Keiko Awaji: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Keiko Awaji en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
146
œuvres recensées
143 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1949, Keiko Awaji apparaît dans « Chien enragé » d’Akira Kurosawa, sous le nom de Harumi Namiki. Née à Tokyo le 17 juillet 1933, elle prend part à l’écran japonais d’après-guerre avant de devenir l’un des visages associés à plusieurs films de Mikio Naruse, Masaki Kobayashi ou Yōji Yamada. Elle meurt à Tokyo le 11 janvier 2014, à 80 ans.
Tokyo, la danse et les studios
Après l’abandon de ses études secondaires, Keiko Awaji entre dans la troupe de danse Shochiku Kagekidan, dite SKD. Cette formation place la jeune interprète dans un cadre de scène avant ses premiers rôles au cinéma. Le passage aux studios intervient en 1949 avec « Chien enragé », film d’Akira Kurosawa où elle est créditée dans le rôle de Harumi Namiki.
Les années 1950 l’installent dans des productions très diverses. En 1953, elle apparaît dans « Le Cœur sincère » de Masaki Kobayashi, puis dans « La Tragédie du Japon » de Keisuke Kinoshita et « Les Aventures de Natsuko » de Noboru Nakamura. Ces titres la placent au contact de cinéastes importants du Japon de l’après-guerre, sans qu’un seul registre ne vienne enfermer son activité.
Les années 1950 et 1960 chez les grands cinéastes japonais
En 1954, Mark Robson la distribue dans « Les Ponts de Toko-Ri », où elle joue Kimiko. Le film reste l’un des titres les plus fréquemment retenus à son sujet. Deux ans plus tard, elle retrouve Masaki Kobayashi pour « La Rivière noire », où elle apparaît comme Okada's Wife sans mention au générique. L’année suivante, elle est encore au générique de plusieurs œuvres, dont « Quand une femme monte l’escalier » de Mikio Naruse et « Filles, épouses et une mère », du même réalisateur.
La collaboration avec Naruse se prolonge avec « Comme épouse et comme femme » en 1961, puis « La Place de la femme » et « L'Histoire de la femme » en 1962 et 1963. Dans la même période, elle passe aussi par « Histoire singulière à l’est du fleuve » de Shirō Toyoda et « Fantômes japonais » du même cinéaste en 1965. La présence de Keiko Awaji chez Naruse, Kobayashi ou Toyoda dessine une actrice régulièrement sollicitée par des metteurs en scène majeurs du cinéma japonais des années 1950 et 1960.
Le détour par Yōji Yamada
En 1987, Keiko Awaji rejoint la série « C’est dur d’être un homme » avec « C’est dur d’être un homme: En route pour Hokkaidō! ». L’année suivante, elle apparaît dans « Espoir et Douleur », puis dans « C’est dur d’être un homme: Détour par Vienne » en 1989. Yōji Yamada la retrouve donc sur plusieurs titres, dans une période où son nom circule à nouveau dans un ensemble de productions populaires au Japon.
Cette reprise de visibilité intervient après un long silence relatif. Le texte source précise qu’elle interrompt sa carrière durant une vingtaine d’années après son mariage en 1966 avec l’acteur Kinnosuke Nakamura. Le retour s’effectue par Yōji Yamada, avant d’autres apparitions au tournant du siècle, dont « Inugami » de Masato Harada en 2001.
Les dernières apparitions et la reconnaissance de 2005
Au début des années 2000, Keiko Awaji retrouve encore l’écran dans « ぷりてぃ・ウーマン » en 2003, où elle joue Aoi Morishita, puis dans « Veronika wa shinu koto ni shita » en 2005, dans le rôle de Beniko. Elle apparaît plus tard dans « Hard Romanticker » en 2011. Ces titres tardifs prolongent une présence active qui couvre plus d’un demi-siècle, du cinéma de 1949 aux productions du début des années 2010.
La même année 2005, elle reçoit le Prix Kinuyo Tanaka. Cette distinction vient s’ajouter à une filmographie de 160 films entre 1949 et 2004, donnée qui mesure l’ampleur d’une activité répartie sur des décennies. Keiko Awaji laisse derrière elle des rôles chez Kurosawa, Naruse, Kobayashi, Toyoda et Yamada, avec des présences notées aussi bien dans des drames que dans des séries populaires.
Filmographie sélective
- 1949: « Chien enragé » d’Akira Kurosawa, Harumi Namiki
- 1954: « Les Ponts de Toko-Ri » de Mark Robson, Kimiko
- 1957: « La Rivière noire » de Masaki Kobayashi, Okada's Wife
- 1960: « Quand une femme monte l’escalier » de Mikio Naruse, Yuri
- 1960: « Filles, épouses et une mère » de Mikio Naruse, Mie Sakanishi
- 1962: « Chûshingura »
- 1963: « Daidokoro taiheiki »
- 1988: « Espoir et Douleur »
- 2003: « ぷりてぃ・ウーマン », Aoi Morishita
- 2005: « Veronika wa shinu koto ni shita », Beniko
- 2011: « Hard Romanticker »
Films et séries avec Keiko Awaji
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