Éric Neveux: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Éric Neveux en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
84
œuvres recensées
80 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1997
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Éric Neveux est un compositeur français né en 1972 à Saint-Quentin, dans l’Aisne, où il découvre très tôt la pratique musicale et s’oriente vers la composition. (Source : BOriginal, 2014) Au cours des années 1990, il s’inscrit dans le mouvement électronique britannique et français sous le pseudonyme de Mr Neveux, publiant plusieurs albums downtempo et ambient. (Source : BOriginal, 2014) Parallèlement, il cofonde le label indépendant Microbe Records, actif entre la France et le Royaume-Uni, qui lui permet d’expérimenter différentes esthétiques sonores et de travailler avec la scène électronique émergente. (Source : BOriginal, 2014) Fasciné par la scène de Bristol, il signe notamment l’album « TUBA » sur le label Cup of Tea Records, consolidant ainsi un positionnement d’auteur dans le champ des musiques électroniques avant de se tourner vers l’image. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
La rencontre entre cette pratique de studio et le cinéma intervient l’année de ses 25 ans, lorsqu’il est sollicité pour composer une première bande originale. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Ses expériences dans le champ des musiques électroniques nourrissent déjà un goût pour les textures, les boucles et les motifs répétitifs, qui seront progressivement réinvestis dans la musique de film. (Source : BOriginal, 2014) En parallèle de ses premiers travaux pour l’image, il poursuit ses activités de producteur au sein du label Microbe Records, maintenant un lien avec les scènes indépendantes. (Source : BOriginal, 2014) Cette période de transition pose les bases d’une approche de la composition orientée vers l’exploration des timbres et l’articulation entre électronique et instruments acoustiques. (Source : Regard Sacem, 2023)
Débuts au cinéma et collaboration avec François Ozon
Éric Neveux débute dans la musique à l’image en 1996 avec la bande originale de « Regarde la mer », un moyen métrage réalisé par François Ozon. (Source : BOriginal, 2014) Le cinéaste lui confie ensuite la musique de son premier long métrage, « Sitcom », sorti en 1998, confirmant ainsi l’ancrage du compositeur dans le cinéma d’auteur français. (Source : BOriginal, 2014) Ces deux projets marquent l’entrée d’Éric Neveux dans le paysage de la musique de film, à un moment où Ozon s’impose progressivement comme l’une des figures de la nouvelle génération issue de la FEMIS. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il y développe une écriture qui associe motifs mélodiques récurrents, textures électroniques et orchestrations plus classiques, au service d’un cinéma souvent ironique ou grinçant. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
À la fin des années 1990, cette collaboration inaugure un parcours largement tourné vers le cinéma indépendant européen. (Source : Regard Sacem, 2023) Elle installe aussi un mode de travail fondé sur la proximité avec les réalisateurs et une attention particulière aux enjeux narratifs de chaque film. (Source : Regard Sacem, 2023) En parallèle, le compositeur poursuit des projets personnels et reste identifié dans le milieu musical sous son alias Mr Neveux, ce qui contribue à nourrir la singularité de son langage pour l’image. (Source : BOriginal, 2014) Ce premier ancrage dans le cinéma d’auteur constitue un socle sur lequel il construira ensuite une filmographie diversifiée, couvrant drames intimistes, comédies et films de genre. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.)
Travaux avec Patrice Chéreau et le cinéma d’auteur européen
La rencontre avec Patrice Chéreau constitue une étape déterminante dans le parcours d’Éric Neveux. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il compose la musique du film « Ceux qui m’aiment prendront le train », présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 1998, et inscrit ainsi son travail dans le cadre des grandes manifestations internationales. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Quelques années plus tard, il signe la partition d’« Intimité », long métrage de Chéreau récompensé par l’Ours d’or au Festival de Berlin en 2001, ce qui renforce la visibilité internationale du compositeur. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il retrouve le cinéaste sur « Persécution », présenté à la Mostra de Venise en 2009, prolongeant une collaboration au long cours autour de récits psychologiques et de personnages en crise. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
Au contact de Chéreau, Éric Neveux approfondit une approche de la musique de film comme prolongement de la dramaturgie, attentive aux silences, aux transitions et aux tensions internes des scènes. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Cette relation professionnelle se prolonge également au théâtre, où le compositeur accompagne plusieurs mises en scène du réalisateur, transposant ses méthodes de travail à d’autres formes scéniques. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Par ailleurs, il collabore avec d’autres cinéastes européens sur des films comme « Carnages » de Delphine Gleize (2001), qui confirme son inscription dans un cinéma d’auteur souvent porté par des enjeux sociaux ou intimes. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.) Ces expériences contribuent à installer Éric Neveux comme un interlocuteur régulier de réalisateurs exigeants, privilégiant une écriture musicale en étroite relation avec la mise en scène. (Source : Regard Sacem, 2023)
Filmographie marquante au cinéma
La filmographie d’Éric Neveux couvre un large spectre de genres, du drame à la comédie en passant par le documentaire. (Source : Unifrance, s.d.) Il compose notamment pour la « Trilogie américaine » de Rachid Bouchareb, dont « La Voie de l’ennemi » (2014), ainsi que pour des films comme « La Vie domestique » (2013) d’Isabelle Czajka ou « La Tête haute » (2015) d’Emmanuelle Bercot, film d’ouverture du Festival de Cannes 2015. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il signe également la musique de « De son vivant » (2021), nouveau long métrage d’Emmanuelle Bercot présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2021, prolongeant une collaboration entamée plusieurs années auparavant. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Dans le registre du cinéma international, il travaille avec Ziad Doueiri sur « L’Attentat » (2012), puis sur « L’Insulte » (2017), ce dernier étant nommé à l’Oscar du meilleur film étranger en 2018. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
Son travail se déploie aussi dans des films grand public tels que « Les Vacances du Petit Nicolas » (2014) de Laurent Tirard ou « Poly ?? (2019) de Nicolas Vanier, qui lui offrent un cadre plus familial et populaire. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il compose la bande originale du documentaire « Il était une forêt » (2012) de Luc Jacquet, production ambitieuse qui témoigne de son intérêt pour le genre documentaire. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il intervient enfin sur des comédies comme « Pattaya » (2016), « Les Kaïra » (2012) ou « Mince alors ! » (2012), confirmant une capacité à adapter son écriture à des registres plus légers. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.) Ce parcours mêlant films d’auteur, œuvres internationales et productions familiales compose une filmographie dense et variée, qui dépasse les soixante-cinq longs métrages. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Sitcom » de François Ozon (1998), composition originale. (Source : BOriginal, 2014)
- « Ceux qui m’aiment prendront le train » de Patrice Chéreau (1998), composition originale. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Intimité » de Patrice Chéreau (2001), Ours d’or à Berlin. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « L’Attentat » de Ziad Doueiri (2012), composition originale. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « L’Insulte » de Ziad Doueiri (2017), nommé aux Oscars. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « La Tête haute » d’Emmanuelle Bercot (2015), film d’ouverture à Cannes. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « De son vivant » d’Emmanuelle Bercot (2021), sélection officielle à Cannes. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Poly » de Nicolas Vanier (2019), film familial. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Il était une forêt » de Luc Jacquet (2012), documentaire cinéma. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
Animation, télévision et séries
Le cinéma d’animation constitue pour Éric Neveux un terrain d’expérimentation important. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il compose la musique de « Zombillénium » d’Arthur de Pins et Alexis Ducord, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2017 et au Festival international du film d’animation d’Annecy, ce qui ancre sa signature dans ce secteur. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il travaille aussi sur « Le Voyage de Ricky » (2017), puis sur les deux volets de la franchise rebaptisée « Richard the Stork » (2016 et 2022), ainsi que sur « Samsam » de Tanguy de Kermel (2020). (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Ces projets lui permettent de développer une écriture plus ludique, articulant thèmes mémorables et textures orchestrales adaptées à un jeune public. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
À la télévision, Éric Neveux s’illustre sur plusieurs séries et téléfilms. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.) Il signe la musique de la série « Borgia » créée par Tom Fontana pour Canal+, ainsi que celle des sept saisons d’« Un Village français », chronique de la France sous l’Occupation devenue une référence de la fiction historique télévisuelle. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il compose la bande originale de « Dérapages » (2020), série créée par Ziad Doueiri pour Arte et diffusée également sur Netflix, et celle de « Cœurs noirs », série produite pour Amazon Prime Video, devenue la série la plus regardée de la plateforme en France avant une diffusion sur France 2 fin 2023. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il travaille aussi sur « Sentinelles », dont la bande originale est associée à une série récompensée comme meilleure série au American French Film Festival de Los Angeles en 2022, ainsi que sur la déclinaison « Sentinelles – Mali » et des projets liés à l’Ukraine. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Un Village français » (2009–2017), composition pour l’ensemble des saisons. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.)
- « Borgia » pour Canal+, composition musicale. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Dérapages » (2020), série créée par Ziad Doueiri pour Arte et Netflix. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Cœurs noirs », série produite pour Amazon Prime Video et diffusée ensuite sur France 2. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Sentinelles » (Mali, Ukraine), série primée au American French Film Festival 2022. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Zombillénium » (2017), film d’animation sélectionné à Cannes et Annecy. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
- « Samsam » (2020), long métrage animé de Tanguy de Kermel. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.)
Collaborations, distinctions et engagements professionnels
Tout au long de sa carrière, Éric Neveux entretient des collaborations suivies avec plusieurs réalisateurs et réalisatrices. (Source : Regard Sacem, 2023) Il travaille de manière récurrente avec Patrice Chéreau au cinéma et au théâtre, avec François Ozon à ses débuts, puis avec Emmanuelle Bercot, Rachid Bouchareb et Ziad Doueiri sur de nombreux projets. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Cette fidélité à certains cinéastes coexiste avec des incursions régulières dans la comédie populaire et le documentaire, ce qui élargit son réseau de collaborations aux auteurs comme Luc Jacquet, Nicolas Vanier ou Laurent Tirard. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Son apport à la scène électronique des années 1990, sous le nom de Mr Neveux et via Microbe Records, est également souligné par les institutions professionnelles qui le présentent comme un artisan aguerri de la musique de film. (Source : BOriginal, 2014)
Plusieurs œuvres auxquelles il contribue sont distinguées dans les grands festivals : « Intimité » obtient l’Ours d’or à Berlin en 2001, « L’Insulte » est nommé à l’Oscar du meilleur film étranger en 2018, tandis que « La Tête haute » ouvre le Festival de Cannes 2015 et « De son vivant » figure en sélection officielle à Cannes en 2021. (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Il participe également à des productions récompensées dans le champ des séries, comme « Sentinelles », distinguée au American French Film Festival de Los Angeles en 2022, ou des téléfilms primés au Festival de La Rochelle, tels qu’« Un homme abîmé » (2019) et « L’Enfant de personne » (2021). (Source : YouTube – présentation biographique, s.d.) Son activité est régulièrement mise en avant par des organismes professionnels comme la Sacem, qui le présente comme un compositeur passionné par le cinéma indépendant et fidèle compagnon de nombreux réalisateurs. (Source : Regard Sacem, 2023) Ces différents éléments dessinent le portrait d’un compositeur installé durablement dans le champ de la musique pour l’image, avec une présence affirmée au cinéma, à la télévision et dans l’animation. (Source : Unifrance, s.d.)
Filmographie de Éric Neveux
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Galerie photos de Éric Neveux
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