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Connu pour
Direction artistique
Sexe
Homme
Crédits connus
47
Né
09/11/1901
Lieu de naissance
Compiègne, Oise, Hauts-de-France, France
Décédé
12/02/1988 (86 ans)

Jacques Colombier: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Jacques Colombier en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

46

œuvres recensées

46 films · 0 séries

Première année recensée
1925
Dernière année recensée
1965

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Jacques Étienne Colombier est un chef décorateur et directeur artistique français de cinéma, né en novembre 1901 à Compiègne, dans l’Oise, et mort en février 1988 à Paris. (Source : Wikipédia, s.d.) Son activité se déploie principalement des années 1920 au milieu des années 1960, période durant laquelle il s’impose comme l’un des décorateurs les plus sollicités de la production française de studio. (Source : Wikipédia, s.d.) Il commence sa carrière de décorateur à la fin des années 1920, au moment où le cinéma parlant s’installe durablement en France et où les grands studios cherchent à structurer des équipes techniques permanentes. (Source : Wikipédia, s.d.) Très tôt, son travail se caractérise par des décors mobiles et modernes, conçus pour tirer parti des possibilités de construction en studio et répondre aux exigences d’une mise en scène fluide. (Source : Wikipédia, s.d.) )

Colombier travaille longuement aux studios de Joinville, qui constituent alors l’un des pôles majeurs de la production française, notamment pour les films de comédie et de prestige des années 1930. (Source : Wikipédia, s.d.) Dans ce cadre, il met au point un style de décors modernes décrit comme « d’une grande liberté de facture », profitant des marges d’expérimentation qu’offre la fabrication en studio par rapport à l’architecture bâtie. (Source : Wikipédia, s.d.) Sa carrière s’inscrit ainsi dans l’évolution du cinéma français d’avant la Nouvelle Vague, au moment où la direction artistique devient un élément structurant de l’identité visuelle des films. (Source : Wikipédia, s.d.) Il demeure durant plusieurs décennies une figure régulière des génériques, à la fois comme chef décorateur, décorateur et directeur artistique, en fonction des projets et des réalisateurs. (Source : Wikipédia, s.d.) )

Jacques Colombier est par ailleurs le frère du réalisateur et scénariste Pierre Colombier, dont il signe les décors sur la plupart des films, ce qui contribue à inscrire son travail dans une continuité artistique au sein d’une même famille professionnelle. (Source : Wikipédia, 2005) Cette proximité favorise une collaboration suivie sur des comédies et productions populaires de l’entre-deux-guerres. (Source : Wikipédia, 2005) Sa filmographie, très fournie, le place au croisement de plusieurs courants du cinéma français : comédie, mélodrame, films judiciaires, œuvres à sujet historique ou mondain. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette diversité de genres laisse apparaître un professionnel sollicité par des cinéastes aux univers distincts, mais soucieux de disposer d’une conception cohérente de l’espace filmé. (Source : Wikipédia, s.d.)

Années 1920–1930 : débuts et affirmation dans le cinéma de studio

Jacques Colombier entame sa carrière de chef décorateur avec Dolly de Pierre Colombier, sorti en 1928, puis enchaîne avec La Tentation de René Barberis et René Leprince en 1929, deux films qui l’installent dans le circuit professionnel. (Source : Wikipédia, s.d.) Au début des années 1930, il signe les décors de Mon gosse de père de Jean de Limur (1930) et d’Accusée, levez-vous ! de Maurice Tourneur (1930), confirmant sa présence sur des productions importantes du passage au parlant. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette même année, il retrouve Pierre Colombier pour Chiqué, consolidant une collaboration familiale qui va s’étirer sur plusieurs titres. (Source : Wikipédia, s.d.) En parallèle, il travaille comme décorateur sur Chacun sa chance de René Pujol et Hans Steinhoff en 1931, signe que son savoir-faire est également sollicité en dehors de ses fonctions de chef décorateur. (Source : Wikipédia, s.d.) )

Les années 1931–1934 marquent une phase d’intensification de son activité. (Source : Wikipédia, s.d.) Il conçoit notamment les décors du Poignard malais de Roger Goupillières (1931), du Roi du cirage de Pierre Colombier (1931), de Grains de beauté de Pierre Caron (1932) ou encore de Paris-Méditerranée de Joe May (1932), autant de films qui témoignent d’une insertion durable dans la production courante. (Source : Wikipédia, s.d.) En 1933, il travaille sur Le Voleur et L’Homme mystérieux de Maurice Tourneur, ainsi que sur Toto de Jacques Tourneur, Tout pour rien de René Pujol, L’Héritier du Bal Tabarin de Jean Kemm et Théodore et Cie de Pierre Colombier. (Source : Wikipédia, s.d.) Ce volume de collaborations illustre un rythme soutenu, caractéristique des équipes techniques de studio où les chefs décorateurs enchaînent rapidement les tournages. (Source : Wikipédia, s.d.) )

En 1934, il signe les décors de Antonia, romance hongroise de Jean Boyer et Max Neufeld, Prince de minuit de René Guissart, Une femme chipée de Pierre Colombier, Sapho de Léonce Perret et Ces messieurs de la Santé de Pierre Colombier. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette même période le voit intervenir sur la comédie musicale et l’illustration de sujets parisiens, notamment avec La Vie parisienne de Robert Siodmak et L’École des cocottes de Pierre Colombier en 1935. (Source : Wikipédia, s.d.) En tant que décorateur, il participe aussi à Les Gaietés de l’escadron de Maurice Tourneur (1932) et, un peu plus tard, à Lidoire (1933), confirmant sa capacité à adapter ses propositions visuelles à des tonalités comiques ou satiriques. (Source : Wikipédia, s.d.) Durant cette décennie, son nom se fixe ainsi durablement au générique d’une production française structurée par les studios et les compagnies comme Pathé-Natan. (Source : Wikipédia, 2024)

Collaborations et genres des années 1930–1940

Au mitan des années 1930, Jacques Colombier poursuit son travail avec des réalisateurs variés. (Source : Wikipédia, s.d.) Il signe les décors de Les Loups entre eux de Léon Mathot (1936) et retrouve Pierre Colombier pour Le Roi la même année, tandis qu’il est crédité comme décorateur sur Un grand amour de Beethoven d’Abel Gance en 1937. (Source : Wikipédia, s.d.) Il intervient également sur des comédies populaires comme Ignace (1937) et Les Rois du sport (1937), toutes deux réalisées par Pierre Colombier, qui le maintiennent au cœur d’un cinéma de divertissement grand public. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette diversité témoigne d’une capacité à accompagner des projets de tonalités très différentes, du film musical au récit biographique. (Source : Wikipédia, s.d.) )

L’année 1938 est particulièrement dense : il conçoit les décors de Le Dompteur de Pierre Colombier, La Chaleur du sein de Jean Boyer, Les Nouveaux riches d’André Berthomieu et Mon curé chez les riches de Jean Boyer. (Source : Wikipédia, s.d.) Comme décorateur, il est associé à Tricoche et Cacolet de Pierre Colombier, qui prolonge la veine comique déjà présente dans sa filmographie. (Source : Wikipédia, s.d.) L’année suivante, il travaille sur Circonstances atténuantes de Jean Boyer et Le Veau gras de Serge de Poligny, inscrivant son nom dans un ensemble de films produits à la veille de la guerre. (Source : Wikipédia, s.d.) Dans ces œuvres, la direction artistique contribue à installer un cadre urbain ou bourgeois qui accompagne les intrigues de mœurs et les portraits de groupes. (Source : Wikipédia, s.d.) )

Durant la période de l’Occupation, Colombier reste actif. (Source : Wikipédia, s.d.) Il signe les décors de L’Amant de Bornéo de Jean-Pierre Feydeau et René Le Hénaff (1942) et de Le Prince charmant de Jean Boyer (1942), tandis qu’il travaille comme décorateur sur Le Destin fabuleux de Désirée Clary de Sacha Guitry (1942). (Source : Wikipédia, s.d.) Il participe ensuite à Le Colonel Chabert de René Le Hénaff (1943), Adémaï bandit d’honneur de Gilles Grangier (1943), Des jeunes filles dans la nuit de René Le Hénaff (1943) et Coup de tête du même réalisateur (1944). (Source : Wikipédia, s.d.) Ces films montrent un élargissement de son champ d’intervention, du film historique à la comédie, en passant par des récits tirés de la littérature ou mettant en scène des personnages populaires. (Source : Wikipédia, s.d.) )

Après-guerre : collaborations avec Cayatte, Grangier et L’Herbier

Après la Libération, Jacques Colombier continue de travailler à un rythme soutenu. (Source : Wikipédia, s.d.) En 1945, il est chef décorateur sur Le Roi des resquilleurs de Jean Devaivre, puis signe les décors d’Au petit bonheur de Marcel L’Herbier (1946), de Mensonges de Jean Stelli (1946) et de La Revanche de Roger la Honte d’André Cayatte (1946). (Source : Wikipédia, s.d.) Il poursuit avec Dernier Refuge de Marc Maurette (1947), Fantômas de Jean Sacha (1947), ainsi qu’avec Rapide de nuit de Marcel Blistène (1948) et Cité de l’espérance de Jean Stelli (1948). (Source : Wikipédia, s.d.) Dans le même temps, il exerce les fonctions de directeur artistique sur Route sans issue de Jean Stelli (1948), marquant une extension de son rôle vers la supervision globale de l’image. (Source : Wikipédia, s.d.) )

À la fin des années 1940, il collabore de nouveau avec Gilles Grangier sur Jo la Romance (1949) comme chef décorateur, et participe comme directeur artistique à Cinq tulipes rouges de Jean Stelli (1949) ainsi qu’à La Bataille du feu de Maurice de Canonge (1949). (Source : Wikipédia, s.d.) En 1950, il signe les décors d’Amour et compagnie de Gilles Grangier et de Justice est faite d’André Cayatte, film important dans la carrière du cinéaste et dans la représentation des débats judiciaires à l’écran. (Source : Wikipédia, s.d.) Ces collaborations resserrées avec Cayatte et Grangier structurent une part significative de son activité d’après-guerre, sur des films mêlant enjeux moraux, portraits de milieux sociaux et récits policiers. (Source : Wikipédia, s.d.) Elles confirment sa place au sein d’un réseau régulier de réalisateurs qui font appel à lui pour la cohérence visuelle de leurs films. (Source : Wikipédia, s.d.) )

Au tournant des années 1950, Colombier travaille encore sur des productions variées, témoignant de sa capacité à accompagner les transitions du cinéma français vers des thématiques plus contemporaines. (Source : Wikipédia, s.d.) Sa présence sur des films à forte dimension judiciaire ou sociale, notamment avec Cayatte, sera plus tard relevée dans des analyses de la production française des années 1950, où la direction artistique contribue à inscrire ces récits dans des décors urbains ou institutionnels précis. (Source : MUBI Notebook, 2016) Cette période consolide l’image d’un professionnel qui, sans occuper le devant de la scène médiatique, joue un rôle central dans la fabrique des images. (Source : Wikipédia, s.d.) Il continue ainsi de traverser les genres, de la comédie au film de procès, sans rupture visible dans sa trajectoire. (Source : Wikipédia, s.d.)

Années 1950–1960 : maturité artistique et dernières œuvres

Au début des années 1950, Jacques Colombier signe les décors d’Édouard et Caroline de Jacques Becker (1951) et d’Ils étaient cinq de Jacques Pinoteau (1951), deux films qui illustrent sa capacité à articuler des espaces domestiques et urbains avec la mise en scène d’ensemble. (Source : Wikipédia, s.d.) Il poursuit avec Nous sommes tous des assassins d’André Cayatte (1952), puis avec Un trésor de femme, La nuit est à nous et La Vierge du Rhin en 1953, ces deux derniers réalisés par Jean Stelli et Gilles Grangier. (Source : Wikipédia, s.d.) En 1954, il conçoit les décors d’Avant le déluge d’André Cayatte, de Faites-moi confiance et de Poisson d’avril de Gilles Grangier, confirmant une fidélité à ces cinéastes. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette même période le voit travailler sur des œuvres où le décor accompagne des récits de crise familiale, de comédie ou de tension sociale. (Source : Wikipédia, s.d.) )

En 1955, Colombier est chef décorateur sur Le Printemps, l’automne et l’amour de Gilles Grangier, Le Dossier noir d’André Cayatte et Gas-oil de Gilles Grangier, film qui s’inscrit dans une veine plus sombre et réaliste autour du milieu routier. (Source : Wikipédia, s.d.) Il conçoit ensuite les décors de Rencontre à Paris de Georges Lampin (1956), de Courte Tête de Norbert Carbonnaux (1956), de Folies-Bergère d’Henri Decoin (1957) et d’Œil pour œil d’André Cayatte (1957). (Source : Wikipédia, s.d.) Parallèlement, il exerce comme directeur artistique sur Archimède le clochard de Gilles Grangier, sorti en 1959, ce qui prolonge son implication dans la conception globale de l’univers visuel de films portés par des interprètes populaires. (Source : Wikipédia, s.d.) Ces titres s’inscrivent dans un paysage où la mise en scène et la direction artistique doivent intégrer progressivement de nouvelles pratiques de tournage, notamment en décors naturels, tout en conservant la maîtrise de la construction en studio. (Source : MUBI Notebook, 2016)

Au début des années 1960, Colombier conçoit les décors du Cercle vicieux de Max Pécas (1960), puis participe à deux films de Gilles Grangier : Le Président (1961) et Le cave se rebiffe (1961), ce dernier s’inscrivant dans un registre de comédie policière. (Source : Wikipédia, s.d.) Il est aussi décorateur sur Le Gentleman d’Epsom de Gilles Grangier (1962), puis chef décorateur sur Maigret voit rouge (1963) et L’Âge ingrat (1964), toujours réalisés par Grangier. (Source : Wikipédia, s.d.) En 1965, il signe les décors de Train d’enfer, marquant l’une de ses dernières contributions recensées au cinéma. (Source : Wikipédia, s.d.) La continuité de sa collaboration avec Grangier sur plus de deux décennies illustre la place qu’il occupe dans l’économie du cinéma français classique, au service de films destinés à un large public. (Source : Wikipédia, s.d.) )

Apport à la direction artistique et reconnaissance professionnelle

Le travail de Jacques Colombier est souvent associé à la mise en place d’un style de décors modernes au sein de la production française de studio, articulé autour de structures mobiles, de perspectives travaillées et d’une grande liberté de construction. (Source : Wikipédia, s.d.) Ces caractéristiques s’inscrivent dans un contexte où les studios, comme ceux de Joinville, permettent d’expérimenter des formes architecturales difficiles à envisager dans le bâti réel. (Source : Wikipédia, s.d.) Son apport est régulièrement relevé dans les analyses consacrées aux chefs décorateurs de l’entre-deux-guerres et de l’après-guerre, notamment pour sa capacité à soutenir des univers de cinéastes aussi différents qu’Abel Gance, Jacques Becker, André Cayatte ou Gilles Grangier. (Source : MUBI Notebook, 2016) Il demeure ainsi un représentant significatif d’une génération de techniciens dont la contribution structure le visage du cinéma français avant l’émergence de la Nouvelle Vague. (Source : Wikipédia, s.d.)

Colombier est par ailleurs rattaché à la tradition des chefs décorateurs qui, en collaboration étroite avec les réalisateurs, font du décor un partenaire actif de la dramaturgie. (Source : MUBI Notebook, 2016) Son intervention sur des films judiciaires comme Justice est faite, Nous sommes tous des assassins, Le Dossier noir ou Œil pour œil accompagne la structuration d’espaces institutionnels – tribunaux, prisons, bureaux – dont la rigueur et la géométrie contribuent à la tension des récits. (Source : Wikipédia, s.d.) Dans des œuvres plus légères, comédies ou films à sujet mondain, ses décors mettent en scène des intérieurs bourgeois, des lieux de divertissement ou des espaces urbains stylisés, tout en répondant aux contraintes de tournage et de mise en cadre. (Source : Wikipédia, s.d.) À travers cette variété, son parcours illustre la place centrale du chef décorateur dans la fabrication d’un cinéma de studio qui repose sur une forte cohésion entre les différents corps de métier. (Source : Wikipédia, s.d.)

Filmographie de Jacques Colombier

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Le cave se rebiffe (1961) - Affiche
7 / 10
Le cave se rebiffe
production design
Le Président (1961) - Affiche
7.3 / 10
Le Président
production design
Maigret voit rouge (1963) - Affiche
6.3 / 10
Maigret voit rouge
art direction
Gas-oil (1955) - Affiche
6.4 / 10
Gas-oil
production design
Édouard et Caroline (1951) - Affiche
6.5 / 10
Édouard et Caroline
production design
Poisson d'avril (1954) - Affiche
5.9 / 10
Poisson d'avril
production design

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Train d'enfer (1965) - Affiche
production design
1965
L'Âge ingrat (1964) - Affiche
set decoration
1964
Maigret voit rouge (1963) - Affiche
art direction
1963
Le cave se rebiffe (1961) - Affiche
production design
1961
Le Président (1961) - Affiche
production design
1961
Le Cercle vicieux (1960) - Affiche
production design
1960
Œil pour œil (1957) - Affiche
production design
1957
Courte-tête (1956) - Affiche
production design
1956
Rencontre à Paris (1956) - Affiche
production design
1956
Gas-oil (1955) - Affiche
production design
1955
Poisson d'avril (1954) - Affiche
production design
1954
Avant le déluge (1954) - Affiche
1954
La Vierge du Rhin (1953) - Affiche
production design
1953
Nous sommes tous des assassins (1952) - Affiche
1952