Albert Dupontel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Albert Dupontel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
59
œuvres recensées
57 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1988
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Albert Dupontel naît le 11 janvier 1964 à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, où il effectue sa scolarité avant de s’orienter vers des études de médecine, qu’il abandonne au profit d’une formation d’acteur au Cours Florent à Paris (Source : AlloCiné, biographie, 2024). Au début des années 1990, il se fait connaître comme humoriste de scène avec une série de one-man-shows construits autour d’un humour noir et de personnages marginaux, qu’il joue notamment au Théâtre Tristan-Bernard puis à l’Olympia (Source : Wikipédia, 2024). En 1992, il crée et interprète le spectacle « Sale spectacle 2 » à l’Olympia, ce qui l’installe durablement dans le paysage du stand-up français de l’époque (Source : Wikipédia, 2024). Parallèlement à ce travail sur scène, il commence à s’intéresser à l’écriture de scénarios et à la réalisation de courts métrages, cherchant à transposer au cinéma l’univers et les obsessions déjà présents dans ses spectacles (Source : Wikipédia, 2024). Cette période voit ainsi se structurer une trajectoire où le plateau de théâtre et la salle de cinéma se nourrissent mutuellement, l’artiste revendiquant dès ces années une priorité accordée au cinéma dans ses projets à long terme (Source : Wikipédia, 2024).
Passage à la réalisation et affirmation comme auteur
En 1992, Albert Dupontel signe le court métrage « Désiré », qui marque son passage officiel derrière la caméra après plusieurs années de scène (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Il réalise ensuite son premier long métrage, « Bernie », sorti en 1996, dont il assure également le rôle principal, confirmant une écriture centrée sur des personnages en marge et un ton volontiers caustique (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Le film est remarqué par la profession et vaut à son auteur une nomination au César de la meilleure première œuvre en 1997 (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). Trois ans plus tard, en 1999, il poursuit cette démarche d’auteur avec « Le Créateur », dont il écrit le scénario, signe la mise en scène et tient à nouveau le premier rôle, prolongeant son exploration de figures d’artistes fragilisés et obsédés par leur travail (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Au fil de ces projets, il s’impose progressivement comme un cinéaste identifié par un goût pour les univers singuliers, un montage rythmé et un mélange assumé de comédie noire et de tragique (Source : AlloCiné, biographie, 2024).
Consolidation au cinéma : acteur polyvalent
En parallèle de son activité de réalisateur, Albert Dupontel construit une carrière dense d’acteur de cinéma, multipliant les collaborations avec des cinéastes aux univers variés (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). En 1996, il apparaît dans « Un héros très discret » de Jacques Audiard, où il tient le rôle de Dionnet, ce qui lui vaut une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle en 1997 (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). À la fin des années 1990, il joue le docteur Bruno Sachs dans « La Maladie de Sachs » de Michel Deville, rôle pour lequel il est nommé au César du meilleur acteur en 2000 (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). Les années 2000 le voient enchaîner des compositions marquantes, notamment dans « Irréversible » de Gaspar Noé en 2002, où il incarne le personnage de Pierre, puis dans « Un long dimanche de fiançailles » de Jean-Pierre Jeunet en 2004, où il interprète Célestin Poux (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Il alterne ainsi films d’auteur et productions plus grand public, passant d’un registre dramatique à la comédie ou au polar, comme dans « Deux jours à tuer » de Jean Becker, qui lui vaut une nouvelle série de nominations à la fin des années 2000 (Source : AlloCiné, palmarès, 2020).
Filmographie marquante comme réalisateur
La filmographie d’Albert Dupontel réalisateur se déploie sur plusieurs décennies, jalonnée de longs métrages qui revisitent des genres codifiés. Après « Bernie » en 1996, il met en scène « Le Créateur » en 1999, puis « Enfermés dehors » en 2006, film dans lequel il joue également le rôle de Roland (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). En 2008, il réalise « Le Vilain », dont il signe le scénario et le rôle-titre, construisant un récit centré sur la confrontation entre un braqueur et sa mère, interprétée par Catherine Frot (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Il poursuit avec « 9 mois ferme », sorti en 2013, comédie judiciaire portée par Sandrine Kiberlain, pour laquelle il écrit le scénario et se réserve le rôle de Bob, un délinquant poursuivi pour des faits violents (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Le film suivant, « Au revoir là-haut », sorti en 2017 et adapté du roman de Pierre Lemaitre, s’inscrit dans le contexte de l’après-Première Guerre mondiale et conjugue reconstitution historique et fantaisie visuelle (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). En 2020, il réalise « Adieu les cons », comédie dramatique contemporaine, puis « Second tour » en 2023, film politique où il dirige à nouveau Cécile de France et incarne un candidat à la présidence (Source : AlloCiné, filmographie, 2024).
Collaborations artistiques et travail de scénariste
Albert Dupontel développe au fil des années un travail d’écriture étroitement lié à sa mise en scène, signant lui-même les scénarios de l’ensemble de ses réalisations ou coécrivant les scripts avec des collaborateurs réguliers (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Dès « Bernie », il est crédité comme dialoguiste et scénariste, fonction qu’il reconduit sur « Le Créateur », « Enfermés dehors » et « Le Vilain », où il orchestre un univers de comédie noire traversé par des personnages extrêmes (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Avec « 9 mois ferme », il consolide cette position d’auteur complet, assumant scénario et dialogues d’un film construit autour d’une magistrate rigoureuse confrontée à une grossesse inattendue (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Il poursuit ce travail sur « Au revoir là-haut », adaptation du roman de Pierre Lemaitre, dont il coécrit le scénario et qu’il transpose en un récit visuel foisonnant, ainsi que sur « Adieu les cons » et « Second tour », où il est de nouveau crédité comme scénariste (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Par ailleurs, comme acteur, il multiplie les collaborations avec des réalisateurs reconnus, tels que Jacques Audiard, Gaspar Noé, Jean-Pierre Jeunet, Bertrand Blier ou encore Gustave Kervern et Benoît Delépine, ce qui l’inscrit dans un réseau de cinéastes aux signatures marquées (Source : AlloCiné, filmographie, 2024).
Distinctions et reconnaissance institutionnelle
La carrière d’Albert Dupontel est régulièrement saluée par les institutions du cinéma français, en particulier par l’Académie des César. En 1997, il est d’abord nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Un héros très discret », puis au César de la meilleure première œuvre pour « Bernie », signalant un double regard sur son travail d’acteur et de réalisateur (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). En 2000, il obtient une nomination au César du meilleur acteur pour « La Maladie de Sachs », confirmant sa place parmi les interprètes recherchés du cinéma d’auteur (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). L’année 2009 voit une nouvelle série de nominations pour son interprétation dans « Deux jours à tuer », aux César, aux Globes de Cristal et aux Lumières de la presse étrangère (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). À partir des années 2010, la reconnaissance se déplace davantage vers son travail de réalisateur et de scénariste : en 2014, il reçoit le César du meilleur scénario original pour « 9 mois ferme », ainsi qu’une Étoile d’or du scénario, tandis que le film cumule plusieurs nominations, notamment pour la mise en scène et l’interprétation (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). En 2018, « Au revoir là-haut » lui vaut les César de la meilleure réalisation et de la meilleure adaptation, puis en 2021, « Adieu les cons » remporte les César de la meilleure réalisation, du meilleur scénario original et du meilleur film, consacrant son statut de cinéaste central dans le paysage français contemporain (Source : AlloCiné, palmarès, 2020; Tribune de Genève, 2021).
Travaux pour la télévision et autres activités
En marge du cinéma, Albert Dupontel intervient ponctuellement à la télévision, dans des fictions et téléfilms où il retrouve certains registres déjà explorés sur grand écran (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Il participe ainsi à des projets comme la série ou mini-série « Cadres noirs », diffusée au début des années 2010, qui prolonge son intérêt pour des personnages en situation de crise professionnelle ou sociale (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Son activité s’étend également à des apparitions dans des courts métrages, notamment à ses débuts avec « La Nuit du doute » ou « Sales histoires », où il teste des formes de jeu et de narration resserrées (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Parallèlement, il associe son nom à des festivals et manifestations cinématographiques, où ses films sont programmés et parfois primés ou nommés, comme au Prix Louis-Delluc ou au Festival international du premier film d’Annonay (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). Ces différentes activités contribuent à inscrire son travail dans un réseau d’événements culturels et d’espaces de diffusion qui dépassent le seul cadre de l’exploitation commerciale des longs métrages (Source : AlloCiné, biographie, 2024).
Évolution récente et place dans le cinéma français
Au cours des années 2010 et 2020, Albert Dupontel consolide une position d’auteur-réalisateur identifié par un cinéma mêlant efficace narration, satire sociale et dispositifs visuels élaborés (Source : AlloCiné, biographie, 2024). « Au revoir là-haut », adaptation d’un roman primé, et « Adieu les cons », comédie dramatique aux multiples récompenses, illustrent cette capacité à articuler préoccupations contemporaines et ambition formelle (Source : AlloCiné, palmarès, 2020). Avec « Second tour » en 2023, il aborde plus frontalement le terrain politique, en situant son récit dans l’univers de la campagne présidentielle et des médias, tout en poursuivant son travail sur des personnages aux prises avec des institutions et des systèmes de pouvoir (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Sa filmographie récente témoigne d’une continuité dans la manière d’articuler le comique et le tragique, mais aussi d’une volonté d’interroger les formes de violence symbolique et sociale à l’écran (Source : AlloCiné, biographie, 2024). À travers ses réalisations, ses scénarios et ses rôles, il occupe ainsi une place reconnue dans le cinéma français contemporain, articulant un parcours d’acteur et de cinéaste dont la reconnaissance professionnelle s’exprime autant par les prix institutionnels que par la visibilité durable de ses films en salles et en vidéo (Source : AlloCiné, palmarès, 2020).
Films et séries avec Albert Dupontel
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