Max Linder: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Max Linder en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
129
œuvres recensées
129 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1905
- Dernière année recensée
- 1924
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1905, Charles Pathé l’engage pour «faire du cinématographe». Max Linder tourne alors près d’un film par jour, après avoir quitté Saint-Loubès où il est né le 16 décembre 1883. À Paris, il passe des scènes de boulevard aux studios, puis impose un personnage de dandy élégant qui traverse le muet français.
Du Conservatoire de Bordeaux à Pathé
Gabriel-Maximilien Leuvielle grandit à Cavernes, lieu-dit rattaché à Saint-Loubès, en Gironde. Après des études au lycée de Talence, il entre au Conservatoire de Bordeaux, d’où il est renvoyé durant sa deuxième année après une altercation avec un professeur.
Il continue pourtant à jouer le répertoire classique sous le nom de Max Lacerda, demandé par son père. En 1904, il choisit le nom de Max Linder. La même année, il monte à Paris rejoindre un ancien professeur de déclamation qui dirige le théâtre de boulevard de l’Ambigu, puis joue aussi aux Variétés.
Une lettre de recommandation l’amène chez Pathé. L’entreprise l’engage en 1905 pour écrire, réaliser et jouer. Son premier court-métrage s’intitule «Le Premier cigare d’un collégien». Il tourne aussi Les Contrebandiers en 1906 et Un drame à Séville, avant que la comédie ne le place au premier plan des studios.
Le personnage de «Max»
Après quelques sketches burlesques et des comédies d’époque, il crée un personnage de jeune dandy élégant, hâbleur, entraîné dans des aventures loufoques. Ce rôle s’accompagne d’une silhouette reconnaissable, avec chapeau haut-de-forme ou melon et petite moustache.
Le départ d’André Deed pour l’Italie en 1908 lui ouvre davantage d’espace chez Pathé. Le personnage de «Max» naît en 1910 avec «Les Débuts de Max au cinéma». Dès lors, une centaine de courts-métrages se succèdent, parmi lesquels Comment Max fait le tour du monde, Max hypnotisé, Max ne se mariera pas et Max fiancé.
Il joue tour à tour escamoteur, professeur de tango, toréador, pédicure, maître d’hôtel ou médecin. Plusieurs films le montrent face à une fiancée volage, en duel ou aux prises avec un abus de quinquina. Max Linder devient aussi l’interprète d’un film coréalisé avec Paul Garbagni, Max et Nick Winter.
Charlie Chaplin s’inspire de ce jeu et de ces inventions pour créer Charlot. Le nom de Max Linder circule alors bien au-delà de la France, porté par les courts-métrages de Pathé et par des tournées à l’étranger. En 1912 et 1913, il part en Espagne, en Allemagne puis en Russie, où des scènes sont intégrées à ses films comme Max toréador et Max, professeur de tango.
Guerre, convalescences et retour en France
La Première Guerre mondiale interrompt brutalement ce rythme. Son contrat avec Pathé prévoyait 150 films sur 3 ans, à raison d’un film par semaine. Envoyé au front, gazé, il est réformé définitivement.
En 1916, il signe avec les studios Essanay de Chicago un contrat de 5 000 $ par semaine. Sa santé fragile ne lui permet de tourner que 3 films sur les 12 prévus. Après un séjour dans un sanatorium de Los Angeles, il rentre en France pour se soigner.
Plus d’un an s’écoule avant un nouveau tournage. Tristan Bernard lui demande de participer à l’adaptation du Petit Café, tournée par Raymond Bernard avec Jane Renouardt. Le film reçoit un accueil enthousiaste. Le 21 mars 1919, il inaugure le Ciné Max Linder, sur les grands boulevards parisiens, où il diffuse ses propres œuvres.
Hollywood, puis les derniers films
À la fin de 1919, Max Linder repart à Hollywood. Il y travaille comme producteur, scénariste, metteur en scène et principal interprète de 3 longs métrages: «Sept Ans de malheur», «Soyez ma femme» et «L’Étroit Mousquetaire». La scène du miroir de Sept Ans de malheur sera reprise plus tard par les Marx Brothers.
Après L’Étroit Mousquetaire, il rentre en Europe convalescent. Douglas Fairbanks lui envoie un télégramme de félicitations pour le succès du film. En France, le film reçoit un accueil chaleureux, puis Max Linder tourne avec Abel Gance dans «Au secours!», où il parie de rester au moins une heure dans un château prétendument hanté.
En 1921, il rencontre Hélène Peters à Chamonix. La mère de la jeune fille refuse d’abord la demande en mariage, puis cède après le scandale médiatique provoqué par l’enlèvement vers Monte-Carlo. Le 1 er août 1923, ils se marient civilement à Paris, puis religieusement le 23 août à l’église Saint-Honoré-d’Eylau.
Le 23 février 1924, pendant un tournage aux studios viennois de la Vita Films, il tente de se suicider à l’hôtel au Véronal. Il est sauvé à temps. En juin 1924 naît leur fille Maud, dite Josette. Il part ensuite en Autriche tourner Le Roi du cirque avec Vilma Bánky, puis prépare Le Chevalier Barkas et une adaptation du Chasseur de chez Maxim’s, avant d’abandonner ses projets. Le 31 octobre 1925, il meurt à Paris, à 41 ans.
- 1905 — Le Premier cigare d’un collégien
- 1906 — Les Contrebandiers
- 1906 — Un drame à Séville
- 1910 — Les Débuts de Max au cinéma
- 1912 — Le Roman de Max
- 1919 — Le Petit Café
- 1921 — Sept Ans de malheur
- 1921 — Soyez ma femme
- 1922 — L’Étroit Mousquetaire
- 1924 — Au secours!
- 1924 — Le Roi du cirque
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