Frank Darabont: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Frank Darabont en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
43
œuvres recensées
34 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1981
- Dernière année recensée
- 2018
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1983, Frank Darabont tourne « The Woman in the Room », court métrage tiré de Chambre 312 de Stephen King. Le film circule peu, mais il attire l’attention de l’écrivain et ouvre une voie qui restera décisive. Le cinéaste, né le 28 janvier 1959 à Montbéliard, signe alors une première adaptation qui fixe d’emblée une part de sa méthode.
Des débuts par l’écriture et les plateaux
Frank Darabont commence dans le cinéma comme assistant de production et décorateur de plateau. Il travaille sur « Les Jours et les Nuits de China Blue » de Ken Russell en 1984, puis sur « Trancers » de Charles Band l’année suivante. Ces emplois l’installent dans les marges concrètes du tournage, loin des postes d’auteur qu’il occupera ensuite.
En 1987, il coécrit « Les Griffes du cauchemar » de Chuck Russell, puis « Le Blob » en 1988. La même veine continue avec « La Mouche 2 » de Chris Walas en 1989. Darabont écrit aussi pour « Les Aventures du jeune Indiana Jones » et « Les Contes de la crypte », deux séries où l’horreur et l’aventure commandent des récits serrés.
En 1994, il collabore au scénario de « Frankenstein » de Kenneth Branagh. Il dit alors avoir été mécontent du résultat final, estimant que le film avait dépouillé le scénario de ce qui lui paraissait essentiel.
Stephen King comme fil directeur
La relation avec Stephen King structure une large part de son travail. Après « The Woman in the Room », Darabont obtient les droits de « Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank ». Ce geste naît de l’impression produite par sa première adaptation sur l’écrivain, devenu un relais décisif dans sa carrière de réalisateur.
En 1994, il revient derrière la caméra avec « Les Évadés ». Le film, porté par Tim Robbins et Morgan Freeman, reçoit 7 nominations aux Oscars, dont celles du meilleur film et du meilleur scénario. Il obtient aussi une double nomination de la Writers Guild of America et de la Directors Guild of America. Le long métrage ne trouve pas son public en salles, mais il s’installe ensuite dans la mémoire cinéphile, jusqu’à figurer dans la liste des 100 meilleurs films de l’American Film Institute et au premier rang d’un classement IMDb.
En 1999, Darabont adapte une troisième histoire de King avec « La Ligne verte ». Tom Hanks tient le premier rôle dans ce drame situé lui aussi en prison. Le film devient le plus grand succès commercial d’une adaptation de Stephen King et reçoit 4 nominations aux Oscars, dont une nouvelle fois pour le meilleur film et le meilleur scénario.
En 2007, il retrouve encore l’auteur avec « The Mist », film d’horreur qu’il portait depuis ses débuts. Le projet referme une boucle ouverte par le court métrage de 1983 et prolonge un intérêt constant pour les récits où l’enfermement, la menace et la tension morale prennent le dessus.
Le détour par le cinéma de studio
En 2001, Frank Darabont signe « The Majestic », avec Jim Carrey, Laurie Holden et Martin Landau. L’intrigue suit un comédien amnésique autour d’un vieux cinéma restauré, ce qui l’éloigne des prisons de ses précédents films. Le résultat rencontre peu de faveur commerciale et critique.
Darabont travaille aussi comme script doctor pour Steven Spielberg sur « Il faut sauver le soldat Ryan » en 1998 et « Minority Report » en 2002. Il intervient encore sur « Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal », via un scénario intitulé Indiana Jones and the City of Gods, jugé acceptable par Spielberg mais rejeté par George Lucas.
En 2004, il passe par la production avec « Collatéral » de Michael Mann. La même période voit paraître « Walpuski's Typewriter », novella publiée en 2005 par Cemetery Dance, texte écrit alors qu’il avait environ 20 ans.
Télévision, séries et retours contrariés
En 2010, Darabont adapte « The Walking Dead » à la télévision. Il écrit et réalise le pilote, puis agit comme producteur délégué sur la première saison. Le casting réunit Jeffrey DeMunn et Laurie Holden, déjà dirigés par lui dans « La Ligne verte », « The Majestic » et « The Mist ».
Quelques mois plus tard, il quitte la fonction de showrunner après la première saison. Le désaccord porte sur la réduction du budget de la série pour la saison suivante. L’épisode marque un tournant dans son travail télévisuel, sans l’éloigner pour autant des projets de série.
Darabont développe ensuite « Mob City » pour TNT. La série se déroule à Los Angeles dans les années 1940, avec une esthétique de film noir. Six épisodes sont diffusés en décembre 2013, puis la chaîne ne prolonge pas l’aventure. En 2014, il intervient encore comme script doctor sur « Godzilla », en travaillant sur les personnages et la part émotionnelle.
Une filmographie resserrée, des formats variés
La liste de ses réalisations connues mêle court métrage, téléfilm, cinéma et séries. Elle commence avec « The Woman in the Room » en 1983, se poursuit avec « Enterré vivant » en 1990, puis « Les Évadés » en 1994. Viennent ensuite « La Ligne verte » en 1999, « The Majestic » en 2001, « The Mist » en 2007, « The Walking Dead » en 2010 et un épisode de « Stranger Things » en 2016.
La présence de Darabont dans les crédits de « The Walking Dead » ne se limite pas à la mise en scène. Il en est aussi le créateur, l’auteur et le producteur délégué, ce qui prolonge son intérêt pour les récits d’angoisse collective et les espaces clos. Sa participation à « Stranger Things » en 2016 rappelle qu’il reste sollicité pour sa maîtrise des climats de genre.
Son nom circule sous plusieurs formes, dont Frank A. Darabont, Frank Árpád Darabont, Ferenc Árpád Darabont et des translittérations en cyrillique, en coréen, en arabe ou en alphabet hongrois. Cette diversité de signatures accompagne une activité qui, depuis 1981, passe de la salle de montage aux plateaux, du scénario à la réalisation, sans jamais quitter les récits de tension qui l’ont accompagné.
Films et séries réalisés par Frank Darabont
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Frank Darabont
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


























































