François Catonné: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de François Catonné en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
44
œuvres recensées
43 films · 1 série
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
François Catonné est un directeur de la photographie, documentariste et graphiste français, dont une large part de la carrière s’est construite autour du cinéma de fiction, du documentaire et de la publicité (Source : Wikipédia, consulté 2026). Né à Paris en 1944, il suit d’abord des études à la faculté des sciences d’Orsay avant de se tourner vers la prise de vue à l’École de Vaugirard, devenue ensuite l’École Louis-Lumière, s’orientant ainsi vers un parcours technique et artistique centré sur l’image (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il effectue son service militaire au Service cinématographique des armées, expérience qui le confronte à des conditions de tournage spécifiques et à une pratique intensive de la caméra (Source : Wikipédia, consulté 2026). À sa sortie, il commence à travailler comme assistant opérateur, puis comme directeur de la photographie sur des courts métrages, amorçant une carrière qui s’inscrira durablement dans le paysage du cinéma français (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il s’impose progressivement comme un chef opérateur recherché, tout en développant en parallèle un travail de photographe et, plus tard, de réalisateur de documentaires (Source : KuB, 2025).
Années de formation comme assistant opérateur
Avant de s’affirmer comme directeur de la photographie, François Catonné travaille pendant environ neuf ans comme assistant opérateur auprès de directeurs de la photo confirmés, ce qui structure ses premières années professionnelles (Source : KuB, 2025). Il collabore notamment avec Étienne Becker sur sept films, dont « Le Vieux fusil » de Robert Enrico, « Le Jouet » de Francis Veber et « Police Python 357 » d’Alain Corneau, des productions représentatives du cinéma français des années 1970 (Source : KuB, 2025). Parallèlement, il travaille avec Sven Nykvist sur « Black Moon » de Louis Malle et « Le Locataire » de Roman Polanski, deux films où l’esthétique visuelle joue un rôle central dans la mise en scène (Source : KuB, 2025). Il accompagne aussi Tonino Delli Colli sur « Lacombe Lucien » de Louis Malle et Pascalino De Santis sur « Lancelot du lac » de Robert Bresson, se familiarisant ainsi avec des univers de réalisation très différents, de la reconstitution historique à l’épure bressonienne (Source : KuB, 2025). Ces collaborations répétées forgent une expérience pratique du plateau et installent Catonné dans un réseau de cinéastes et de chefs opérateurs de premier plan (Source : KuB, 2025).
Accession à la direction de la photographie
Après cette période d’assistanat, François Catonné signe ses premiers travaux en tant que directeur de la photographie à la fin des années 1960 et au début des années 1970, notamment avec « Soleil Ô » de Med Hondo, sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes et récompensé par le Léopard d’or à Locarno (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il retrouve Med Hondo pour « Les Bicots-nègres, vos voisins », consolidant une collaboration qui s’inscrit dans le cinéma politique et militant de l’époque (Source : Wikipédia, consulté 2026). Sa carrière de chef opérateur s’affirme réellement à partir de 1978, lorsqu’il travaille à nouveau avec Med Hondo sur « West Indies », film qui marque une étape importante dans son parcours de directeur de la photo (Source : Wikipédia, consulté 2026). Dès lors, il alterne films de fiction, documentaires et films publicitaires, construisant un profil polyvalent tout en restant identifié à l’image de cinéma (Source : KuB, 2025). Cette période d’installation dans le métier prépare les collaborations plus largement identifiées qui suivront, notamment avec des réalisateurs comme Robert Enrico et Régis Wargnier (Source : KuB, 2025).
Collaborations marquantes au cinéma
Au cinéma, François Catonné se distingue par une série de collaborations avec des cinéastes français reconnus, qui font de lui un chef opérateur régulier de certaines filmographies (Source : KuB, 2025). Il travaille avec Robert Enrico sur des projets comme « La Révolution française » et « Au nom de tous les miens », films à forte dimension historique et mémorielle qui sollicitent une image ample et narrative (Source : KuB, 2025). Sa collaboration avec Régis Wargnier s’avère particulièrement décisive : il signe la photographie d’« Indochine », sorti en 1992, qui obtient cinq César, dont celui de la meilleure photo pour Catonné, et l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1993 (Source : Le Monde, 1993 ; Wikipédia, consulté 2026). Il retrouve Wargnier pour « Une femme française », prolongeant ce dialogue visuel autour de récits ancrés dans l’histoire et l’intime (Source : KuB, 2025). Il travaille également avec Bertrand Blier sur « Les Acteurs » et « Les Côtelettes », puis avec d’autres réalisateurs comme Claude Zidi sur « Profil bas » ou Gérard Mordillat sur « En compagnie d’Antonin Artaud », confirmant une présence régulière dans le cinéma d’auteur et le cinéma grand public (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; KuB, 2025).
Filmographie sélective de directeur de la photographie
La filmographie de François Catonné comme directeur de la photographie couvre plusieurs décennies et genres, du cinéma militant aux fresques historiques (Source : Wikipédia, consulté 2026). Elle se déploie aussi bien dans les salles que dans la production télévisuelle, intégrant des œuvres de fiction et des films de commande (Source : AlloCiné, consulté 2026). Parmi les titres régulièrement cités, se trouvent des films de Med Hondo, de Régis Wargnier ou encore de Gérard Mordillat, qui jalonnent son parcours (Source : Wikipédia, consulté 2026). Plusieurs de ces projets ont circulé en festivals, obtenu des récompenses ou bénéficié d’une forte exposition médiatique (Source : Le Monde, 1993 ; Wikipédia, consulté 2026). Cette filmographie témoigne d’un ancrage durable dans le paysage cinématographique français et francophone (Source : Wikipédia, consulté 2026).
- 1970 : « Soleil Ô » de Med Hondo, sélection Semaine de la critique à Cannes, Léopard d’or à Locarno (Source : Wikipédia, consulté 2026).
- 1974 : « Les Bicots-nègres, vos voisins » de Med Hondo (Source : Wikipédia, consulté 2026).
- 1978 : « West Indies » de Med Hondo, début effectif de sa carrière de chef opérateur de longs métrages (Source : Wikipédia, consulté 2026).
- 1992 : « Indochine » de Régis Wargnier, César de la meilleure photo et Oscar du meilleur film étranger en 1993 (Source : Le Monde, 1993 ; Wikipédia, consulté 2026).
- 1994 : « En compagnie d’Antonin Artaud » de Gérard Mordillat (Source : Wikipédia, consulté 2026).
- 2011 : « Les Cinq Parties du monde » de Gérard Mordillat, FIPA d’or 2012 du meilleur film de fiction pour la télévision (Source : Wikipédia, consulté 2026).
- 2015 : « Une nuit au Grévin » coréalisé par Patrice Leconte, avec Catonné à la direction de la photographie (Source : Wikipédia, consulté 2026).
- 2017 : « Mélancolie ouvrière » de Gérard Mordillat (Source : Wikipédia, consulté 2026).
Travaux à la télévision, courts métrages et publicité
En parallèle au long métrage de cinéma, François Catonné développe une activité soutenue dans le domaine des courts métrages et de la production télévisuelle (Source : Wikipédia, consulté 2026). Dès la fin des années 1960, il signe l’image de courts métrages tels que « L’Amour en ce jardin » (1969) et « Microbe mi-raisin » (1972) d’Ulysse Laugier, poursuivant ensuite avec « Le Rat noir d’Amérique » de Jérôme Enrico en 1981 (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il intervient également sur des fictions destinées à la télévision, dont « Les Cinq Parties du monde » de Gérard Mordillat, récompensé par un FIPA d’or en 2012 dans la catégorie fiction (Source : Wikipédia, consulté 2026). Par ailleurs, il travaille de manière régulière sur des documentaires pour la télévision, ce qui élargit son champ d’intervention au-delà du seul cinéma de salle (Source : KuB, 2025). À cela s’ajoute une activité très dense dans la publicité, avec plus de 700 films publicitaires à son actif, qui reflète une pratique intensive de la prise de vue et une adaptation constante à des formats et contraintes variés (Source : KuB, 2025).
Réalisations documentaires et collaborations avec les arts plastiques
À partir de 2011, François Catonné développe une activité de réalisateur de documentaires, en particulier autour du travail de peintres dans leurs ateliers (Source : KuB, 2025). Il consacre plusieurs films au peintre Vladimir Veličković, dont « Vladimir Velickovic, le choix du Noir » (2013) et « Vladimir Velickovic, le Grand Dessin » (2014), explorant la relation entre geste pictural et espace de création (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il réalise également « Laurent Dauptain, un Face à Face » (2015), ainsi que des films consacrés à Jacques Godin, Antonio Seguí, Christine Trouillet, Albert Sauteur ou encore Melaine Favennec, ce dernier faisant l’objet du film « Melaine Favennec, les belles embarquées » (Source : KuB, 2025 ; Culture à Arcueil, 2020). Ces œuvres s’inscrivent dans une démarche de documentation des pratiques artistiques contemporaines, en se concentrant sur l’observation du processus créatif (Source : KuB, 2025). Cette orientation vers le documentaire sur les arts plastiques prolonge sa pratique de directeur de la photographie, tout en lui permettant d’occuper la place de réalisateur (Source : KuB, 2025).
Distinctions, expositions et reconnaissance professionnelle
Sur le plan des distinctions, François Catonné reçoit le César de la meilleure photographie pour « Indochine » lors de la cérémonie de 1993, dans un palmarès où le film de Régis Wargnier obtient cinq récompenses (Source : Le Monde, 1993). Le même film remporte également l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1993, ce qui renforce la visibilité internationale du travail d’image associé à cette production (Source : Wikipédia, consulté 2026). Son travail est par ailleurs montré dans des lieux d’exposition, notamment à travers des séries de photographies et d’estampes numériques (Source : KuB, 2025). En 2009, l’exposition « Repérage » est présentée au cinéma MK2 Bibliothèque, tandis qu’en 2020, « Temps de pause à l’ONU » est accueillie à la Galerie de la Présidence de l’Université Rennes 2 et une exposition à son nom est organisée au Centre d’arts Ronzier à Valenciennes (Source : Wikipédia (version allemande), 2023). Il expose régulièrement ses estampes numériques et ses photographies en noir et blanc, prolongeant ainsi sa pratique de l’image au-delà du cadre strict du tournage (Source : KuB, 2025).
Filmographie de François Catonné
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