Lorraine Bracco: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lorraine Bracco en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
81
œuvres recensées
64 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1976
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1990, Martin Scorsese choisit Lorraine Bracco pour Karen Hill dans « Les Affranchis ». Le film la place d’emblée au centre d’un récit où la parole se charge de tension, puis son nom reste associé à ce rôle quand la série « Les Soprano » lui ouvre une place durable dans les maisons de production américaines. Née le 2 octobre 1954 à Bay Ridge, Brooklyn, New York City, elle a d’abord traversé des paysages de cinéma et de télévision sans suivre une ligne rectiligne, entre la France, les studios new-yorkais et les séries judiciaires ou criminelles.
De Bay Ridge à la France
Bay Ridge sert de point de départ à un itinéraire qui quitte très tôt New York. En 1974, elle s’installe en France et devient mannequin pour Jean-Paul Gaultier. Elle parle couramment français, détail qui compte quand ses premiers travaux à l’écran passent par le cinéma français.
En 1979, elle apparaît dans « Duos sur canapé » de Marc Camoletti. L’année suivante, elle joue dans « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes ? » de Jan Saint-Hamont, puis dans un épisode de « Commissaire Moulin ». En 1981, Paul Boujenah la distribue dans « Fais gaffe à la gaffe ! », où elle interprète Margaux. Ces premiers crédits dessinent une présence mobile, déjà partagée entre plusieurs industries et plusieurs langues.
La télévision française et le cinéma européen constituent alors un terrain d’entrée, mais ils ne l’enferment pas. En 1980, elle travaille dans « Commissaire Moulin », puis la décennie suivante l’amène vers des productions américaines plus visibles. Cette bascule se fait par étapes, sans rupture spectaculaire, et chaque rôle ajoute une pièce à un ensemble qui se constitue lentement.
Avant « Les Affranchis »
En 1987, elle joue dans « Le Dragueur » de James Toback et dans « Traquée » de Ridley Scott. Deux titres très différents, deux manières de l’amener vers des productions américaines où son visage devient repérable. En 1989, elle se retrouve dans « Une journée de fous » d’Howard Zieff, dans « Par une nuit de clair de lune » et dans « Sing » de Richard Baskin.
Cette séquence prépare le film qui va fixer durablement son nom. « Les Affranchis », sorti en 1990, la fait entrer dans l’univers de Martin Scorsese avec Karen Hill. Le rôle lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle la même année. La reconnaissance arrive par le biais d’un personnage pris dans une sphère mafieuse, mais le film la place surtout dans une circulation plus large entre cinéma de genre, cinéma d’auteur et récits de groupe.
Après ce sommet, elle reste dans les années 1990 sur des écrans multiples. En 1991, elle tourne dans « Talent for the Game » de Robert Milton Young et dans « Dans la peau d’une blonde » de Blake Edwards. En 1992, elle apparaît dans « Medicine Man » de John McTiernan, « Le Rêve de Bobby » de Richard Donner et « Traces de sang » d’Andy Wolk. En 1993, elle joue dans « Les Mille et une vies d’Hector » de Bill Forsyth et dans « Even Cowgirls Get the Blues » de Gus Van Sant.
L’ère « Les Soprano »
En 1999, « Les Soprano » la ramène au cœur d’une autre fiction liée à la mafia italo-américaine. Elle y tient le rôle du Dr Jennifer Melfi jusqu’en 2007. Le personnage devient l’un des repères de la série, qui lui donne une stabilité rare dans sa filmographie télévisuelle et une visibilité prolongée auprès du public américain.
La même période ne l’éloigne pas du cinéma. En 1995, elle apparaît dans « Basketball Diaries » de Scott Kalvert et dans « Hackers » de Iain Softley. En 1996, Élie Chouraqui la dirige dans « Les Menteurs ». En 1997, elle est dans « Silent Cradle » de Paul Ziller, puis en 1999 dans « Ladies Room » de Gabriella Cristiani. Le centre de gravité se déplace vers la télévision, mais les films restent présents autour de cette colonne vertébrale.
Au début des années 2000, elle revient dans des productions comme « Écarts de conduite » de Penny Marshall en 2001 et « Sex trouble » de Jay Lowi la même année. En 2003, elle figure au générique de « Death of a Dynasty » de Damon Dash, puis en 2005 de « My Suicidal Sweetheart » de Michael Parness. Ce va-et-vient entre cinéma et séries entretient une présence continue, sans dépendre d’un seul type de production.
Les séries des années 2000 et 2010
En 2005, elle joue Karla Grizano dans « New York, cour de justice ». Trois ans plus tard, elle rejoint « Les Reines de Manhattan » dans le rôle de Janice Lasher. En 2010, elle apparaît dans « New York, section criminelle » avant de retrouver une place centrale dans « Rizzoli and Isles », où elle interprète Angela Rizzoli de 2010 à 2016.
Cette même année, elle devient la narratrice de « I Married a Mobster ». En 2012, elle figure dans « Mulaney », puis en 2016 dans « Dice » et dans « BoJack Horseman », où elle prête sa voix au Dr Janet. La décennie suivante la retrouve dans « Blue Bloods » en 2017 et 2018, puis dans « La Colo magique » en 2018, sous les traits vocaux de la Reine.
En 2019, elle joue dans « Jerk » et dans « Master Maggie ». En 2020, elle apparaît dans « Talking Sopranos » et « AJ and the Queen ». La même année, elle figure aussi dans « A Ring for Christmas ». Le passage à la voix, à la narration et aux rôles de soutien ne relève pas d’un effacement, mais d’une circulation plus large dans les formats télévisuels contemporains.
Voix, retours et nouveaux écrans
En 2022, elle prête sa voix à Sofia la mouette dans « Pinocchio » de Robert Zemeckis. Deux ans plus tard, elle apparaît dans « The Union » de Julian Farino sous le nom de Lorraine McKenna, et dans « Monster Summer » dans le rôle de Mme Halverson. En 2025, elle doit figurer dans « Nonnas » de Stephen Chbosky, où elle incarne Roberta.
Ces apparitions récentes montrent une actrice qui traverse plusieurs formats sans quitter l’espace hollywoodien. Le doublage, la série, le téléfilm et le long métrage coexistent dans un même ensemble de rôles, du premier plan à la présence vocale. « Les Affranchis » et « Les Soprano » demeurent les repères les plus visibles, mais la filmographie va de 1979 à 2025 et passe par des cinéastes aussi divers que Scorsese, Ridley Scott, Blake Edwards, John McTiernan, Gus Van Sant, Penny Marshall ou Robert Zemeckis.
Le nom de Lorraine Bracco reste lié à deux figures issues de la même matière mafieuse, Karen Hill et Jennifer Melfi, mais sa présence ne se réduit pas à ces deux points de fixation. Entre la France de la fin des années 1970, les films américains des années 1980 et les séries des années 2000 et 2010, elle a occupé des espaces très différents de la fiction audiovisuelle, en gardant un lien constant avec les récits de groupe, les personnages féminins de confrontation et les formats où la parole compte autant que l’action.
Films et séries avec Lorraine Bracco
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Rôles de Lorraine Bracco
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