Hideji Ōtaki: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hideji Ōtaki en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
157
œuvres recensées
140 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 2012
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1950, Hideji Ōtaki participe à la création de la troupe Gekidan Mingei, après avoir servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Né le 6 juin 1925 à Niigata, il construit ensuite une présence régulière dans le cinéma japonais, avec des rôles repérés dès les années 1950 et une activité qui se prolonge jusqu’à « Anata e », sorti quelques mois avant sa mort en 2012.
Gekidan Mingei et les premières années
La création de Gekidan Mingei, en 1950, place Hideji Ōtaki dans un cadre théâtral structuré au moment où il s’oriente vers l’interprétation. L’expérience de la guerre précède ce tournant, sans en fixer seule la portée, mais elle inscrit son entrée dans la troupe dans un temps déjà marqué par une rupture historique.
En 1952, il apparaît dans « Les Enfants d'Hiroshima » de Kaneto Shindō. Trois ans plus tard, « Voici une fontaine » de Tadashi Imai le remet sur les écrans, dans une période où il alterne les collaborations avec des cinéastes très différents. À la fin des années 1950, « Le Mur du silence » de Kō Nakahira élargit encore cette présence, avant une nouvelle étape au début des années 1960 avec « Atariya taishō ».
Les titres de cette période dessinent un acteur déjà employé par plusieurs cinéastes du cinéma japonais d’après-guerre. « Le Soleil noir » de Koreyoshi Kurahara, « L'Archipel du Japon » de Kei Kumai et « Le Soleil de Kurobe » de Kei Kumai appartiennent à cette suite, avant « Kubi » de Shirō Moritani en 1968. La même décennie le conduit aussi vers « Dai Nippon suri washǖdan » de Jun Fukuda et « Yajū toshi » de la décennie suivante.
Les années 1970 à la télévision et au cinéma
Hideji Ōtaki devient célèbre pour son travail à la télévision dans les années 1970, tout en continuant à apparaître dans de nombreux films. La période s’ouvre sur « Otoko no sekai » de Yasuharu Hasebe et « Baby Cart: Le Territoire des démons » de Kenji Misumi, avant que son nom ne se retrouve dans plusieurs œuvres de 1975 et 1976.
En 1975, « 水色の時 » lui confie le rôle de 岩沼隆一郎. L’année suivante, il apparaît dans « C'est dur d'être un homme: Intellectuellement vôtre », où il joue le prêtre du temple Jion-ji, puis dans « C'est dur d'être un homme: La Libellule rouge ». À cette même époque, « Zone stérile » de Satsuo Yamamoto et « Le Complot de la famille Inugami » de Kon Ichikawa le placent dans des projets d’une tout autre tonalité.
L’année 1977 rassemble plusieurs titres de premier plan dans sa filmographie. Il y figure dans « La Ballade du diable », « L'Île de la prison » et « Mont Hakkoda », avant « La Guerre de l'espace », où il interprète le Dr Matsuzawa. Dans « La Reine des abeilles » de Kon Ichikawa, il joue l’avocat Kano, puis retrouve Yasuo Furuhata avec « Fleurs d'hiver », où il est Ichirō. Quelques mois plus tard, « Burū Kurisumasu » et « C'est dur d'être un homme: Elle court, elle court la rumeur » prolongent cette présence très dense.
Kurosawa, Itami et les grands ensembles
En 1980, Hideji Ōtaki rejoint Akira Kurosawa pour « Kagemusha, l'ombre du guerrier », où il joue Masakage Yamagata. L’année suivante, « L'Affaire Shimoyama » et « Eki, la gare » l’associent à Kei Kumai et Yasuo Furuhata, deux cinéastes qu’il retrouve à plusieurs reprises.
La décennie avance avec « The Go Masters » de Jun'ya Satō, Duan Ji-shun et Liu Shu'an, puis « La Rivière Dotonbori » de Kinji Fukasaku et « La Taverne Chōji » de Yasuo Furuhata. En 1984, « The Funeral » de Jūzō Itami ouvre un cycle où son nom revient dans plusieurs films du même réalisateur, avec « Tampopo » en 1985, puis « A-ge-man », « Childhood Days » et « Minbo ou l'art subtil de l'extorsion ».
Dans « Tampopo », il interprète un Rich Old Man. Cette apparition rejoint celle de « Les Enfants de Mac Arthur » de Masahiro Shinoda et de « Gonza le lancier » du même cinéaste que l’on retrouvera plus tard avec « Spy Sorge ». À la fin des années 1980, « Les Copains d'abord » de Yasuo Furuhata le ramène vers un environnement domestique, avec le rôle du propriétaire du ryokan.
Les années 1990 et le retour aux rôles secondaires marquants
Au début des années 1990, Hideji Ōtaki apparaît dans « A-ge-man » puis « Childhood Days ». En 1990, il figure aussi dans Yonimo kimyô na monogatari, série télévisée associée à une longue vie de formats courts et de récits autonomes. L’ensemble confirme une présence régulière dans des œuvres très différentes, sans qu’aucun genre ne l’enferme durablement.
En 1992, « Minbo ou l'art subtil de l'extorsion » le retrouve chez Jūzō Itami. La décennie suivante le voit encore dans « Guuzen nimo saiaku na shounen », où il joue un Pawnbroker, puis dans « Izo » en 2004. Entre ces titres, « Dora-heita » de Kon Ichikawa, tourné en 2000, lui donne le rôle d’Imamura Kamon.
Cette période tardive s’accompagne d’un retour à des réalisateurs déjà croisés auparavant, de Kon Ichikawa à Masahiro Shinoda. Le geste n’a rien d’automatique: il inscrit plutôt Hideji Ōtaki dans un réseau de fidélités de travail, où chaque apparition vient prolonger des collaborations déjà anciennes. À partir de là, le cinéma de genre retrouve aussi sa présence avec « Casshern » de Kazuaki Kiriya, où il joue le General Kamijo.
Dernières apparitions et fin de vie
En 2003, « Spy Sorge » de Masahiro Shinoda prolonge sa présence dans le cinéma de la fin de carrière. L’année suivante, « Casshern » et « Izo » marquent une dernière séquence filmée au début des années 2000, avant que son nom ne revienne encore à la télévision dans Yonimo kimyô na monogatari.
Son dernier film, « Anata e », sort quelques mois avant sa mort. Hideji Ōtaki meurt le 2 octobre 2012 à Tokyo. La trajectoire se ferme après plus de 50 ans d’apparitions dans des films signés Kaneto Shindō, Tadashi Imai, Kon Ichikawa, Jūzō Itami, Yōji Yamada, Kei Kumai, Yasuo Furuhata et Akira Kurosawa, sans quitter le territoire d’un jeu d’ensemble où il aura compté par sa constance et par la fréquence des retours chez les mêmes cinéastes.
Son nom circule aussi sous les formes Hideji Otaki et おおたき ひでじ. Né en 1925, mort en 2012, il laisse une présence durable dans le cinéma japonais des années 1950 aux années 2000, avec des rôles repérables dans « Les Enfants d'Hiroshima », « Kagemusha, l'ombre du guerrier », « Tampopo » et « Casshern ».
Films et séries avec Hideji Ōtaki
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Galerie photos de Hideji Ōtaki
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