Ernest Haller: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ernest Haller en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
143
œuvres recensées
142 films · 1 série
- Première année recensée
- 1920
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1940, Ernest Haller reçoit l’Oscar de la meilleure photographie en couleur pour Autant en emporte le vent. Le nom du directeur de la photographie figure déjà depuis longtemps sur les génériques des studios hollywoodiens, de Capitaine Blood en 1935 à La Fureur de vivre en 1955, puis Qu'est-il arrivé à Baby Jane? en 1962 et Star Trek en 1966.
Los Angeles et les studios muets
Ernest Haller naît le 31 mai 1896 à Los Angeles. Il appartient à cette génération de techniciens qui travaillent très tôt dans l’industrie cinématographique californienne, alors que la ville devient un centre de production majeur.
Ses premiers crédits datent de 1920 avec The Discarded Woman, For Love or Money et Why Women Sin, trois films de Burton L. King. Le début des années 1920 le voit passer d’un réalisateur à l’autre, de Chester Withey à Ralph Ince, puis Alfred Santell et Howard Higgin, sur des titres comme Outcast, Le Dernier Voyage du Nancy B et La Femme sauvage.
Le rythme s’accélère vite. En 1927 et 1928, il travaille sur French Dressing, Pour l'amour de Mike, Harold Teen et La Petite Dame du vestiaire, avant d’entrer dans le cinéma parlant avec Rues sombres et Young Nowheres en 1929.
Warner, les années 1930
Au début des années 1930, Haller se retrouve associé à plusieurs productions Warner, avec La Patrouille de l'aube de Howard Hawks en 1930, puis Nuit après nuit d’Archie Mayo et The Crash de William Dieterle en 1932. Ces titres le placent au contact d’une série de cinéastes très actifs dans les grands studios.
L’année 1933 marque une présence soutenue avec Le Serpent mamba, Kaspa, fils de la brousse, The Emperor Jones et Sa douce maison. Il revient l’année suivante avec Mariage secret, Journal of a Crime, The Key et L'Oiseau de feu, puis retrouve Michael Curtiz sur Capitaine Blood en 1935.
La décennie se prolonge avec Une journée de printemps, Une certaine femme, Le Grand Garrick et L'Insoumise. En 1939, il signe l’image de Les Fantastiques Années 20, de Autant en emporte le vent et de Victoire sur la nuit, trois films très différents par leur décor et leur tonalité.
L’image des grands mélodrames
Autant en emporte le vent, réalisé par Victor Fleming, reste l’un des sommets de sa carrière. Le film lui vaut l’Oscar de la meilleure photographie en couleur en 1940, récompense attribuée à une époque où la couleur demeure encore rare dans les grandes superproductions.
La même période le conduit vers L'Étrangère d’Anatole Litvak en 1940, puis L'Entraîneuse fatale de Raoul Walsh et Fiancée contre remboursement de William Keighley en 1941. Haller accompagne ensuite des mélodrames et des récits plus intimes, avec Le Lys de Brooklyn en 1945, Le Roman de Mildred Pierce de Michael Curtiz, puis Femme aimée est toujours jolie en 1944.
Au même moment, il retrouve Edmund Goulding sur Une certaine femme puis Victoire sur la nuit, signe d’un compagnonnage régulier avec plusieurs metteurs en scène du système hollywoodien. La photographie y travaille les contrastes, les intérieurs, les visages et les zones d’ombre, au service d’histoires où l’espace compte autant que les dialogues.
De la Warner au film noir
En 1955, Haller signe l’image de La Fureur de vivre de Nicholas Ray, film qui inscrit son nom dans une autre génération de récits hollywoodiens. Il travaille peu après sur L'Homme de l'Ouest d’Anthony Mann en 1958, puis retrouve un registre de maison bourgeoise et de huis clos avec Qu'est-il arrivé à Baby Jane? de Robert Aldrich en 1962.
La période suivante l’amène vers La mort frappe trois fois en 1964, avant Star Trek en 1966, où il occupe la fonction de directeur de la photographie. Ces titres, espacés sur plus de 10 ans, montrent une activité qui se maintient à travers des formes très différentes du cinéma américain.
Ernest Haller meurt le 21 octobre 1970 à Marina del Rey, en Californie. Il laisse derrière lui une présence durable dans l’histoire technique des studios, du muet à la télévision de science-fiction, avec une signature liée à plusieurs films majeurs du cinéma hollywoodien.
- The Discarded Woman (1920) — directeur de la photographie
- For Love or Money (1920) — directeur de la photographie
- Why Women Sin (1920) — directeur de la photographie
- Outcast (1922) — directeur de la photographie
- Le Dernier Voyage du Nancy B (1923) — directeur de la photographie
- Capitaine Blood (1935) — directeur de la photographie
- Les Fantastiques Années 20 (1939) — directeur de la photographie
- Autant en emporte le vent (1939) — directeur de la photographie
- Victoire sur la nuit (1939) — directeur de la photographie
- L'Étrangère (1940) — directeur de la photographie
- Le Roman de Mildred Pierce (1945) — directeur de la photographie
- La Fureur de vivre (1955) — directeur de la photographie
- L'Homme de l'Ouest (1958) — directeur de la photographie
- Qu'est-il arrivé à Baby Jane? (1962) — directeur de la photographie
- La mort frappe trois fois (1964) — directeur de la photographie
- Star Trek (1966) — directeur de la photographie
Filmographie de Ernest Haller
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Filmographie détaillée
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