Nicolas Gogol: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nicolas Gogol en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
154
œuvres recensées
144 films · 10 séries
Biographie
En 1829, le poème «Italie» paraît dans Le Fils de la patrie, à Saint-Pétersbourg, sous le nom de V. Alov. Nicolas Gogol vient d’arriver dans la capitale de l’Empire russe l’année précédente, après des études au gymnasium de Nijyn et un passage par un modeste emploi ministériel.
Sorochyntsi, Nijyn, puis Pétersbourg
Le 1er avril 1809, Nicolas Gogol naît à Sorochyntsi, dans le gouvernement de Poltava, alors dans l’Empire russe. Il grandit dans le domaine familial de Vassilievka, au sein d’une maison où la langue, les chants et les récits occupent une place décisive. Sa mère lui donne une éducation religieuse traditionnelle, tandis que son père écrit de petites pièces de théâtre et l’initie au goût des lettres.
L’enfant se forme aussi à l’écoute du folklore ukrainien. Il collecte des chansons, des proverbes, des dictons et prépare un matériau pour un dictionnaire ukrainien-russe. Cette fréquentation des chants populaires reste présente dans ses lettres, où il oppose les «annales sonores et vivantes» des chansons à des récits plus froids.
À partir de 1819, il étudie à l’école pour garçons de Nijyn, où il reste jusqu’à l’âge de 19 ans. Le théâtre y prend vite de la place. Dans l’_Œdipe à Athènes_ d’Ozérov, il joue Créon; dans Le Bavard de Nikolaï Khmelnitski, il tient le rôle principal. Il se fait remarquer dans des emplois comiques de vieilles femmes, dont la mère dans Le Dadais de Denis Fonvizine, joué en 1827.
Le virage pétersbourgeois
En 1828, Gogol quitte Nijyn et rejoint Saint-Pétersbourg avec l’idée d’entrer dans l’administration. La capitale lui offre d’abord un poste modeste dans un ministère. Il partage alors un appartement avec Alexandre Danilevski, condisciple qui restera ensuite souvent à ses côtés lors de voyages.
L’année suivante, le poème «Italie» ouvre sa présence publique dans la presse. Dans la foulée, il publie à compte d’auteur le poème narratif Gants Küchelgarten, toujours sous le pseudonyme de V. Alov. La séquence est brève, mais elle fixe un geste net: passer de l’administration au livre, puis au récit en prose et au théâtre.
Le texte fourni sur cette période insiste sur un tempérament travaillé très tôt par une idée d’utilité sociale. Gogol écrit vouloir rendre sa vie «nécessaire au bien de l’État» et ne pas perdre «une seule minute» sans faire le bien. Cette disposition accompagne ses débuts pétersbourgeois, où l’ambition littéraire ne se sépare pas d’une interrogation morale.
Les récits, le théâtre et les voix de l’Ukraine
La part la plus connue de l’œuvre de Gogol se déploie dans la nouvelle, le roman et la pièce. Parmi les titres attestés figurent «Les Âmes mortes», «Tarass Boulba», «Le Revizor» et Nouvelles de Pétersbourg, ensemble auquel appartiennent Le Nez et Le Journal d’un fou. La liste des œuvres principales mentionne aussi ces récits parmi ses textes les plus lus.
Le théâtre reste présent dans son travail avec Vive monsieur le maire, désigné comme pièce de théâtre, et Le Revizor, où la satire administrative trouve un terrain particulièrement net. Les titres gardent ici leur importance propre: ils ne servent pas seulement de jalons, ils montrent des formes diverses, du récit bref au théâtre en passant par le roman.
Ses textes circulent aussi hors de la littérature stricto sensu. «Le Manteau» est publié en 1926 comme livre, puis Diary of a Madman paraît en 1997 comme roman. Le même corpus alimente plus tard des adaptations et des relectures, dont La Veille de la nuit de la Saint-Jean en 1968 et Vij ou le Diable en 1967, tous deux donnés ici comme short story.
Du conte aux adaptations
Les titres rattachés à Gogol ne se limitent pas aux éditions littéraires de son siècle. Черевички, daté de 1928, est donné comme story, quand Barbarians apparaît en 2009 comme novel. La Légende de Viy, en 2014, reprend à son tour un matériau identifié comme story, tandis que Les Chroniques de Viy: Les Origines du mal est daté de 2017.
Cette circulation des titres sur plusieurs décennies ne dit pas une carrière au sens moderne, mais une présence continue des textes dans d’autres formats et d’autres époques. Le nom de Gogol revient aussi dans Tayna pechati drakona en 2019, où la mention des characters atteste encore une réactivation de son imaginaire dans une production tardive.
La diversité des mentions conservées va de la pièce au récit court, du roman au livre, sans hiérarchie imposée. Elle montre un auteur qui fournit des matrices narratives très différentes, capables de vivre dans des œuvres publiées longtemps après sa mort.
Une œuvre russe, un fond ukrainien
Gogol écrit en russe, mais son ancrage ukrainien traverse sa formation et ses sujets. Le texte biographique le décrit comme un écrivain russe d’origine ukrainienne, issu d’une ancienne famille cosaque ukrainienne. Il est aussi présenté comme l’un des représentants majeurs de l’«école ukrainienne» de la littérature russe.
La collecte de chants populaires, l’attention au parler local et le goût du folklore restent des constantes de sa vie intellectuelle. Sa correspondance évoque même une chanson ukrainienne qu’il tient pour sa préférée, Oh, sous le cerisier. Cette fidélité aux chants populaires accompagne l’ensemble de son travail et donne à ses récits une source distincte, prise dans la mémoire orale.
Sa mort survient à Moscou, le 4 mars 1852. Entre 1809 et 1852, il aura laissé des livres et des pièces qui continuent de circuler sous plusieurs formes, avec des titres repris, adaptés, rejoués et relus bien après sa disparition.
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