Hans Alfredson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hans Alfredson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
82
œuvres recensées
81 films · 1 série
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2012
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 28 juin 1931, Hans Folke Alfredsson naît à Malmö. Le public le connaît aussi sous les noms de Hasse Alfredson et Hasse Alfredsson; il meurt le 10 septembre 2017.
Hasse et Tage
En 1959, Hans Alfredson apparaît sur une image d’Hasse et Tage aux côtés de Tage Danielsson. Le duo impose un mode de travail commun où l’écriture et l’interprétation se répondent, avec des spectacles et des films qui circulent entre les formes. Cette association reste l’axe le plus visible de son activité publique pendant des années.
Les films écrits avec Tage Danielsson portent des titres précis dans sa filmographie: « Svenska bilder » en 1964, « Att angöra en brygga » en 1965, « I huvet på en gammal gubbe » en 1968, puis « Äppelkriget » en 1971 et « Les Folles Aventures de Picasso » en 1978. Tous ces films sont réalisés par Tage Danielsson. Le nom d’Alfredson reste lié à cette collaboration par l’écriture plus que par une succession de rôles séparés.
L’acteur face aux rôles
En 1968, il apparaît dans « La Honte » de Ingmar Bergman dans le rôle de Lobelius. Le film le place dans un cadre très différent de celui des comédies de Hasse et Tage. Le crédit le plus ancien fourni ici le montre déjà dans une fonction d’interprétation clairement identifiée, au contact d’un grand cinéaste suédois.
En 1971, « Les Émigrants » lui confie le rôle de Jonas Petter, tandis que « La Guerre des pommes » le crédite comme Severin Lindberg la même année. Ces deux titres placent Alfredson dans des registres narratifs différents, sans que la liste des œuvres permette de réduire son activité à une seule veine. Quelques années plus tard, « Fifi Brindacier en balade » lui donne le rôle de Konrad en 1970, avant « Les Meilleures Intentions » en 1992, où il joue Gransjö.
La suite de sa présence à l’écran se lit encore dans « Sofies verden » en 1999, où il est Socrates, puis dans « Duendes y gnomos - La cámara secreta » en 2008, en voix de Leif. En 2008 également, « Instants éternels » lui confie un gardien de prison, et « Millénium 3: La Reine dans le palais des courants d’air » le montre dans le rôle d’Evert Gullberg en 2009. « Isdraken » en 2012 l’inscrit enfin comme janitor.
Les années 1990
En 1992, Hans Alfredson figure aussi dans « Kvällspressen » sous les traits de Sven Hager. La même décennie, « Une vraie maison de rêve » lui donne son propre nom dans le générique, détail rare qui attire l’attention sur une présence pensée autrement que par un personnage fictif. Le film date de 1993.
Cette période prolonge un rapport souple aux formats et aux registres. Alfredson n’est pas seulement associé à des films écrits ou réalisés par lui; il circule aussi dans des œuvres menées par d’autres, sans que sa présence soit réduite à un simple contrechamp des Hasse et Tage. Son nom continue d’apparaître dans des productions suédoises et européennes au long des années 1990.
Réalisateur, scénariste, humoriste
La mention d’« acteur, réalisateur et humoriste » résume les fonctions qui lui sont attribuées. Hans Alfredson a signé plusieurs œuvres comme réalisateur et scénariste, avec « Les Œufs de la brouille » en 1975, « L’Assassin candide » en 1982, puis « P&B » en 1983. Viennent ensuite « Falsk som vatten » en 1985, « Jim och piraterna Blom » en 1987 et « Vargens tid » en 1988.
La même année, « Familjen Schedblad » paraît comme série télévisée, suivie de « Tingel tangel » en 1990, « 90 minuter 90-tal » en 1996 et « När karusellerna sover » en 1998. Cette suite d’ouvrages montre une activité d’écriture et de mise en scène qui ne se laisse pas enfermer dans un seul format. Le calendrier va du cinéma à la télévision sans rupture affichée.
Nom, présence, postérité
Hans Alfredson naît à Malmö en 1931 et meurt à Stockholm en 2017. Son nom reste attaché à plusieurs graphies, avec Hans Folke Alfredsson, Hasse Alfredson et Hasse Alfredsson. Cette diversité d’appellations accompagne une présence durable dans le cinéma suédois et dans l’imaginaire comique associé à Hasse et Tage.
Le fait qu’il soit identifié comme père des réalisateurs Daniel Alfredson et Tomas Alfredson appartient à la même notice biographique, sans ouvrir sur une autre histoire que la sienne. Les œuvres retenues ici dessinent un artiste qui écrit, joue et met en scène sur plusieurs décennies, de Bergman à « Millénium 3: La Reine dans le palais des courants d’air ». Son nom traverse ainsi des formes et des époques sans perdre le lien avec le duo qui l’a rendu visible.
Films et séries avec Hans Alfredson
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