Otello Colangeli: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Otello Colangeli en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
159
œuvres recensées
156 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1939
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1938, Otello Colangeli signe le montage de La sposa dei Re, de Duilio Coletti. Né à Rome le 20 décembre 1912, il travaille alors dans un métier où la coupe, le raccord et le rythme comptent davantage que la présence à l’image. Mort dans la même ville le 6 janvier 1998, il laisse une filmographie de monteur qui traverse plusieurs décennies du cinéma italien.
Les premières années du montage italien
Dès 1939, il travaille sur Tre fratelli in gamba d’Alberto Salvi. En 1942, La fortuna viene dal cielo d’Ákos Ráthonyi élargit encore cette présence régulière au générique. Le début des années 1940 le voit passer d’un film à l’autre, avec Vietato ai minorenni de Mario Massa en 1944.
Après la guerre, il revient sur plusieurs productions en 1949 avec Follie per l'opera de Mario Costa et Vivere a sbafo de Giorgio Ferroni. Cette période installe un compagnonnage de travail avec des réalisateurs qui reviennent ensuite vers lui, Mario Costa en tête. Colangeli ne se contente pas d’accumuler les titres: il s’inscrit dans un tissu de productions populaires, souvent portées par des tournages rapides et des formats variés.
L’année 1951 prolonge cette cadence avec Trieste mia! de Mario Costa et Amo un assassino de Baccio Bandini. En 1952, il signe Solo per te Lucia de Franco Rossi, L'Injuste Condamnation de Giuseppe Masini et Primo premio: Mariarosa de Sergio Grieco. Cette même année, les collaborations se multiplient sur des films de ton et de facture différents.
Mario Costa, Alberto De Martino et les fidélités de studio
En 1953, Colangeli retrouve Mario Costa avec Perdonami! puis Ti ho sempre amato!. Il intervient aussi sur La Charge infernale de Ladislao Vajda et La passeggiata de Renato Rascel. Le montage se déplace ici d’un film à l’autre sans rupture visible, au sein d’un système de production où la rapidité d’exécution et l’efficacité du récit priment.
Quelques années plus tard, Le belle dell'aria de Mario Costa et Eduardo Manzanos Brochero, en 1957, confirme cette régularité. Via col... paravento en 1958, puis I Reali di Francia en 1959, prolongent la même relation professionnelle avec Mario Costa. L’année 1960 apporte encore Vacanze in Argentina de Guido Leoni, tandis que L'Agent d’Yves Allégret ouvre une autre voie dans une production au cadre plus international.
Au début des années 1960, il monte Les Mongols de Mario Costa en 1961, puis La notte dell'innominato de Luigi Latini De Marchi, Ultimatum alla vita de Renato Polselli et Vulcain, fils de Jupiter d’Emimmo Salvi en 1962. L’année suivante, Le verdi bandiere di Allah réunit Giacomo Gentilomo et Guido Zurli, tandis que Le Manoir de la terreur et Les Sept Invincibles placent Alberto De Martino au centre de son agenda.
L’ancrage dans le cinéma de genre
L’année 1964 marque un passage dense avec Boulevard du vice de Giuseppe Lipartiti, Il mostro dell'opera de Renato Polselli, El Kebir, fils de Cléopâtre de Ferdinando Baldi, La rivolta dei sette d’Alberto De Martino et L'ultima carica de Leopoldo Savona. Cette concentration dit assez la place qu’il occupe dans un cinéma de séries, d’aventures et de récits à forte contrainte de montage.
En 1966, La planète errante prolonge cette séquence. L’année suivante, La Gloire des canailles et Clint el solitario confirment une activité soutenue autour de films de genre. En 1968, Le Justicier du Sud ajoute un nouveau titre à cette période, sans rompre avec les réalisateurs déjà croisés.
L’entrée dans les années 1970 ne change pas cette logique de travail. En 1970, L'inafferrabile invincibile Mr. Invisibile apparaît dans sa liste. L’année suivante, il monte Léonard de Vinci et Une Nuit mouvementée. Puis viennent L'Île au trésor et Byleth - Les démons sexuels en 1972, avant La verità secondo Satana, L'assassino... è al telefono et La morte scende leggera la même période.
Des années 1970 à Demonia
En 1973, Il consigliori le retrouve chez Alberto De Martino. L’année suivante, Ti darò un posto all'inferno de Paolo Bianchini s’ajoute à une série déjà longue. Puis Calore in provincia de Roberto Bianchi Montero en 1975, Campagnola bella de Mario Siciliano en 1976 et Sette ragazze di classe de Pedro Lazaga en 1979 prolongent une présence qui ne se limite pas à une seule famille de films.
Au début des années 1980, il monte Verdi en 1982. Le titre occupe une place particulière dans sa liste parce qu’il se distingue des films de genre qui dominent une partie de son activité. Avec Rito d'amore d’Aldo Lado en 1989, il retrouve encore une production tardive avant Demonia de Lucio Fulci en 1990.
L’ensemble dessine une pratique du montage étendue sur plus d’un demi-siècle, depuis La sposa dei Re jusqu’à Demonia. Colangeli travaille avec Duilio Coletti, Mario Costa, Alberto De Martino, Renato Polselli, Mario Siciliano ou Lucio Fulci, et laisse derrière lui plus de 200 productions. Le nom change peu de place au générique, mais les films traversent des registres et des formats très différents.
Filmographie sélective
- 1938: La sposa dei Re de Duilio Coletti
- 1949: Follie per l'opera de Mario Costa
- 1951: Trieste mia! de Mario Costa
- 1958: Amore a prima vista de Franco Rossi
- 1960: L'Agent d’Yves Allégret
- 1961: Les Mongols de Mario Costa
- 1964: Boulevard du vice de Giuseppe Lipartiti
- 1966: La planète errante
- 1967: La Gloire des canailles
- 1971: Léonard de Vinci et Une Nuit mouvementée
- 1972: L'Île au trésor et Byleth - Les démons sexuels
- 1982: Verdi
- 1990: Demonia
Filmographie de Otello Colangeli
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Filmographie détaillée
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