Shabana Azmi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Shabana Azmi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
158
œuvres recensées
152 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1973
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1973, Ankur de Shyam Benegal installe Shabana Azmi dans le paysage du cinéma indien. Elle y joue Laxmi, à 23 ans, dans un film qui ouvre une longue relation avec des cinéastes comme Shyam Benegal, Satyajit Ray, Deepa Mehta et Mrinal Sen. La même année, son nom circule déjà parmi les actrices associées au cinéma parallèle indien.
De « Ankur » aux grands cinéastes indiens
Shabana Azmi naît le 18 septembre 1950 à New Delhi, dans une famille musulmane où la vie intellectuelle compte autant que la scène. Son père, Kaifi Azmi, est poète de langue ourdou, sa mère, Shaukat Azmi, est actrice. Elle étudie à la Queen Mary School for Girls de Mumbai, puis obtient un diplôme de psychologie au St. Xavier's College avant de suivre des cours d’interprétation à l’institut du cinéma de Pune. Ce passage par l’enseignement supérieur précède une entrée très tôt remarquée dans le cinéma de Shyam Benegal.
Après Ankur, elle retrouve Shyam Benegal avec Nishant en 1976 puis Junoon en 1978. Entre ces films, elle joue aussi dans Les Joueurs d’échecs de Satyajit Ray, sorti en 1977, où elle interprète Khurshid. La suite la voit passer d’un réalisateur à l’autre avec une aisance qui tient moins du cumul que d’une fidélité à des cinémas exigeants. Dev Anand, Khwaja Ahmad Abbas, Manmohan Desai, Aruna-Vikas, Vijay Bhatt, Doondi et Prayag Raj figurent parmi les noms avec lesquels elle travaille entre 1974 et 1977.
La diversité des titres de cette période dit une présence soutenue dans le cinéma indien des années 1970. Amar Akbar Anthony de Manmohan Desai, Kissa Kursi Ka d’Amrit Nahata, Parvarish du même cinéaste, puis Hum Paanch de Bapu et Sparsh de Sai Paranjpye en 1980 montrent une actrice très demandée. Sparsh, où elle joue Kavita, la retrouve dans un registre plus intériorisé, tandis que Albert Pinto Ko Gussa Kyon Ata Hai de Saeed Akhtar Mirza, la même année, l’inscrit dans le cinéma social de la période.
Les années 1980, entre cinéma d’auteur et visibilité populaire
En 1980, Apne Paraye de Basu Chatterjee et Thodisi Bewafaii d’Esmayeel Shroff prolongent cette circulation entre des cinémas différents. Ek Baar Kaho de Lekh Tandon appartient aussi à cette séquence, où son nom apparaît fréquemment dans des distributions variées. La décennie suivante, elle reste présente dans des œuvres qui comptent pour le cinéma indien contemporain, sans rompre avec les cinéastes qui l’ont portée dès ses débuts.
En 1983, मासूम de Shekhar Kapur lui donne le rôle d’Indu D. Malhotra. Le film rejoint une série de titres qui la maintiennent au cœur d’un cinéma attentif aux relations familiales et aux tensions de la société urbaine. Quelques années plus tard, elle apparaît dans La Cité de la joie de Roland Joffé en 1992, où elle joue Kamla H. Pal. Cette même année, le film lui offre une visibilité internationale plus nette que bien des productions indiennes de la période.
Le centre de gravité se déplace encore avec Fire de Deepa Mehta en 1997, où elle interprète Radha. Le film compte parmi les titres les plus connus de sa filmographie et la replace dans un rôle remarqué de la fin des années 1990. Om Shanti Om, sorti en 2007, la fait entrer dans un tout autre espace, celui d’un film de Shah Rukh Khan réalisé par Farah Khan, où sa présence s’inscrit dans une circulation entre hommage, mémoire du cinéma et jeu de citations.
Une présence durable dans le cinéma indien contemporain
En 2013, L’Intégriste malgré lui de Mira Nair lui confie le rôle d’Ammi. Le film confirme sa place dans des œuvres qui observent les tensions religieuses et politiques de l’Inde contemporaine. Trois ans plus tard, Neerja de Ram Madhvani lui donne le rôle de Rama Bhanot, puis Kaali Khuhi de Terrie Samundra, en 2020, la voit en Satya Maasi. Ces apparitions prolongent une présence qui traverse plusieurs générations de réalisateurs.
La décennie 2020 l’expose encore dans des productions très différentes. Dans Halo, elle apparaît en 2022 sous les traits de Margaret Parangosky. En 2023, L’histoire d’amour de Rocky et Rani lui attribue Jamini Chatterji, et गूमर la montre en tant que grand-mère d’Anina. La même année, son nom revient dans un succès populaire signé Karan Johar, avec une apparition qui s’inscrit dans une distribution ample. Batwara 1947, annoncé pour 2026, la retrouve dans le rôle de Mai.
Cette continuité ne tient pas seulement au nombre de titres. Elle repose sur une fidélité à des films qui regardent l’Inde par ses fractures sociales, ses mutations urbaines et ses récits domestiques. Son nom revient chez Shyam Benegal, Satyajit Ray, Sai Paranjpye, Deepa Mehta, Mira Nair ou Ram Madhvani, des cinéastes dont les univers se croisent rarement et qui dessinent pourtant un même espace de travail pour elle.
Prix, engagements et place publique
Shabana Azmi reçoit à cinq reprises le National Film Awards et obtient aussi quatre Filmfare Awards. Elle figure parmi « les femmes au cinéma » lors de la 30e cérémonie du Festival international du film d’Inde. En 2006, à Londres, elle reçoit le Prix international Gandhi pour la paix, une distinction présentée comme la première attribuée à une personnalité indienne pour ce motif.
Son activité déborde le seul écran. Elle est ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour la population à partir de 1998, après une nomination liée à l’Inde. Elle défend le droit à la contraception et à l’avortement, s’engage pour les droits des femmes et pour les malades du sida. Elle fonde l’association Nivara Hakk, qui agit pour les habitants des bidonvilles, et participe à la vie associative autour des minorités et des sans-abris.
En 1989, elle est nommée membre du Conseil national de l’intégration par le premier ministre de l’Inde. En 1997, elle siège au Rajya Sabha, la chambre haute du parlement indien, jusqu’en 2003. Ces fonctions publiques s’ajoutent à une présence déjà installée dans le cinéma, sans qu’il soit besoin de les séparer artificiellement de ses choix d’interprétation. La même actrice peut alors passer d’un film de Shyam Benegal à une mission internationale, puis à un rôle dans un mélodrame contemporain ou une production de plateforme.
- 1973: Ankur de Shyam Benegal, rôle de Laxmi
- 1977: Les Joueurs d’échecs de Satyajit Ray, rôle de Khurshid
- 1980: Sparsh de Sai Paranjpye, rôle de Kavita
- 1983: मासूम de Shekhar Kapur, rôle d’Indu D. Malhotra
- 1992: La Cité de la joie de Roland Joffé, rôle de Kamla H. Pal
- 1997: Fire de Deepa Mehta, rôle de Radha
- 2013: L’Intégriste malgré lui de Mira Nair, rôle d’Ammi
- 2016: Neerja de Ram Madhvani, rôle de Rama Bhanot
- 2022: Halo, rôle de Margaret Parangosky
- 2023: L’histoire d’amour de Rocky et Rani, rôle de Jamini Chatterji
Films et séries avec Shabana Azmi
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Rôles de Shabana Azmi
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Personnalités en relation
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