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Maria Vinogradova - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
268
Né
13/07/1922
Lieu de naissance
Navoloki, RSFSR, USSR
Décédé
02/07/1995 (72 ans)

Maria Vinogradova: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Mariya Sergeevna Vinogradova,M. Vinogradova,Maria S. Vinogradova

Repères de carrière

La carrière de Maria Vinogradova en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

266

œuvres recensées

265 films · 1 série

Première année recensée
1940
Dernière année recensée
1995

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1943, Maria Vinogradova obtient son diplôme au département de théâtre du VGIK, dans l’atelier de Grigory Roshal. Née le 13 juillet 1922 à Navoloki et morte le 2 juillet 1995 à Moscou, elle s’inscrit très tôt dans le cinéma soviétique. Son nom apparaît dans plus d’une centaine de films entre 1940 et 1995.

Du VGIK aux plateaux soviétiques

Le passage par le VGIK place Vinogradova dans un environnement de formation central pour le cinéma soviétique. Elle y travaille avec Grigory Roshal, puis rejoint des lieux de jeu qui structurent sa carrière sur plusieurs décennies. De 1945 à 1949, puis de 1952 à 1991, elle appartient au théâtre national d’acteur de cinéma.

Entre 1949 et 1952, elle joue dans la troupe du Théâtre dramatique du Groupe des forces soviétiques en Allemagne. Cette période donne à sa présence à l’écran un ancrage de troupe et de répertoire, loin d’une simple succession de tournages. Le cinéma l’emploie dès 1940 dans « Les Sibériens » de Lev Koulechov, où elle tient le rôle de Galka.

La guerre et l’après-guerre la voient circuler dans des films de registres variés. Elle apparaît dans « Zoya » de Leo Arnchtam en 1944, puis dans « Nous, de l’Oural » la même année, avant « La Dernière Étape » de Wanda Jakubowska en 1947. Ces titres installent une présence régulière au sein d’un cinéma soviétique et d’Europe de l’Est traversé par les récits de guerre, de survie et de reconstruction.

Visages du quotidien

Le cinéma de Vinogradova se fixe souvent sur des présences brèves, concrètes, situées dans le quotidien. En 1964, elle joue dans « Je m'balade dans Moscou » de Gueorgui Danelia, où elle est la propriétaire du chien. L’année suivante, dans « Trente-trois », toujours sous la direction de Gueorgui Danelia, elle tient le rôle d’un médecin.

Elle traverse aussi « Tchaïkovski » d’Igor Talankine en 1969, puis « L'Obier rouge » de Vassili Choukchine en 1974, où elle joue Zoya. Dans ces films, sa présence s’inscrit dans une économie de scènes courtes et de figures secondaires qui composent la matière même du récit. Ce choix de rôles dessine une actrice attentive aux silhouettes sociales, aux parentes, aux voisines, aux femmes de passage.

Cette manière de travailler se retrouve dans « L'Ascension » de Larissa Chepitko en 1977, où elle interprète la doyenne du village, puis dans « Romance de bureau » d’Eldar Riazanov la même année, comme huissier. Elle figure aussi dans « Le Garage » en 1979, où elle apparaît comme employée avec un poulet et un carpe vivante. Ces apparitions donnent une texture précise aux ensembles choraux.

La voix comme territoire

Vinogradova prête sa voix à plusieurs œuvres d’animation et de cinéma jeunesse. En 1959, elle intervient dans « Beauté Bien-Aimée ». En 1975, elle incarne Hedgehog dans « Le Hérisson dans le brouillard », rôle vocal resté l’un des plus repérables de sa filmographie. Le même mode de présence continue avec « Les Trois de Prostokvachino » en 1978, où elle prête sa voix à Fyodor dans le court métrage.

Les rôles parlés et les fragments vocaux occupent une place importante dans cette activité. Elle est aussi entendue dans « De sept à douze » en 1965, « Des femmes » en 1966, « Citizen Nikanorova Waits for You » en 1978 et « Concert pour deux violons » la même année. Cette circulation entre jeu en prise de vues et interprétation vocale lui permet d’habiter des formes très différentes du cinéma soviétique.

Quelques films soulignent cette extension vers l’animation ou les récits pour enfants. Dans « Volshebnyy golos Dzhelsomino » en 1978, elle joue une voisine de Gelsomino. Dans « Les Trois de Prostokvachino », sa participation s’inscrit dans un imaginaire populaire très identifié. Vinogradova y travaille la brièveté, la netteté du timbre, le profil immédiatement reconnaissable d’un personnage.

Les années 1970 et l’ampleur des collaborations

Dans les années 1970, elle croise plusieurs cinéastes majeurs du cinéma soviétique. Elle joue dans « Le Marécage » de Grigori Tchoukhraï en 1978, où elle est une locataire chez le pope, et dans « La Farce » de Vladimir Menchov en 1976, comme Anna Efremovna. Elle figure encore dans « Le Désastre » de Dinara Assanova en 1977, dans le rôle de Klava.

La fin de la décennie multiplie les apparitions sans les réduire à une série d’entrées décoratives. Elle tient un rôle dans « De la vie des estivants » de Nikolaï Goubenko en 1981, sous le nom de Margo ou Margarita Serafimovna, et dans « Vanité des vanités » d’Alla Sourikova en 1979. Le même mouvement la conduit vers « La femme est partie » de Dinara Assanova en 1980, où elle joue une conductrice.

Par ailleurs, Vinogradova apparaît dans « Au bout du monde » de Rodion Nakhapetov en 1975, « La Dernière Victime » de Piotr Todorovski la même année, puis « Les Garçons » de Vadim Zobine en 1978. Ces participations montrent une actrice disponible pour les films d’auteurs, les drames collectifs et les comédies de situation, sans changer de manière au gré des genres.

Jusqu’aux années 1990

Les dernières années prolongent cette présence jusqu’au milieu des années 1990. En 1994, elle apparaît dans « Poliisiopisto - Moskovan keikka » comme vieille femme dans le parc Gorki. La même année, elle figure dans « Les Aventures d'ivan Tchonkine », où elle joue Granny Dunya. Ces deux titres ferment une activité étendue sur plus d’un demi-siècle.

Vinogradova meurt le 2 juillet 1995 à Moscou, à 72 ans. Sa filmographie, très fournie, conserve la trace d’un travail continu dans les marges actives du cinéma soviétique, là où des personnages brefs structurent une scène, un décor, une respiration. Les titres réunis ici montrent une actrice sollicitée par des réalisateurs comme Koulechov, Danelia, Choukchine, Chepitko, Riazanov, Assanova ou Tchoukhraï.

Son nom se confond avec une mémoire du second plan et de la voix. Les rôles de villageoise, de voisine, de médecin, d’employée ou de vieille femme composent un ensemble net, lisible, attaché aux corps ordinaires du cinéma soviétique. Vinogradova y laisse une présence qui passe par la précision des situations et la fidélité aux scènes brèves.

Films et séries avec Maria Vinogradova

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Kanikuly v Prostokvashino (1980) - Affiche
7.5 / 10
Kanikuly v Prostokvashino
Uncle Fyodor (voix)
Zima v Prostokvashino (1984) - Affiche
7.6 / 10
Zima v Prostokvashino
Uncle Fyodor (voix)
L'Intrépide soldat de plomb (1976) - Affiche
7 / 10
L'Intrépide soldat de plomb
The Tin Soldier (voix)
Le Hérisson dans le brouillard (1975) - Affiche
7.4 / 10
Le Hérisson dans le brouillard
Hedgehog (voix)
Rikki-Tikki-Tavi (1965) - Affiche
6.9 / 10
Rikki-Tikki-Tavi
Darzee (voix)
The Last Petal (1977) - Affiche
7.9 / 10
The Last Petal
Zhenya

Filmographie détaillée

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Master i Margarita (2011) - Affiche
2011
Police Academy : Mission à Moscou (1994) - Affiche
1994
Russkiy Regtaym (1993) - Affiche
Zinaida Petrovna
1993
Pryanik (1993) - Affiche
The Shingle (voix)
1993

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.