Lee Shumway: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lee Shumway en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
203
œuvres recensées
203 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1953
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, L'Introuvable inscrit Lee Shumway dans un Hollywood où les seconds rôles tenaient la mécanique des récits. Le nom de l’acteur apparaît alors au générique de plusieurs productions de studio, souvent dans des emplois de policier, de garde ou de témoin. Né le 3 mars 1884 à Salt Lake City, il meurt le 4 janvier 1959 à Los Angeles.
Les années muettes et les premiers studios
En 1917, Lee Shumway figure dans « The Star Witness » de Henry MacRae et « The Kingdom of Love » de Frank Lloyd. Ces premiers jalons montrent un acteur déjà présent dans le cinéma muet américain, à une période où les productions se multiplient et où les studios imposent des distributions serrées. Son nom de naissance, Leonard Charles Shumway, circule aussi sous plusieurs variantes, dont Leon C. Shumway et L. C. Shumway.
Quelques années plus tard, il apparaît dans « The Girl with the Champagne Eyes » de Chester M. Franklin, puis dans « A Beggar in Purple » d’Edgar Lewis. Il est aussi au générique de « L’Ève éternelle » de Lois Weber et de « Figures du passé » de Leo McCarey. Ces titres le placent dans des productions très diverses, du mélodrame à la comédie, sans qu’il quitte les marges discrètes du casting secondaire.
Dans les années 1920, il rejoint encore « The Bowery Bishop » de Colin Campbell, « The Vagabond Trail » de William A. Wellman et « Les Pirates de l’air » d’Irvin Willat. La même décennie le voit passer par « L’Oiseau de nuit » de Roland West et « One Minute to Play » de Sam Wood. Son visage circule ainsi dans des films de studio qui reposent sur une distribution abondante, avec des emplois souvent réduits à une présence brève mais utile.
Westerns, policiers et rôles de studio
En 1927, Lee Shumway figure dans « The Last Trail » de Lewis Seiler, « Quelle averse! » d’Edward F. Cline et « Great Mail Robbery » de George B. Seitz. Le répertoire s’oriente volontiers vers le western et le film d’action, des territoires qui deviendront réguliers dans sa filmographie. Il y revient avec « The Lone Defender » de Richard Thorpe en 1930.
La décennie 1930 le place dans des productions où il tient des emplois de policier, d’agent ou de notable local. Il apparaît dans « C’était son homme » de Lloyd Bacon, « A Very Honorable Guy » du même réalisateur et « L’Homme sans visage » de Robert Florey, où il joue le chef de la police. Il est aussi présent dans « L’Extravagant M. Deeds » de Frank Capra, crédité comme huissier, puis dans « The Preview Murder Mystery » de Robert Florey en chef de la police.
À cette époque, il travaille encore dans « Federal Man-Hunt » de Nick Grinde et « Painted Desert » de David Howard. Ces apparitions inscrivent sa présence dans une fabrication hollywoodienne très codée, où les silhouettes secondaires assurent la continuité des récits. Le studio utilise alors des interprètes capables d’apparaître dans des genres voisins sans rupture visible de ton.
La décennie 1940 et les grands titres populaires
En 1940, Lee Shumway apparaît dans « Les Raisins de la colère » de John Ford, où il est crédité comme deputy. La même période le mène dans « Le Fantôme du cirque » de James W. Horne, sous le nom de Frank Milford, puis dans « Franc Jeu », où il figure comme townsman. Il passe aussi par « Ma femme est une sorcière », qui marque sa présence dans une autre veine du cinéma de studio.
En 1942, il participe à « L’Agent invisible contre la Gestapo » de Fritz Lang, en brigadier, et à « Arizona Terrors » de George Sherman. La même année, il figure dans « Jesse James, Jr. » du même réalisateur. Ces rôles s’adossent à un monde de policiers, de représentants de l’ordre et de figures de passage, territoire où sa présence devient familière pour les équipes de studios.
En 1945, il joue Casey dans « La Belle de San-Francisco » de George Sidney. Trois ans plus tard, « La Cité sans voiles » le retrouve en patrolman. Il revient encore dans « La Blonde du Far-West » de David Butler en 1953, où il tient le rôle du barman aux favoris blancs. Ces films tardifs ferment une présence de longue durée dans le cinéma américain de studio.
Une présence étendue sur 4 décennies
Lee Shumway tourne entre 1913 et 1953, sur plus de 4 décennies. Cette durée le situe parmi ces interprètes que les productions sollicitaient pour des emplois précis, souvent brefs, mais indispensables à la lisibilité des scènes. Il traverse le muet, l’arrivée du parlant et l’âge des grands studios sans changer de fonction au sein de l’industrie.
Son nom de scène apparaît sous plusieurs formes, dont Leonard C. Shumway, Lee C. Shumway et L. C. Shumway. Cette variation des crédits accompagne une activité intense dans les marges du système hollywoodien. Elle laisse surtout voir un acteur que les réalisateurs reprennent d’un film à l’autre pour des rôles de police, d’administration ou de milieu, sans effet d’annonce.
Le cinéma lui offre des passages chez Frank Lloyd, Lois Weber, Leo McCarey, William A. Wellman, Mervyn LeRoy, Henry Hathaway, Fritz Lang ou George Sherman. Cette liste dessine une présence continue dans les studios américains, du western au drame social, du film criminel à la comédie. Lee Shumway meurt à 74 ans, le 4 janvier 1959, après une activité qui a accompagné plusieurs générations de productions hollywoodiennes.
- 1917: « The Star Witness » de Henry MacRae; « The Kingdom of Love » de Frank Lloyd
- 1918: « The Girl with the Champagne Eyes » de Chester M. Franklin
- 1920: « A Beggar in Purple » d’Edgar Lewis; « L’Ève éternelle » de Lois Weber
- 1921: « Figures du passé » de Leo McCarey; « The Alarm » de Robert F. Hill
- 1922: « Brawn of the North » de Laurence Trimble; « Le Train rouge » de Reginald Barker
- 1923: « The Gunfighter » de Lynn Reynolds; « T’excite pas » de John G. Blystone
- 1924: « The Bowery Bishop » de Colin Campbell; « The Vagabond Trail » de William A. Wellman; « Amour, quand tu nous tiens... » de James W. Horne
- 1925: « Introduce Me » de George J. Crone; « Les Pirates de l’air » d’Irvin Willat
- 1926: « L’Oiseau de nuit » de Roland West; « One Minute to Play » de Sam Wood
- 1927: « The Last Trail » de Lewis Seiler; « Quelle averse! » d’Edward F. Cline; « Great Mail Robbery » de George B. Seitz
- 1929: « Evangeline » d’Edwin Carewe; « So This Is College » de Sam Wood; « La Combine » de Malcolm St. Clair
- 1930: « The Lone Defender » de Richard Thorpe; « The Widow from Chicago » d’Edward F. Cline; « The Santa Fe Trail » d’Otto Brower; « Sweet Mama » d’Edward F. Cline; « Showgirl in Hollywood » de Mervyn LeRoy
- 1932: « Nuit d’aventures » de John G. Adolfi
- 1934: « C’était son homme » de Lloyd Bacon; « A Very Honorable Guy » de Lloyd Bacon; « L’Introuvable »; « O Inimigo Público Número Um »
- 1936: « L’Homme nu » de Leigh Jason; « L’Homme sans visage » de Robert Florey
- 1937: « Âmes à la mer » de Henry Hathaway; « Hollywood Cowboy » d’Ewing Scott et George Sherman
- 1938: « Federal Man-Hunt » de Nick Grinde; « Painted Desert » de David Howard
- 1940: « Les Raisins de la colère » de John Ford; « Le Fantôme du cirque » de James W. Horne
- 1941: « Two Gun Sheriff » de George Sherman; « Franc Jeu »
- 1942: « Arizona Terrors » de George Sherman; « Jesse James, Jr. » de George Sherman; « L’Agent invisible contre la Gestapo » de Fritz Lang; « Ma femme est une sorcière »
- 1945: « La Belle de San-Francisco » de George Sidney
- 1948: « La Cité sans voiles »
- 1950: « Trigger, Jr. »
- 1953: « La Blonde du Far-West » de David Butler
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