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Raymond Cordy - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
130
Né
09/12/1898
Lieu de naissance
Vitry-sur-Seine, Val-de-Marne, France
Décédé
23/04/1956 (57 ans)

Raymond Cordy: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :R. Cordy,Victor Raymond Cordioux

Repères de carrière

La carrière de Raymond Cordy en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

130

œuvres recensées

130 films · 0 séries

Première année recensée
1930
Dernière année recensée
1956

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1931, René Clair confie à Raymond Cordy un rôle dans « À nous la liberté ». Le film installe son nom dans le paysage du cinéma français et fixe une présence d’interprète associée aux comédies de l’entre-deux-guerres. Avant cela, il a déjà travaillé dans « Chacun sa chance » en 1930, sous le nom de Victor Raymond Cordioux.

Vitry-sur-Seine, les forains et le théâtre ambulant

Victor Raymond Cordioux naît le 9 décembre 1898 à Vitry-sur-Seine. Issu d’une famille de circassiens, il grandit dans un univers de déplacements et de représentations itinérantes. La famille parcourt la France avec un théâtre en toile appelé le théâtre Cordioux.

Cette enfance mobile l’inscrit d’emblée dans un rapport direct au jeu et au spectacle. Avec son beau-frère, il fonde plus tard un théâtre ambulant, le théâtre Rolla-Cordiou. Le cadre familial précède donc son entrée au cinéma sans effacer ce lien premier avec la scène foraine.

Au cours de la Première Guerre mondiale, il sert comme opérateur cinématographique lors de son appel sous les drapeaux. Incorporé dans le 155e régiment d’infanterie en avril 1917, il passe dans l’aviation en février 1918 comme mécanicien, puis revient dans ses foyers en mai 1920. La guerre inscrit une autre expérience concrète dans sa vie avant les plateaux.

René Clair et les comédies de l’entre-deux-guerres

En 1930, « Chacun sa chance » de René Pujol et Hans Steinhoff lui donne le rôle du pochard. La même année, il apparaît dans « La Petite Lise » de Jean Grémillon, puis dans « Le Million » de René Clair comme chauffeur de taxi. Ces premiers crédits installent une série de personnages populaires, souvent brefs mais nettement dessinés.

René Clair lui offre ensuite un rôle important dans « À nous la liberté » en 1931. Cordy devient Louis dans ce film, puis retrouve le cinéaste dans « Quatorze juillet » en 1933, où il interprète Raymond. « Le Dernier Milliardaire » en 1934 le ramène encore à cet ensemble, cette fois dans la peau d’un valet.

Cette collaboration dessine une fidélité précise. Cordy y occupe des emplois de comédie, souvent liés aux métiers modestes ou aux silhouettes de service, du chauffeur au valet, sans quitter le registre des personnages ordinaires. Le rapport à René Clair traverse plusieurs années et plusieurs formes de films.

Années 1930, rôles de travailleurs et figures de troupe

En 1931, « Boule de gomme » de Georges Lacombe le montre en machiniste. L’année suivante, il passe par « Les Croix de bois » de Raymond Bernard comme soldat Vairon, puis par « Le Bidon d’or » de Christian-Jaque dans le rôle de Boulot. Les titres se succèdent sans que le jeu quitte ces personnages de terrain, ancrés dans des activités concrètes.

En 1933, Cordy traverse « Les Requins du pétrole » d’Henri Decoin et Rudolf Katscher sous le nom de Hans Mertens, puis « La Garnison amoureuse » de Max de Vaucorbeil où il joue Pierre, le deuxième classe. La même année, « Le Testament du docteur Mabuse » de Fritz Lang et René Sti lui attribue Karetzky. Cette suite associe son nom à des productions très différentes, du film de guerre à l’intrigue policière.

Sur cette période, il passe aussi par « Au bout du monde » d’Henri Chomette et Gustav Ucicky, « Colomba » de Jacques Séverac et « Les Bleus du ciel » d’Henri Decoin. Les rôles vont du petit employé au militaire, sans que la liste n’ait besoin d’être exhaustive pour montrer la régularité de sa présence. « Pomme d’amour » de Jean Dréville et « Toboggan » d’Henri Decoin complètent cette séquence active.

Des années 1930 aux années 1940

En 1934, Cordy apparaît dans « Pension Mimosas » de Jacques Feyder comme Morel, puis dans « L’Auberge du petit dragon » de Jean de Limur en Émile. Il figure aussi dans « L’Hôtel du libre échange » de Marc Allégret, « L’Or dans la rue » de Curtis Bernhardt et « L’Aristo » d’André Berthomieu. L’année est dense sans devenir répétitive, chaque titre le plaçant dans un décor social différent.

La suite immédiate le mène à « Retour au paradis » en 1935, à « Le Billet de mille » la même année comme inspecteur, puis à « Train de plaisir » en 1936 dans le rôle de Pigeonnet. Il est aussi Boyer dans « Le Roman d’un spahi » la même année. Ces apparitions dessinent un acteur sollicité par plusieurs cinéastes pour des emplois secondaires fermes, souvent identifiables par leur fonction.

En 1938, « Le Cœur ébloui » prolonge cette activité, avant la guerre et l’après-guerre. Le rythme reprend avec « La Grande Marnière » en 1945 où il joue Courtois, puis « Le Village de la colère » en 1947 comme Richelieu. En 1949, « 56, rue Pigalle » lui donne le rôle du chauffeur de taxi.

Les dernières apparitions

En 1952, Cordy tient le rôle de Francis, bartender dans « Manina, la fille sans voiles ». Ce crédit tardif marque une présence toujours active au début des années 1950. Le film s’ajoute à une filmographie déjà traversée par des personnages de chauffeurs, d’ouvriers, de militaires et d’hommes de service.

Raymond Cordy meurt le 23 avril 1956 à Paris, à 57 ans. Il est inhumé au cimetière ancien de Charenton-le-Pont. Le dernier trait du dossier biographique tient à cette continuité simple: une vie née dans le spectacle ambulant, entrée tôt dans le cinéma, tenue jusqu’aux années 1950 sans rupture de ton.

Films et séries avec Raymond Cordy

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Bidon d'or (1932) - Affiche
6.3 / 10
Le Bidon d'or
Boulot
Sidi-Bel-Abbès (1954) - Affiche
7 / 10
Sidi-Bel-Abbès
Inconnu
La brigade en jupons (1936) - Affiche
10 / 10
La brigade en jupons
Casimir

Rôles de Raymond Cordy

Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.

Galerie photos de Raymond Cordy

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

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Bonjour jeunesse (1957) - Affiche
1957
La fierecilla domada (1956) - Affiche
Bautista de Martos
1956
Les Grandes Manœuvres (1955) - Affiche
Photographer, Lucie's father
1955
Le Congrès des belles-mères (1954) - Affiche
1954
Trois Jours de bringue à Paris (1954) - Affiche
Le garçon de restaurant
1954
Sidi-Bel-Abbès (1954) - Affiche
1954
Tourments (1954) - Affiche
Jo Bractonne
1954
Piédalu député (1954) - Affiche
1954
Tourbillon (1953) - Affiche
Le régisseur
1953
Manina, la fille sans voiles (1952) - Affiche
1952

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Georges Bever - Photo
Georges Bever
1884–1973
Pierre Larquey - Photo
Pierre Larquey
1884–1962
Paul Azaïs - Photo
Paul Azaïs
1903–1974
René Génin - Photo
René Génin
1890–1967
Félix Oudart - Photo
Félix Oudart
1881–1956