Maurice Elvey: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Maurice Elvey en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
154
œuvres recensées
154 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1957
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, Maurice Elvey passe de la scène au cinéma avec The Great Gold Robbery. Né à Stockton-on-Tees le 11 novembre 1887, il signe sous ce nom une activité qui le conduit jusqu’à The Third Visitor, sorti en 1951. Mort à Brighton le 28 août 1967, il laisse derrière lui près de 200 films tournés entre 1913 et 1957.
Du théâtre aux premières mises en scène
William Seward Folkard commence sa vie professionnelle comme acteur à 17 ans. Il accède vite à la mise en scène et à la production de pièces de théâtre, puis fonde sa propre troupe avant de passer au cinéma.
Le geste fondateur se produit en 1913 avec The Great Gold Robbery. Cette entrée dans le cinéma s’accompagne d’un rythme de travail soutenu, puisque le muet lui permet parfois de tourner jusqu’à 20 films par an. La formule n’a rien d’une carrière installée d’emblée; elle dit plutôt une pratique continue, nourrie par le théâtre, la production et une habitude du plateau acquise très tôt.
Dès cette période, il dirige une série de titres qui vont de Maria Marten, or the Mystery of the Red Barn à Her Luck in London. À travers eux se dessine un travail de fabrication rapide, porté par des sujets populaires et des formats variés.
Les années du muet et les adaptations
En 1914 et 1915, Maurice Elvey signe The Suicide Club, Love in a Wood, puis Florence Nightingale. Ces films indiquent un goût marqué pour les adaptations littéraires et les portraits de personnages historiques, avec une circulation constante entre comédie, drame et récit d’époque.
Il tourne aussi Midshipman Easy, Honeymoon for Three, Vice Versa et The Princess of Happy Chance. Ce voisinage de titres montre un réalisateur qui travaille sans cloisonnement, passant d’une tonalité à l’autre sans s’arrêter sur un seul type de sujet.
La même période le voit revenir vers des figures publiques avec Nelson et The Life Story of David Lloyd George. Ce dernier film est cité comme ayant été empêché à sa sortie pour des raisons politiques en 1918, avant d’être redécouvert bien plus tard et projeté à Cardiff en 1996. Le cas compte dans son œuvre par l’ampleur du projet et par la place prise par la politique dans sa destinée.
Sherlock Holmes et les grands récits populaires
En 1921, Elvey dirige un long métrage et 16 courts autour de Sherlock Holmes, avec Eille Norwood dans le rôle du détective. Parmi eux figure The Hound of the Baskervilles, qui occupe une place particulière dans cette série.
La même année, il réalise A Gentleman of France et The Dying Detective. Il signe ensuite Man and His Kingdom en 1922, puis The Rocks of Valpre en 1919 et Hindle Wakes en 1927. Ces titres appartiennent à des registres différents, mais ils gardent une constante: l’attrait pour les récits identifiables, les adaptations et les histoires construites autour de figures déjà présentes dans la culture imprimée ou théâtrale.
Dans cette zone de son activité, Elvey travaille avec des acteurs tels que Leslie Howard, Gracie Fields, Claude Rains, Alastair Sim, Leslie Banks et Fay Wray. Le nom de ces interprètes dit quelque chose de l’espace de travail qu’il occupe: un cinéma de studio, structuré par des collaborations régulières et par des rôles déjà lisibles pour le public.
Des années 1930 aux derniers films
Dans les années 1930, Maurice Elvey réalise Diamond Cut Diamond, The Tunnel et Heat Wave en 1935. Ces titres se situent dans une période où son activité reste soutenue, avec des genres qui changent sans rupture visible et une attention constante aux récits accessibles.
Il est aussi associé à Hindle Wakes comme producteur en 1927. Cette double fonction sur un même titre montre une manière de travailler qui ne se limite pas à la mise en scène. Elle engage aussi une présence dans l’organisation des films, sans quitter pour autant le terrain du réalisateur.
La décennie suivante le retrouve avec The Third Visitor en 1951. Entre le muet et l’après-guerre, son nom reste attaché à une production abondante qui couvre près d’un demi-siècle. Il continue de traverser des formes populaires, sans se fixer dans un seul type de récit ni dans une seule période du cinéma britannique.
Une présence durable dans le cinéma britannique
Maurice Elvey meurt à Brighton le 28 août 1967, à 79 ans. Sa filmographie couvre une suite de titres qui vont des premiers essais de 1913 aux œuvres du début des années 1950, avec une cadence qui a rarement laissé de répit.
Le nom de William Seward Folkard reste lié à une pratique professionnelle qui a traversé le théâtre, la production, l’écriture et la réalisation. Son activité sur Hindle Wakes, sur la série Sherlock Holmes ou sur The Life Story of David Lloyd George donne la mesure d’un cinéaste qui a travaillé sur des objets très différents, du récit populaire au portrait historique.
Le cinéma qu’il a servi se lit dans cette abondance même: un artisanat de studio, une vitesse de fabrication et une fidélité aux formes narratives de son temps. Son œuvre accompagne une grande part de l’histoire du cinéma britannique, depuis le muet jusqu’aux premières années d’après-guerre.
Films et séries réalisés par Maurice Elvey
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



































