Chieko Matsubara: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Chieko Matsubara en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
153
œuvres recensées
124 films · 29 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, Itsudemo yume o de Takashi Nomura fait entrer Chieko Matsubara dans un cinéma japonais alors dominé par les studios. Âgée de 16 ans, elle arrive chez Nikkatsu après avoir été repérée dans un concours de beauté, et sa présence s’inscrit vite dans la cadence serrée de la production du début des années 1960. La même année, elle apparaît dans « Une jeunesse moderne » de Kō Nakahira, puis dans « Le Vagabond de Kanto » de Seijun Suzuki, qui l’installe au cœur d’un ensemble de films tournés à un rythme soutenu.
Les années Nikkatsu
Le contrat avec Nikkatsu l’amène à tourner dans une centaine de films au cours des années 1960. Cette présence régulière s’appuie sur des réalisateurs qui comptent alors parmi les noms importants du studio, avec Seijun Suzuki, Mitsuo Ezaki, Yasuharu Hasebe ou Toshio Masuda. En 1964, « Les Fleurs et les Vagues » confirme cette continuité, avant Makao no ryū en 1965. Les titres se succèdent sans rupture visible dans les listes de production, au sein d’une industrie qui exige des rythmes rapides et des visages immédiatement identifiables.
En 1966, elle tourne « Les Tueuses en collants noirs », « Le Vagabond de Tokyo », où elle interprète Chiharu, puis Hoshi no furamenko. L’année 1968 concentre plusieurs apparitions, avec « Le Vaurien » de Toshio Masuda, « Le Retour du vaurien » de Keiichi Ozawa, Waga inochi no uta: Enka, « Le vaurien se déchaîne », « Mélodie pour un vaurien » et « La Vengeance du vaurien ». Les rôles attribués pour cette période sont rarement développés, mais les noms de films et de réalisateurs dessinent une présence soutenue dans le cinéma de studio.
En 1969, Koi no tsumujikaze précède « Tue, vaurien, tue! », où elle joue Yumiko Asano. L’année suivante, « Girls' Junior High School 1: Bad Habit » lui donne le rôle de Keiko Natsukawa, puis « Senso to nigen » en 1970 la conduit vers Motoko Takahata. En 1971, Onna no iji prolonge cette série de collaborations qui la maintient dans le champ de la production commerciale japonaise.
Polar, télévision, retours au cinéma
En 1976, « Nouveau combat sans code d'honneur 3: Les Derniers jours du boss » marque son passage dans un autre versant du cinéma japonais de genre. Puis « 江戸川乱歩の美女シリーズ » apparaît en 1977 dans sa filmographie, au moment où les productions destinées au petit écran prennent place aux côtés des longs métrages. En 1983, « 古谷一行の名探偵・金田一耕助シリーズ » lui confie le rôle de Shizuko Hibiki, inscription nette dans une série où le format épisodique impose une autre temporalité de jeu.
La décennie suivante l’amène vers des apparitions plus espacées. En 1990, « バカヤロー!3 へんな奴ら » figure à son crédit, puis Kappa no Sanpei en 1993. En 1997, « Aimer » de Kei Kumai prolonge son retour régulier au cinéma, avant « Suzuran » en 1999, où elle incarne Kiyoko. Le passage au XXIe siècle ne rompt pas ce mouvement, il l’oriente vers des apparitions ponctuelles dans des œuvres de cinéastes reconnus.
En 2002, Takeshi Kitano la dirige dans « Dolls », où elle joue Ryoko, la femme dans le parc. Trois ans plus tard, « 剣客商売スペシャル 母と娘と » lui confie Segawa Yusen. Elle revient ensuite dans « Yellow Tears » en 2007, puis dans « あるがままの君でいて » en 2008. En 2010, Ryomaden figure dans sa liste de crédits, avant « Kiiroi zō » en 2013 et un caméo dans « Samurai Gourmet » en 2017, épisode 12.
Une reconnaissance tardive
En 2017, Chieko Matsubara reçoit le Prix Kinuyo Tanaka lors de la 71e édition des Prix du film Mainichi. La distinction récompense l’ensemble de sa carrière et vient couronner une présence commencée plus d’un demi-siècle plus tôt dans le cinéma japonais. Le prix relie son nom à celui de Kinuyo Tanaka, autre actrice passée par l’écran japonais classique, et inscrit son travail dans une mémoire du métier qui dépasse les seuls succès de saison.
Sa filmographie traverse des registres très différents, des productions de Nikkatsu aux polars télévisés, des séries historiques aux films d’auteur. Les collaborations avec Seijun Suzuki, Toshio Masuda, Keiichi Ozawa, Kinji Fukasaku, Kei Kumai, Takeshi Kitano ou Ryūichi Hiroki donnent la mesure d’une présence continue, jamais enfermée dans un seul type de production. Elle apparaît sous plusieurs graphies, Matsubara Chieko ou 松原智惠子, mais le nom reste attaché au même mouvement de travail, commencé en 1945 à Ikeda, dans la préfecture de Gifu.
- 1963: Itsudemo yume o de Takashi Nomura
- 1963: « Une jeunesse moderne » de Kō Nakahira
- 1966: « Le Vagabond de Tokyo » de Seijun Suzuki, rôle de Chiharu
- 1968: « Le Vaurien » de Toshio Masuda, rôle de Yukiko Hashimoto
- 1969: « Tue, vaurien, tue! », rôle de Yumiko Asano
- 1970: « Girls' Junior High School 1: Bad Habit », rôle de Keiko Natsukawa
- 1970: « Senso to nigen », rôle de Motoko Takahata
- 1983: « 古谷一行の名探偵・金田一耕助シリーズ », rôle de Shizuko Hibiki
- 1999: « Suzuran », rôle de Kiyoko
- 2002: « Dolls », rôle de Ryoko
- 2005: « 剣客商売スペシャル 母と娘と », rôle de Segawa Yusen
- 2017: Prix Kinuyo Tanaka aux Prix du film Mainichi
Films et séries avec Chieko Matsubara
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