José Sacristán: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de José Sacristán en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
162
œuvres recensées
152 films · 10 séries
- Première année recensée
- 1965
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1965, José Sacristán apparaît au générique de « La familia... y uno más », de Fernando Palacios. Né le 27 septembre 1937 à Chinchón, près de Madrid, il commence à tourner au moment où le cinéma espagnol s’appuie encore largement sur des comédies populaires. Sa présence se prolonge très vite dans des titres comme « La ciudad no es para mí » en 1966, « Sor Citroën » en 1967 ou « Cateto a babor » en 1970, où son nom revient avec une régularité qui installe durablement son visage dans le paysage du cinéma espagnol. Il joue aussi au théâtre, où « La balada de los inocentes », en 1973, marque son premier rôle sur scène.
Les années 1960 et 1970
Au début des années 1970, José Sacristán enchaîne les films de Pedro Lazaga, de « Vente a Alemania, Pepe » à « Guapo heredero busca esposa », en passant par « Soltero y padre en la vida » et « Venta a ligar al Oeste ». Cette série le place au cœur d’un cinéma de comédie très codé, où les rôles s’empilent et dessinent une présence constante à l’écran. En 1971, il joue dans « Des Espagnoles à Paris » de Roberto Bodegas, où il interprète Plácido, puis reprend des collaborations avec des cinéastes comme Tito Fernández ou Pedro Olea. La décennie avance avec « El padre de la criatura », « Dos chicas de revista » et « Señora doctor », qui confirment une activité dense dans des productions espagnoles de tout premier plan.
L’année 1974 l’amène dans « Los nuevos españoles », où il incarne José Ortiz. Deux ans plus tard, il se retrouve dans « Las siete magníficas... y tantas otras » puis dans « Retrato de familia », avant de jouer dans « El hombre que supo amar » et « Nocturno 29 ». En 1978, la Coquille d'argent du meilleur acteur récompense son travail, signe d’une reconnaissance qui s’attache à un moment précis de sa carrière. L’année suivante, il apparaît dans « Les Monstresses », « Le Grand Embouteillage » et « Operación Ogro », où il tient le rôle d’Iker. En 1980, « Navajeros » le retrouve dans le rôle d’Oteiza. Le début des années 1980 le voit passer par « La Ruche », de Mario Camus, où il interprète Martín Marco López, un rôle parmi les plus repérables de sa filmographie.
Mario Camus et la scène
En 1982, José Sacristán joue dans « La Ruche », adaptation de Mario Camus d’après Camilo José Cela. Le film l’inscrit dans un cinéma de littérature et d’époque, où son personnage de Martín Marco López se détache du flux des seconds rôles qu’il a beaucoup occupés auparavant. L’année suivante, il passe derrière la caméra avec « Soldados de plomo », son premier long métrage comme réalisateur. Il revient ensuite à la mise en scène avec « Cara de acelga » en 1987, puis « Yo me bajo en la próxima, ¿y usted? » en 1992, trois titres qui disent une autre manière d’occuper le champ du cinéma.
Le théâtre reste présent pendant ces années. Il prend part à des comédies musicales comme « L'Homme de la Manche » en 1997, « Amadeus » en 2000 et « My Fair Lady » en 2001. Ces titres révèlent une circulation régulière entre scène et écran, sans rupture visible dans les informations retenues ici. José Sacristán continue parallèlement à travailler pour la télévision et dans le cinéma espagnol, où sa présence se prolonge dans des œuvres très diverses. La Médaille d'or du mérite des beaux-arts lui est remise en 2001, puis le Prix national de cinématographie suit en 2021. Entre ces deux distinctions, sa longue activité obtient d’autres marques de reconnaissance, jusqu’au Prix Goya d'honneur en 2022.
Télévision, distinctions et présence prolongée
En 2012, José Sacristán joue Miguel dans « Madrid, 1987 » de David Trueba. Trois ans plus tard, il apparaît dans « Velvet » en Emilio López et dans « On marche sur la tête » en Andrés. La même saison le retrouve encore dans « La Nina de Fuego », où il incarne Damián. Ces titres situent son travail dans une période où la télévision et le cinéma se croisent sans hiérarchie apparente dans son activité.
En 2019, il reçoit le titre de Geólogo Honorífico. Deux ans plus tard, le Prix national de cinématographie vient compléter une série de distinctions déjà marquée par la Coquille d'argent du meilleur acteur, la Médaille d'or du mérite des beaux-arts et le Prix Goya d'honneur. En 2022, le Goya d'honneur consacre un acteur dont le nom traverse plus de 60 ans de cinéma, de théâtre et de télévision. Le travail se poursuit ensuite avec « Escape » en 2024, où il interprète un juge impitoyable, avant « Eloy de la Iglesia, adicto al cine » en 2025. Sa filmographie récente montre une continuité nette, appuyée par une présence qui demeure active dans les années 2020.
Filmographie choisie
- 1965: « La familia... y uno más » de Fernando Palacios
- 1966: « La ciudad no es para mí »
- 1967: « Sor Citroën »
- 1970: « Cateto a babor » de Tito Fernández
- 1971: « Des Espagnoles à Paris » de Roberto Bodegas
- 1974: « Los nuevos españoles »
- 1979: « Les Monstresses »
- 1979: « Le Grand Embouteillage »
- 1979: « Operación Ogro »
- 1980: « Navajeros »
- 1982: « La Ruche » de Mario Camus
- 2012: « Madrid, 1987 »
- 2014: « Velvet »
- 2015: « On marche sur la tête »
- 2024: « Escape »
- 2025: « Eloy de la Iglesia, adicto al cine »
Récompenses et distinctions
- 1978: Coquille d'argent du meilleur acteur
- 2001: Médaille d'or du mérite des beaux-arts
- 2019: Geólogo Honorífico
- 2021: Prix national de cinématographie
- 2022: Prix Goya d'honneur
- Prix Feroz du meilleur acteur dans une série télévisée
- Premio TP de Oro al mejor actor
Films et séries avec José Sacristán
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Rôles de José Sacristán
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