diplômé de la section production en 1996 (Source : La Fémis, s.d.). Dès le milieu des années 1990, il s’oriente vers la production indépendante et crée la société Les Films du Kiosque en 1995, avant même la fin de son cursus, qu’il continue ensuite à diriger (Source : Cinemapassion, 2024). Cette structure devient rapidement le cadre principal de son activité professionnelle, avec une ligne éditoriale centrée sur le cinéma d’auteur français et européen (Source : Africultures, s.d.). En parallèle de cette implantation dans le paysage de la production, il participe au réseau des jeunes producteurs en étant lauréat de la Bourse Jeune Producteur de la Fondation Hachette Lagardère, ce qui consolide la visibilité de sa société (Source : TV-Programme, 2023). Au fil de ces premières années, son activité se concentre essentiellement sur le court métrage et les premiers longs métrages, qui posent les bases de collaborations durables avec plusieurs cinéastes (Source : AlloCiné, 2006).
Création et développement des Films du Kiosque
Les Films du Kiosque, fondés par François Kraus en 1995, s’imposent progressivement comme une structure de production régulière du cinéma français, tant sur le terrain des premiers films que sur celui d’œuvres d’auteurs déjà installés (Source : Cinemapassion, 2024). Deux ans après la création, il est rejoint par Denis Pineau-Valencienne, qui codirige la société et contribue à consolider son ancrage dans l’industrie (Source : Africultures, s.d.). La société accompagne un grand nombre de courts métrages, puis développe une activité soutenue de longs métrages de fiction, jusqu’à cumuler plusieurs dizaines de productions en une vingtaine d’années, dont 32 courts métrages, 16 longs métrages et un téléfilm crédités dans sa filmographie de producteur (Source : Cinemapassion, 2024). En parallèle, Les Films du Kiosque s’ouvrent progressivement à des coproductions internationales et à des projets destinés à la télévision ou aux plateformes, tout en conservant un ancrage fort dans le cinéma d’auteur français (Source : AlloCiné, 2006). Cette continuité d’activité contribue à inscrire la société parmi les structures récurrentes des sélections de festivals et de la production hexagonale contemporaine (Source : Unifrance, s.d.).
Premiers longs métrages et ancrage dans le cinéma d’auteur
Au tournant des années 2000, François Kraus produit plusieurs longs métrages qui marquent ses débuts visibles dans le paysage national, parmi lesquels « Oui, mais… » de Yves Lavandier, sorti en 2000, comédie dramatique autour de la thérapie adolescente (Source : AlloCiné, 2006). Cette période voit aussi la production de « Une affaire qui roule » de Éric Veniard (2001) et « Mon meilleur amour » de Olivier Péray (2001), qui s’inscrivent dans une veine de comédies et de récits intimistes (Source : AlloCiné, 2006). Quelques années plus tard, il accompagne « Le Rôle de sa vie » de François Favrat (2004), centré sur la relation entre une actrice et son assistante, puis « Pardonnez-moi » de Maïwenn (2006), qui mêle fiction et mise en scène autobiographique (Source : AlloCiné, 2006). En 2007, il produit « L’Ennemi intime » de Florent-Emilio Siri, film de guerre situé pendant le conflit algérien, qui confirme l’orientation de sa société vers des projets plus ambitieux en termes de budget et de sujet (Source : AlloCiné, 2006). Cette même année, « Le Bal des actrices » de Maïwenn témoigne de la continuité de sa collaboration avec la réalisatrice sur un cinéma qui interroge la profession et ses représentations (Source : AlloCiné, 2006).
Collaborations récurrentes et diversité des genres
Au fil des années 2010, François Kraus s’illustre par une production couvrant un spectre large de genres, de la comédie populaire au drame social, en passant par des récits intimistes et des films de guerre (Source : AlloCiné, 2006). Il poursuit sa collaboration avec des cinéastes comme Maïwenn, mais accompagne aussi des réalisateurs et réalisatrices tels que Marion Vernoux avec « Les Beaux Jours » (2013), chronique d’une retraitée en quête de nouveau souffle, ou Abd Al Malik avec « Qu’Allah bénisse la France » (2014), adaptation de son récit autobiographique (Source : AlloCiné, 2006; La Fémis, s.d.). Cette même période voit la production de « Papa Lumière » de Ada Loueilh (2013), qui traite de la relation père-fille dans un contexte de rapatriement, ou encore de « La Sainte Victoire » de François Favrat (2009), film politique autour de la corruption locale (Source : AlloCiné, 2006). En parallèle, Kraus s’engage sur des projets plus légers comme « Low Cost » de Maurice Barthélemy (2010) ou « Une folle envie » de Bernard Jeanjean (2010), ce qui illustre la coexistence, au sein des Films du Kiosque, de propositions grand public et de films d’auteur plus exigeants (Source : AlloCiné, 2006). Cette diversité de registre s’étend également au travail sur des premiers films, renforçant la place de la société comme tremplin pour de nouvelles signatures (Source : Unifrance, s.d.).
Films marquants des années 2010
Les années 2010 constituent une période de forte visibilité pour le travail de François Kraus, avec plusieurs œuvres remarquées en festivals et dans le débat public (Source : IMDb, 2025). En 2014, il produit « La Tête haute » d’Emmanuelle Bercot, chronique judiciaire centrée sur le parcours d’un adolescent suivi par la justice, film qui ouvre le Festival de Cannes 2015 et bénéficie d’une large exposition médiatique (Source : AlloCiné, 2006; Festival de Cannes, 2015). La même année, il accompagne « Et ta sœur » de Marion Vernoux et « Boomerang » de François Favrat, confirmant la place de sa société auprès de cinéastes déjà établis (Source : AlloCiné, 2006). En 2016, il produit « Five » de Igor Gotesman, comédie générationnelle, ainsi que « Monsieur & Madame Adelman » de Nicolas Bedos, récit de couple traversant plusieurs décennies (Source : AlloCiné, 2006). L’année 2018 marque un tournant avec « Les Chatouilles » d’Andréa Bescond et Éric Métayer, adaptation du spectacle autobiographique de la réalisatrice sur les violences sexuelles subies dans l’enfance, film présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard et plusieurs fois primé (Source : IMDb, 2025; AlloCiné, 2006). En 2019, « La Belle Époque » de Nicolas Bedos, comédie dramatique autour d’un dispositif permettant de rejouer un moment du passé, confirme cette visibilité en rencontrant un écho critique et public significatif (Source : IMDb, 2025; AlloCiné, 2006).
Engagement dans le cinéma contemporain et drames sociaux
Au-delà des comédies et récits intimistes, François Kraus développe une ligne de production attentive aux enjeux sociaux et aux personnages en prise avec des contextes institutionnels ou familiaux complexes (Source : AlloCiné, 2006). « La Tête haute » illustre cette orientation à travers le suivi d’un jeune délinquant par une juge des enfants, croisant trajectoires individuelles et politiques publiques de la jeunesse (Source : Festival de Cannes, 2015). « Les Chatouilles » s’inscrit également dans cette veine, en abordant frontalement la question des violences sexuelles et de leurs conséquences sur le long terme, à partir d’un dispositif narratif alternant présent et souvenirs (Source : AlloCiné, 2006). Plus récemment, « De son vivant » d’Emmanuelle Bercot, produit en 2020, met en scène la trajectoire d’un homme atteint d’un cancer incurable et la relation avec sa mère, portée notamment par Benoît Magimel et Catherine Deneuve (Source : Road to Cinema, 2023; AlloCiné, 2006). Ce film, coproduit par Les Films du Kiosque, s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre Kraus et la réalisatrice sur des récits ancrés dans le réel et les institutions médicales ou judiciaires (Source : Road to Cinema, 2023). Dans cette perspective, sa filmographie fait apparaître une attention régulière aux thématiques de la justice, de la maladie, de la famille et de la mémoire, traitées à travers des dispositifs de mise en scène variés (Source : IMDb, 2025).
Ouverture aux séries et à la production télévisuelle
À partir de la fin des années 2010, l’activité de François Kraus s’étend au-delà du long métrage de cinéma pour intégrer davantage les formats sériels et les productions pour la télévision ou les plateformes (Source : AlloCiné, 2006). Il est notamment crédité en tant que producteur sur la série « Family Business », dont les saisons 1 (2019), 2 (2020) et 3 (2021) accompagnent la diversification des contenus des Films du Kiosque vers les plateformes de streaming (Source : AlloCiné, 2006). La série « Drôle », diffusée en 2022, s’inscrit également dans cette ouverture, en explorant l’univers du stand-up parisien à travers une production mêlant comédie et chronique sociale (Source : AlloCiné, 2006). En parallèle, il intervient sur « Paris etc. » (2017), série chorale qui suit plusieurs femmes à Paris, prolongeant au format télévisuel certaines thématiques déjà présentes dans sa production de longs métrages (Source : AlloCiné, 2006). Ces engagements sériels montrent la capacité de la société à adapter ses modes de production aux évolutions du marché et aux nouveaux diffuseurs, tout en conservant une attention aux auteurs et autrices à l’origine des projets (Source : Unifrance, s.d.).
Œuvres récentes et continuité de carrière
Au début des années 2020, François Kraus poursuit une activité soutenue avec plusieurs films sortis en salles, qui prolongent les axes développés au cours de la décennie précédente (Source : AlloCiné, 2006). En 2020, il produit « La Bonne épouse » de Martin Provost, chronique située dans une école ménagère en France à la veille de Mai 68, et « Kung-Fu Zohra » de Mabrouk El Mechri, qui mêle drame conjugal et film d’arts martiaux (Source : AlloCiné, 2006). La même année voit également la sortie de « De son vivant » d’Emmanuelle Bercot, confirmant la continuité de cette collaboration (Source : AlloCiné, 2006; Road to Cinema, 2023). En 2022, il produit « Les Femmes du square » de Julien Rambaldi, comédie sociale autour des nounous africaines à Paris, ainsi que « Un hiver en été » (Source : AlloCiné, 2006). L’année 2023 marque la sortie de « Bonnard, Pierre et Marthe » de Martin Provost, biopic consacré au peintre Pierre Bonnard et à sa compagne Marthe, et de « La Petite » de Guillaume Nicloux, qui s’inscrivent dans une veine de récits historiques et contemporains portés par des cinéastes confirmés (Source : AlloCiné, 2006). En 2024, il est crédité sur des projets tels que « Les Boules de Noël », « Dans la peau de Blanche Houellebecq » et « Sarah Bernhardt, La Divine », témoignant de la poursuite d’une filmographie dense et diversifiée (Source : AlloCiné, 2006).
Filmographie sélective
- « Oui, mais… » de Yves Lavandier, producteur, 2000 (Source : AlloCiné, 2006).
- « Le Rôle de sa vie » de François Favrat, producteur, 2004 (Source : AlloCiné, 2006).
- « Pardonnez-moi » de Maïwenn, producteur, 2006 (Source : AlloCiné, 2006).
- « L’Ennemi intime » de Florent-Emilio Siri, producteur, 2007 (Source : IMDb, 2025; AlloCiné, 2006).
- « La Sainte Victoire » de François Favrat, producteur, 2009 (Source : AlloCiné, 2006).
- « Les Beaux Jours » de Marion Vernoux, producteur, 2013 (Source : La Fémis, s.d.; AlloCiné, 2006).
- « Qu’Allah bénisse la France » de Abd Al Malik, producteur, 2014 (Source : La Fémis, s.d.; AlloCiné, 2006).
- « La Tête haute » de Emmanuelle Bercot, producteur, 2014 (Source : AlloCiné, 2006; Festival de Cannes, 2015).
- « Monsieur & Madame Adelman » de Nicolas Bedos, producteur, 2016 (Source : AlloCiné, 2006).
- « Five » de Igor Gotesman, producteur, 2016 (Source : AlloCiné, 2006).
- « Les Chatouilles » de Andréa Bescond et Éric Métayer, producteur, 2018 (Source : IMDb, 2025; AlloCiné, 2006).
- « La Belle Époque » de Nicolas Bedos, producteur, 2019 (Source : IMDb, 2025; AlloCiné, 2006).
- « De son vivant » de Emmanuelle Bercot, producteur, 2020 (Source : AlloCiné, 2006; Road to Cinema, 2023).
- « La Bonne épouse » de Martin Provost, producteur délégué, 2020 (Source : AlloCiné, 2006).
- « Les Femmes du square » de Julien Rambaldi, producteur, 2022 (Source : AlloCiné, 2006).
- « Bonnard, Pierre et Marthe » de Martin Provost, producteur, 2023 (Source : AlloCiné, 2006).
- « La Petite » de Guillaume Nicloux, producteur, 2023 (Source : AlloCiné, 2006).
Distinctions et reconnaissance professionnelle
La filmographie de François Kraus s’accompagne de plusieurs distinctions et sélections en festivals, qui contribuent à sa reconnaissance dans le champ de la production (Source : IMDb, 2025). Sur les pages professionnelles qui lui sont consacrées, deux récompenses et cinq nominations sont recensées, notamment en lien avec ses productions « La Belle Époque », « Les Chatouilles » et « La Tête haute », régulièrement citées comme ses œuvres les plus marquantes (Source : IMDb, 2025). « La Tête haute » bénéficie d’une exposition particulière en ouvrant le Festival de Cannes 2015, événement qui ancre durablement son nom et celui des Films du Kiosque dans le circuit des grands festivals internationaux (Source : Festival de Cannes, 2015). « Les Chatouilles », présenté dans la sélection Un Certain Regard, reçoit plusieurs prix en France, confirmant l’importance de cette production dans le traitement cinématographique des violences sexuelles (Source : IMDb, 2025). Parallèlement, « La Belle Époque » connaît un parcours remarqué, avec des nominations et récompenses dans les principales cérémonies françaises, ce qui renforce la visibilité du travail de Kraus dans la production de comédies dramatiques à large diffusion (Source : IMDb, 2025).
Films et séries produits par François Kraus
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