Audrey Fleurot: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Audrey Fleurot en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
75
œuvres recensées
54 films · 21 séries
- Première année recensée
- 2000
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2005, Alexandre Astier choisit Audrey Fleurot pour « Kaamelott », série qui commence alors sa diffusion sur M6. Elle y prête sa voix et son allure à la Dame du Lac, rôle bref mais immédiatement repérable, tandis qu’elle travaille déjà au théâtre et dans d’autres tournages. Cette première visibilité à la télévision ouvre une suite de rôles où elle passe d’une production chorale à une autre sans quitter la scène.
Formation à Paris et à Lyon
Née le 6 juillet 1977 à Mantes-la-Jolie, Audrey Fleurot grandit dans les Yvelines avant de rejoindre Paris pour ses études. Elle passe par le lycée Lamartine, où elle suit une formation en arts dramatiques, puis par l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, entre 1995 et 1997, dans l’UFR Arts plastiques et sciences de l’art. Elle intègre ensuite l’ENSATT de Lyon de 1997 à 2000.
Son rapport à la scène passe d’abord par le théâtre subventionné, au sein d’une troupe lyonnaise. Les spectacles s’y préparent sans auditions répétées ni casting permanent, dans une pratique collective qui l’éloigne des formats télévisuels. Elle tente malgré tout sa chance face à la caméra, sans résultat immédiat, et continue de jouer sur scène pendant que les essais pour l’audiovisuel se multiplient. Ce passage par le théâtre fixe une manière de travailler qui restera visible lorsqu’elle rejoint la télévision française.
Kaamelott, Engrenages, Un village français
Le tournant arrive avec « Kaamelott ». Alexandre Astier la recrute après l’avoir vue jouer à Lyon et lui confie la Dame du Lac, figure récurrente de la série. Le tournage avance vite, sur un rythme de sketches et de scènes très courtes, et Audrey Fleurot reste en parallèle disponible pour ses activités théâtrales. La série lui apporte un premier visage familier du public, dans un dispositif où son personnage surgit comme une présence à la fois drôle et énigmatique.
En 2005, elle rejoint aussi « Engrenages » sur Canal+, où elle joue Joséphine Karlsson, avocate ambitieuse et sans scrupules inspirée de Clarisse Serre. Le rôle attire l’attention de la critique, au point qu’un article de Libération la décrit comme « la plus infréquentable des avocates du petit écran ». Elle n’y reste pas toute la série, mais cette parenthèse suffit à installer une image de personnage frontal, hostile, souvent en rupture avec les usages habituels des figures féminines de fiction policière.
À partir de 2009, elle occupe l’un des premiers rôles d’« Un village français », feuilleton historique situé pendant l’Occupation. Elle y incarne Hortense Larcher, épouse du maire, personnage traversé par le désir, la transgression et la contradiction. La série dure jusqu’en 2017 et s’inscrit dans le temps long de France 3, ce qui laisse à son interprète une place durable dans les fictions françaises de la décennie. Dans ce cadre, elle glisse d’un registre à l’autre sans quitter les séries chorales qui ont d’abord fait son nom télévisuel.
Le cinéma après « Intouchables »
Au cinéma, Audrey Fleurot apparaît d’abord dans « Minuit à Paris » de Woody Allen en 2011, même si sa participation est largement coupée au montage. La même année, elle joue dans « Intouchables », second rôle au sein d’un film qui devient l’un des plus grands succès du box-office français. Ce titre change sa visibilité et l’installe dans une circulation plus large entre télévision et cinéma.
Elle enchaîne ensuite plusieurs comédies et films de genre au rythme d’une ou plusieurs sorties par an. En 2012, elle figure dans « Mais qui a re-tué Pamela Rose ? » de Kad Merad et Olivier Baroux. En 2013, elle apparaît dans « La Vraie Vie des profs », puis dans « La Confrérie des larmes », dont elle accompagne l’avant-première à Cabourg. L’année suivante, elle est au générique des « Reines du ring », sur fond de catch féminin, et de « Belle comme la femme d’un autre » de Catherine Castel. En 2016, elle tourne dans « Le Fantôme de Canterville » aux côtés de Michèle Laroque, puis dans « L’Idéal », autre comédie sortie la même année.
Cette présence régulière au cinéma s’appuie sur des seconds rôles, parfois brefs, parfois plus installés, qui lui donnent une visibilité constante sans l’enfermer dans un seul type de personnage. Les films varient, les réalisateurs changent, mais sa présence demeure identifiable dans des distributions souvent très différentes.
Netflix, séries chorales et HPI
La décennie 2010 la voit revenir régulièrement à la télévision, cette fois dans des formats plus longs et plus internationaux. Elle apparaît dans « Dix pour cent » en 2015, puis dans les mini-séries « Safe » en 2017 et « Le Bazar de la Charité » en 2019. Les deux productions Netflix prolongent sa présence dans des récits à diffusion large, où les personnages circulent vite d’un pays à l’autre par les plateformes.
En 2021, elle retrouve un premier rôle d’envergure avec « HPI : Haut Potentiel Intellectuel ». Elle y joue Morgane Alvaro, personnage central de la série, et y tient aussi une fonction de casting d’après la fiche locale. La série reçoit un accueil très large, et son interprète y reprend une place de tête dans la fiction télévisée française. Les crédits indiquent aussi une participation à « Transformers : Le Commencement » en 2024 pour une voix non créditée, signe d’un passage vers le doublage ou la participation vocale à des productions d’animation ou de franchise.
Audrey Fleurot passe également par des émissions de plateau et des apparitions en tant qu’invitée, dans « C à vous », « Quotidien » ou « LOL : Qui rit, sort ! ». Ces présences dessinent une actrice régulièrement sollicitée pour sa capacité à occuper l’écran hors fiction, sans quitter les séries qui structurent l’essentiel de sa notoriété.
Jury, apparitions et crédits retenus
En septembre 2013, Audrey Fleurot siège dans le jury du premier Festival du film canadien de Dieppe. En janvier 2017, elle rejoint le jury présidé par Jean-Paul Rouve au Festival international du film fantastique de Gérardmer, puis celui du Festival international du film policier de Beaune. Ces présences de festival accompagnent une activité qui ne se limite pas à l’interprétation, même si elles restent ponctuelles.
Ses crédits les plus marquants dessinent une ligne nette : « Kaamelott », « Engrenages », « Un village français », « Intouchables » et « HPI ». À côté de ces jalons, les films et séries plus courts forment une série de passages qui lui permettent de rester visible dans des formats différents. Les années 2000 et 2010 la voient ainsi naviguer d’une fiction chorale à une comédie populaire, puis à des mini-séries diffusées sur des plateformes internationales.
- « Femmes de loi » (2000) — Gaëlle Lemercier
- « Kaamelott » (2005) — La Dame du Lac
- « Engrenages » (2005) — Joséphine Karlsson
- « Un village français » (2009) — Hortense Larcher
- « Intouchables » (2011) — Magalie
- « Dix pour cent » (2015) — Self
- « HPI : Haut Potentiel Intellectuel » (2021) — Morgane Alvaro
- « Transformers : Le Commencement » (2024) — voix, non créditée
Films et séries avec Audrey Fleurot
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Rôles de Audrey Fleurot
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