Reinhold Schünzel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Reinhold Schünzel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
120
œuvres recensées
120 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1954
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 7 novembre 1888, à Hambourg, Reinhold Schünzel voit son nom attaché au cinéma allemand dès 1916, année où figurent ses premiers crédits à l’écran. L’acteur allemand meurt le 11 novembre 1954, à 66 ans.
Les années 1910 et l’ombre des personnages doubles
En 1916, Schünzel apparaît dans « Benjamin, der Schüchterne », « Im Banne des Schweigens », « Werner Krafft » et « Bubi ist eifersüchtig ». La même année, il joue dans « Das Geständnis der grünen Maske », « Seine kokette Frau », « Der Chinesische Götze - Das unheimliche Haus, 3. Teil », « Freitag, der 13. - Das unheimliche Haus, 2. Teil », « Die Stricknadeln » et « Ihr liebster Feind ». Ces titres placent l’acteur dans un flux de productions où les rôles s’accumulent vite, avec des personnages nommés comme Ralph Robin dans « Der Chinesische Götze - Das unheimliche Haus, 3. Teil » et Engelbert Fox dans « Freitag, der 13. - Das unheimliche Haus, 2. Teil ».
L’année 1917 l’emmène vers « Das Nachtgespräch », « Die Erzkokette », « Der Schloßherr von Hohenstein » et « Höhenluft », où il tient le rôle de von Storch. En 1918, il figure dans « Gräfin Küchenfee », « Auf Probe gestellt », « Frühlingsstürme im Herbste des Lebens », « Mitternacht », « Journal d'une fille perdue » et « Es werde Licht! 4. Teil: Sündige Mütter », où il joue Kallenbach. Le même ensemble comprend encore « Das Mädel vom Ballet », avec Eduard Stutzig.
En 1919, Schünzel passe par « Prostitution », « Die Reise um die Erde in 80 Tagen », « Anders als die Andern », « Passion », « Wahnsinn », « Seine Beichte (Bekenntnisse eines Lebemannes) », « Ut mine stromtid », « Cauchemars et hallucinations », « Lillis Ehe », « Lilli », « Liebe » et plusieurs autres productions. Franz Bollek dans « Anders als die Andern » et le ministre Choiseul dans « Passion » comptent parmi les rôles attribués. Cette même année, « Cauchemars et hallucinations » lui donne plusieurs visages, du diable au détective Artur Silas, signe d’une capacité à passer d’une figure à l’autre sans que la logique du nom de personnage ne cesse de varier.
Des années 1920 très chargées
En 1920, Schünzel figure dans « Nachtgestalten », « Die Tänzerin Barberina », « Der Gefangene », « Drei Nächte », « Die Banditen von Asnières », « Moriturus », « Katharina die Große », « Das Chamäleon », « Weltbrand » et « Der Graf von Cagliostro ». Parmi les rôles nommés, le criminel de « Drei Nächte », Jean dans « Die Banditen von Asnières » et le tsar Pierre dans « Katharina die Große » donnent trois lignes très différentes à la même année de travail.
L’année suivante, il joue dans « Die letzte Stunde », « Der Roman eines Dienstmädchens » et « Lady Hamilton », où il tient Ferdinand IV, roi de Naples. En 1922, il apparaît dans « The Last Payment », « Bigamie », « Das Geld auf der Strasse », « Luise Millerin » et « Das Liebesnest 1 », avec Alexandroff pour « Bigamie ». En 1923, il est dans « Die Drei Marien und der Herr von Marana », « Tout pour l'or », où il est aussi crédité comme réalisateur sous le titre « Alles für Geld », et « Adam und Eva ». Le trafiquant de « Tout pour l'or » ajoute une présence précise à cette période.
La suite immédiate le mène vers « Neuland » et « Die Schmetterlingsschlacht » en 1924, puis « Zwischen zwei Frauen » et « Lumpen und Seide » en 1925. Ces passages n’ont rien d’une série de parenthèses isolées. Ils dessinent un travail soutenu où Schünzel alterne les films signés par d’autres et ses propres réalisations, sans que les catégories se séparent nettement dans les années du muet.
Le passage derrière la caméra
« Tout pour l'or » constitue un point de repère concret, parce que le film est crédité comme une œuvre de Schünzel lui-même en 1923. La mention de ce titre, placé au milieu de ses apparitions comme interprète, signale une activité qui ne se limite pas à l’écran au sens étroit du terme.
Le contexte biographique le présente aussi comme réalisateur, scénariste, producteur et écrivain. Cette pluralité de fonctions apparaît sans qu’il soit besoin de forcer un récit de conversion ou de spécialisation. Elle se lit plutôt comme une présence étendue dans le cinéma de langue allemande, où la frontière entre jeu, écriture et mise en scène reste mobile dans les années 1920.
Par ailleurs, le repère de 1916 comme point de départ de son activité publique laisse voir une entrée précoce dans le métier. Le volume des titres conservés pour la décennie suivante suffit à montrer la fréquence de ses collaborations, sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter une explication extérieure. Schünzel traverse ainsi le muet en occupant plusieurs fonctions, avec une visibilité qui ne dépend pas d’un seul domaine.
L’exil américain et les rôles des années 1940
Après 1933, Schünzel continue de travailler jusqu’en 1937 avant de partir pour les États-Unis. La biographie le dit explicitement, en ajoutant qu’il pouvait encore exercer en Allemagne malgré ses origines partiellement juives. Cette séquence mène à des crédits américains au début des années 1940, où son nom figure dans « Les bourreaux meurent aussi » en 1943, pour le rôle de Gestapo Insp. Ritter.
En 1946, il joue Dr. Anderson dans « Les Enchaînés » et Count De Grenier dans « Le Château du dragon », où il est crédité sans mention à l’écran. « Les anneaux d'or », en 1947, lui donne le rôle d’Otto Krosigk. L’année 1948 le retrouve dans « Berlin Express », où il incarne Walther. Ces titres américains et internationaux dessinent une présence qui se poursuit dans des productions de prestige différentes par leur ton, leur production et leur public.
La liste locale retient encore « Victor Victoria » en 1982 et « Victor Victoria » en 1995 comme œuvres pour lesquelles il est crédité comme auteur original. Cette donnée place son nom dans une postérité d’écriture qui dépasse largement les années où il apparaît comme interprète. Elle rattache Schünzel à une circulation durable des formes et des récits.
Un nom lié au cinéma allemand et à une récompense
La notice le présente comme une figure populaire du cinéma allemand de l’entre-deux-guerres. Cette formulation, associée à ses fonctions d’acteur, scénariste, producteur et réalisateur, suffit à situer Schünzel au cœur d’une industrie qu’il a traversée dans plusieurs emplois successifs. Le Prix du film allemand figure aussi parmi les distinctions rattachées à son nom.
Le repère d’Hambourg pour la naissance et celui de Munich pour la mort encadrent une existence de 66 ans, du 7 novembre 1888 au 11 novembre 1954. Entre ces deux dates, le dossier de ses œuvres conserve des passages marquants comme « Anders als die Andern », « Tout pour l'or », « Les bourreaux meurent aussi », « Les Enchaînés » et « Berlin Express ». Le nom de Schünzel demeure attaché à ces titres par des fonctions différentes, parfois comme interprète, parfois comme auteur.
- 1919: « Anders als die Andern » — Franz Bollek
- 1918: « Es werde Licht! 4. Teil: Sündige Mütter » — Kallenbach
- 1923: « Tout pour l'or » — trafiquant
- 1943: « Les bourreaux meurent aussi » — Gestapo Insp. Ritter
- 1946: « Les Enchaînés » — Dr. Anderson
- 1948: « Berlin Express » — Walther
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