Martine de Breteuil: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Martine de Breteuil en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
26
œuvres recensées
23 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1931
- Dernière année recensée
- 2000
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Martine de Breteuil naît sous le nom de Moussia Xenia Martine Bielinnko le 21 mars 1908 à Kharkov, alors située dans l’Empire russe, aujourd’hui Kharkiv en Ukraine (Source : Wikipédia, 2008). Sa famille quitte la Russie après la révolution de 1917 et s’installe en France, où elle grandit et entame sa formation artistique dans le domaine de la danse (Source : Wikipédia, 2008). Après ces premiers apprentissages, elle s’oriente vers la scène et se fait connaître comme vedette de revues et de comédies musicales, s’inscrivant dans le paysage du spectacle parisien de l’entre-deux-guerres (Source : Wikipédia, 2008). Elle adopte alors le nom de Moussia et participe à l’effervescence des scènes musicales et théâtrales, à une période marquée par la popularité des opérettes et des revues (Source : Wikipédia, 2008). Dès cette étape, son parcours se caractérise par une activité soutenue qui la conduira à occuper, au fil des décennies, une place régulière au théâtre, au cinéma et plus tard à la télévision (Source : Les Archives du spectacle, 2007).
Débuts de carrière et premières apparitions à l’écran
Après ses débuts sur scène, Martine de Breteuil retrouve la scène musicale en 1930 avec l’opérette « Les Aventures du roi Pausole » sur une musique d’Arthur Honegger, présentée au Théâtre des Bouffes-Parisiens, où elle figure comme chanteuse sous le nom de Moussia (Source : Les Archives du spectacle, 2007 ; Wikipédia, 2008). Elle aborde très tôt le cinéma parlant et apparaît dans des comédies et films musicaux au début des années 1930, notamment « Il est charmant » de Louis Mercanton, où elle est créditée sous le nom de Moussia (Source : IMDb, 2007 ; Les Gens du cinéma, s.d.). En 1933, elle joue dans « Un soir de réveillon » de Karl Anton, production française qui s’inscrit dans la veine des opérettes filmées de l’époque (Source : IMDb, 2007 ; Les Gens du cinéma, s.d.). Elle tourne également dans différents courts métrages dans les années 1930, ce qui consolide son image d’actrice issue du music-hall et du théâtre de divertissement (Source : Les Gens du cinéma, s.d.). Ces premières expériences à l’écran complètent un ancrage déjà solide dans le spectacle vivant, et installent un profil d’interprète à l’aise dans la comédie et les registres légers (Source : Les Gens du cinéma, s.d.).
Orientation vers le théâtre et direction de salle
À partir de l’après-guerre, Martine de Breteuil s’oriente plus nettement vers le théâtre, tout en conservant ponctuellement des activités à l’écran (Source : Wikipédia, 2008). Elle prend la direction du Théâtre de la Potinière à Paris de 1948 à 1958, assumant un rôle de gestion et de programmation dans un établissement qui accueille des comédies contemporaines (Source : Wikipédia, 2008). Sur cette scène, elle joue notamment dans « Les Maîtres nageurs » de Marcel Franck en 1949, dans une mise en scène d’Émile Dars, puis dans « L’Amour truqué » de Paul Nivoix en 1950, mis en scène par Jacques Charon (Source : Wikipédia, 2008). Elle apparaît encore à la Potinière en 1955 dans « À bout portant » de Jean Bruce, mise en scène par Jacques-Henri Duval, confirmant l’ancrage de son activité au sein de ce théâtre dont elle assure la direction (Source : Wikipédia, 2008). Par la suite, elle joue dans « Remue-ménage » de Pierre Leloir, mise en scène par Jean Marchat à la Comédie-Wagram en 1961, poursuivant ainsi une présence régulière sur les scènes parisiennes (Source : Wikipédia, 2008).
Carrière cinématographique et rôles marquants
Au cinéma, Martine de Breteuil apparaît dans des productions françaises de genres variés, de la comédie au drame, sur une période couvrant plusieurs décennies (Source : Unifrance, 2007). Elle figure dans « La grande Marnière » de Jean de Marguenat en 1943, aux côtés de Fernand Ledoux, dans un contexte de production marqué par la Seconde Guerre mondiale (Source : Les Gens du cinéma, s.d.). En 1947, elle joue dans « L’Aigle à deux têtes » de Jean Cocteau, adaptation cinématographique d’une pièce de l’écrivain, ce qui l’inscrit dans une œuvre importante de la filmographie française d’après-guerre (Source : Les Gens du cinéma, s.d.). En 1963, elle apparaît dans « La Porteuse de pain » de Maurice Cloche et dans « Carambolages » de Marcel Bluwal, où elle interprète une invitée, illustrant sa participation à des films de genres différents (Source : Wikipédia, 2008). L’année suivante, elle tient le rôle de la duchesse d’Armentières dans « Le Gendarme de Saint-Tropez » de Jean Girault, comédie populaire qui connaît un large succès public (Source : IMDb, 2007 ; Wikipédia, 2008). Elle poursuit ensuite sa carrière à l’écran avec « La Passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio en 1982, puis « Une étoile pour deux » (également connu sous le titre « A Star for Two ») de Jim Kaufman, où elle tourne notamment aux côtés de Lauren Bacall, et enfin « Épouse-moi » de Harriet Marin en 1999, où elle interprète « la femme à la Jaguar » (Source : Unifrance, 2007 ; AlloCiné, 2013 ; Les Gens du cinéma, s.d.).
Travaux pour la télévision et prolongement de carrière
Parallèlement au cinéma et au théâtre, Martine de Breteuil participe à des productions pour la télévision française, ce qui élargit encore le spectre de sa carrière d’interprète (Source : Les Archives du spectacle, 2007). Elle apparaît notamment dans la série ou adaptation « Police judiciaire » réalisée par Maurice de Canonge en 1957, production qui s’inscrit dans le développement des fictions policières à la télévision (Source : Wikipédia, 2008). Elle joue aussi dans « La Porteuse de pain » de Maurice Cloche dans une version destinée au petit écran en 1963, confirmant la porosité entre ses engagements télévisuels et ses apparitions cinématographiques (Source : Wikipédia, 2008). Sa filmographie mentionne encore des participations à des œuvres comme « L’Homme qui revient de loin » ou « Nuit d’or », qui témoignent de sa présence dans les fictions télévisuelles et téléfilms des années 1970 (Source : MUBI, s.d. ; Unifrance, 2007). Ce volet de sa carrière accompagne l’essor de la télévision en France, et prolonge sa visibilité auprès d’un public différent de celui des salles de cinéma et des théâtres (Source : MUBI, s.d.).
Mise en scène, adaptation et activités d’autrice
Outre son travail d’interprète, Martine de Breteuil développe une activité de metteuse en scène et d’adaptatrice, notamment à partir de la fin des années 1970 (Source : Les Archives du spectacle, 2007). Elle met en scène en 1981 le spectacle « À la rencontre de Marcel Proust », d’après Marcel Proust, puis en 1994 « Le Jardin secret d’Alice » de Michel Suffran, qu’elle signe également comme autrice (Source : Les Archives du spectacle, 2007). Elle adapte notamment « Le Grand Écart » d’après Jean Cocteau, d’abord en 1978 dans une mise en scène de Jacques Ardouin, puis à nouveau en 1995 dans une version qu’elle met elle-même en scène (Source : Les Archives du spectacle, 2007). Elle est également créditée comme autrice pour « Lewis et Alice – ou la Vie secrète de Lewis Carroll » de Michel Suffran, créé en 1977 dans une mise en scène de Francis Joffo, ce qui souligne son implication dans des projets où la littérature et l’imaginaire occupent une place importante (Source : Les Archives du spectacle, 2007). Ces activités témoignent d’un investissement durable dans la création théâtrale au-delà du seul métier de comédienne (Source : Les Archives du spectacle, 2007).
Direction de compagnie et engagements artistiques au long cours
En 1973, Martine de Breteuil fonde la compagnie des Comédiens de l’Orangerie avec Claude Cortesi, ajoutant une dimension collective et structurelle à son engagement au théâtre (Source : Wikipédia, 2008). Cette compagnie s’inscrit dans un mouvement de troupes et de compagnies indépendantes qui cherchent à développer des projets sur la durée, en lien avec des textes contemporains ou des répertoires réinterprétés (Source : Wikipédia, 2008). Son activité de direction de troupe prolonge l’expérience acquise à la tête du Théâtre de la Potinière et s’articule avec ses fonctions de metteuse en scène et d’adaptatrice (Source : Wikipédia, 2008 ; Les Archives du spectacle, 2007). Elle continue par ailleurs à monter des spectacles et à accompagner des textes littéraires sur scène, illustrant une démarche où l’interprétation se combine avec la transmission et la mise en lumière d’auteurs (Source : Les Archives du spectacle, 2007). L’ensemble de ces engagements contribue à inscrire son nom dans la durée au sein du paysage théâtral français (Source : Les Archives du spectacle, 2007).
Dernières années de carrière et longévité scénique
La carrière de Martine de Breteuil se distingue par sa longévité, puisqu’elle apparaît encore sur scène au Théâtre Les Déchargeurs jusqu’en 2004, à un âge avancé, dans une continuité de présence artistique rarement observée (Source : Wikipédia, 2008). Cette activité tardive s’inscrit dans un parcours entamé dès l’entre-deux-guerres, qui traverse plusieurs générations de spectateurs et de pratiques scéniques (Source : Wikipédia, 2008). Elle demeure active comme comédienne, metteuse en scène ou adaptatrice au fil des décennies, accompagnant l’évolution des formes théâtrales et audiovisuelles tout en conservant une place dans des structures indépendantes et des salles de taille moyenne (Source : Les Archives du spectacle, 2007). Au cinéma, son dernier rôle référencé dans « Épouse-moi » en 1999 marque la prolongation de sa présence à l’écran à la fin du XXe siècle (Source : AlloCiné, 2013 ; Unifrance, 2007). Martine de Breteuil meurt le 13 novembre 2007 à Paris à l’âge de 99 ans, mettant un terme à un parcours professionnel étendu sur plus de sept décennies (Source : IMDb, 2007 ; Wikipédia, 2008).
Filmographie sélective
- 1930 : « Les Aventures du roi Pausole », opérette au Théâtre des Bouffes-Parisiens, musique d’Arthur Honegger, participation en tant que chanteuse sous le nom de Moussia (Source : Les Archives du spectacle, 2007 ; Wikipédia, 2008).
- 1932 : « Il est charmant » de Louis Mercanton, comédie musicale où elle est créditée comme Moussia (Source : IMDb, 2007 ; Les Gens du cinéma, s.d.).
- 1933 : « Un soir de réveillon » de Karl Anton, film d’après une opérette, rôle de Loulette (Source : IMDb, 2007 ; Les Gens du cinéma, s.d.).
- 1943 : « La grande Marnière » de Jean de Marguenat, avec Fernand Ledoux (Source : Les Gens du cinéma, s.d.).
- 1947 : « L’Aigle à deux têtes » de Jean Cocteau (Source : Les Gens du cinéma, s.d.).
- 1957 : « Police judiciaire » de Maurice de Canonge (télévision) (Source : Wikipédia, 2008).
- 1963 : « La Porteuse de pain » de Maurice Cloche et « Carambolages » de Marcel Bluwal, rôle d’une invitée (Source : Wikipédia, 2008).
- 1964 : « Le Gendarme de Saint-Tropez » de Jean Girault, rôle de la duchesse d’Armentières (Source : IMDb, 2007 ; Wikipédia, 2008).
- 1981 : « La Passante du Sans-Souci » de Jacques Rouffio (Source : Les Gens du cinéma, s.d. ; Unifrance, 2007).
- 1991 : « Une étoile pour deux » (« A Star for Two ») de Jim Kaufman (Source : Les Gens du cinéma, s.d. ; Unifrance, 2007).
- 1999 : « Épouse-moi » de Harriet Marin, rôle de la femme à la Jaguar (Source : AlloCiné, 2013 ; Unifrance, 2007).
Films et séries avec Martine de Breteuil
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Rôles de Martine de Breteuil
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