Maïmouna Gueye: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Maïmouna Gueye en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
10
œuvres recensées
9 films · 1 série
- Première année recensée
- 2008
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Née le 25 février 1983, Maïmouna Gueye est une comédienne, autrice et metteuse en scène franco-sénégalaise dont le parcours s'est construit sur deux continents (Source : Wikipédia). Ses premières expériences scéniques ont lieu au Sénégal, où elle incarne le rôle-titre d'une adaptation de l'Antigone de Sophocle, sous la direction de l'écrivain haïtien Gérard Chenet (Source : Artistikrezo, 2017). Ce baptême du feu dans le registre tragique grec inaugure une trajectoire artistique tournée d'emblée vers les figures féminines en résistance.
Entre 1996 et 1998, elle se forme en parallèle à travers des stages de danse indienne, de clown et d'expression théâtrale au sein de l'espace artistique Sobo Badé à Toubab Dialao, au Sénégal (Source : Agences Artistiques). En 1998, elle s'installe en France et intègre dès 1999 le Conservatoire d'Art Dramatique d'Avignon, qu'elle fréquente jusqu'en 2003. La même année, elle obtient un Diplôme Universitaire sur la Recherche des Arts du Théâtre à l'Université d'Avignon (Source : Agences Artistiques). Cette double formation, à la fois pratique et théorique, constitue le socle académique sur lequel s'appuie l'ensemble de son travail ultérieur.
Création et mise en scène théâtrale
Dès ses premières années parisiennes, Maïmouna Gueye s'affirme non seulement comme interprète, mais également comme autrice et metteuse en scène. En 2003, elle crée Souvenirs de la dame en noir, une pièce qu'elle écrit et joue elle-même, présentée au Théâtre International de Langue Française (Source : Africultures, 2003). Trois ans plus tard, en 2006, elle signe Bambi, elle est noire, mais elle est belle, second spectacle à la veine engagée, dans lequel elle poursuit une réflexion critique sur les représentations liées au genre et à l'identité culturelle (Source : Wikipédia, Artistikrezo, 2017).
En parallèle de ces créations personnelles, elle intègre le cercle des Monologues du vagin d'Eve Ensler, adaptation française d'un texte devenu une référence internationale dans la défense des droits des femmes. En 2004, elle partage la scène avec Geneviève Casile et Sophie Guillemin pour une première reprise du spectacle (Source : Wikipédia). Elle retrouve ce texte entre 2008 et 2009, cette fois aux côtés de Micheline Dax et Fiona Gélin, puis de nouveau en 2011 au Théâtre Michel avec Geneviève Casile et Sophie Guillemin (Source : Wikipédia). Cette fidélité répétée à l'œuvre d'Ensler témoigne d'un engagement constant pour les questions de violences faites aux femmes, thématique qui traverse également ses propres textes.
Débuts et progression au cinéma
La transition vers le grand écran s'opère dès 2003 avec une apparition dans Gomez et Tavarès, réalisé par Gilles Paquet-Brenner (Source : IMDb, AlloCiné). L'année suivante, Jean-Pierre Mocky lui confie le principal rôle féminin de Touristes ? Oh yes ! (2004), marquant une première reconnaissance de son potentiel dans un registre comique populaire (Source : Wikipédia, AlloCiné). Ces deux films constituent les jalons initiaux d'une présence cinématographique appelée à se densifier progressivement.
En 2008, le téléfilm Le monde est petit, réalisé par Régis Musset, lui permet d'explorer la fiction télévisuelle dans le rôle de Fatou (Source : Wikipédia, IMDb). Quelques mois plus tard, elle retrouve Lucien Jean-Baptiste dans La Première Étoile (2009), où elle tient le rôle de la coiffeuse (Source : AlloCiné, IMDb). En 2010, c'est Anne Depétrini qui lui offre le rôle de Val dans Il reste du jambon ?, comédie à distribution chorale (Source : Wikipédia, AlloCiné). Cette capacité à naviguer entre différents formats — téléfilm, comédie populaire, registres dramatiques — témoigne d'une polyvalence qui s'accentuera dans la décennie suivante.
Collaborations déterminantes
La rencontre avec la réalisatrice Maïmouna Doucouré représente un tournant dans sa trajectoire cinématographique. En 2015, elle incarne Mariam dans le court métrage Maman(s), production qui vaut à Doucouré le César du meilleur court métrage en 2016 (Source : Wikipédia, IMDb). La collaboration se prolonge et s'amplifie en 2020 avec Mignonnes, long métrage sélectionné au Festival de Sundance, dans lequel Gueye tient le rôle central de la mère (Source : IMDb, AlloCiné).
L'année 2017 s'avère particulièrement charnière. Elle retrouve le réalisateur Lucien Jean-Baptiste dans Il a déjà tes yeux, où elle campe le personnage de Madame Diop (Source : Wikipédia, IMDb). Cette même année, elle incarne Évelyne Diakhaté, mère du protagoniste Samy, dans L'Ascension de Ludovic Bernard (Source : IMDb, AlloCiné). Peu après, Rachid Bouchareb lui confie le rôle d'Iman Touré dans Le Flic de Belleville (Source : Wikipédia, IMDb). En 2019, elle rejoint le casting de L'Ordre des médecins de David Roux dans le rôle d'une infirmière en service de réanimation (Source : IMDb).
Engagement littéraire et reconnaissance
En 2018, Maïmouna Gueye contribue à l'ouvrage collectif Noire n'est pas mon métier, dirigé par l'actrice Aïssa Maïga et publié aux Éditions du Seuil. Elle y signe l'essai intitulé « Bambi », dans lequel elle livre un témoignage sur les discriminations rencontrées dans le milieu professionnel du spectacle (Source : Wikipédia, Éditions du Seuil, 2018). L'ouvrage, réunissant dix-sept actrices noires françaises, est présenté en sélection au Festival de Cannes la même année et suscite un large écho médiatique.
Sa présence à l'écran se confirme dans les années 2020. En 2021, elle figure au générique de La Croisade dans le rôle de la femme du guide, et dans L'horizon où elle incarne Mariama (Source : IMDb). En 2022, elle participe au tournage du film américain The Woman King (Source : Wikipédia). Elle tient ensuite le rôle d'Aissata dans Petites mains de Nessim Chikhaoui (2024), puis apparaît dans Carjackers (2025) sous les traits d'Oumou (Source : IMDb, 2025).
Filmographie sélective
- 2003 : Gomez et Tavarès, réal. Gilles Paquet-Brenner
- 2004 : Touristes ? Oh yes !, réal. Jean-Pierre Mocky (rôle principal féminin)
- 2008 : Le monde est petit (téléfilm), réal. Régis Musset — Fatou
- 2009 : La Première Étoile, réal. Lucien Jean-Baptiste — la coiffeuse
- 2010 : Il reste du jambon ?, réal. Anne Depétrini — Val
- 2015 : Maman(s) (court métrage), réal. Maïmouna Doucouré — Mariam
- 2017 : Il a déjà tes yeux, réal. Lucien Jean-Baptiste — Madame Diop
- 2017 : L'Ascension, réal. Ludovic Bernard — Évelyne Diakhaté
- 2017 : Le Flic de Belleville, réal. Rachid Bouchareb — Iman Touré
- 2019 : L'Ordre des médecins, réal. David Roux — l'infirmière réanimation
- 2020 : Mignonnes, réal. Maïmouna Doucouré — la mère
- 2021 : La Croisade — la femme du guide
- 2021 : L'horizon — Mariama
- 2022 : The Woman King
- 2024 : Petites mains, réal. Nessim Chikhaoui — Aissata
- 2025 : Carjackers — Oumou
Spectacles théâtraux
- 2003 : Souvenirs de la dame en noir — texte et interprétation (Théâtre International de Langue Française)
- 2004 : Les Monologues du vagin, d'Eve Ensler — avec Geneviève Casile et Sophie Guillemin
- 2006 : Bambi, elle est noire, mais elle est belle — texte et interprétation
- 2008–2009 : Les Monologues du vagin (reprise) — avec Micheline Dax et Fiona Gélin
- 2011 : Les Monologues du vagin (reprise), Théâtre Michel — avec Geneviève Casile et Sophie Guillemin
Films et séries avec Maïmouna Gueye
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Galerie photos de Maïmouna Gueye
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