Jean Galland: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jean Galland en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
76
œuvres recensées
75 films · 1 série
- Première année recensée
- 1932
- Dernière année recensée
- 1967
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Jean Galland naît le 28 mai 1887 à Laval, dans le département de la Mayenne, en France (Source : IMDb, biographie). Après des études de droit, il s’oriente vers la scène et intègre le Théâtre du Vieux-Colombier fondé par Jacques Copeau, où il se forme au jeu dramatique et participe à plusieurs créations dans les années 1920 (Source : Cineartistes, 2008). Il se distingue notamment dans des pièces comme « La folle du logis » de Latour Saint-Ybars et « Hyménée » d’Édouard Bourdet et Jacques Deval, qui contribuent à installer sa présence dans le paysage théâtral parisien (Source : Cineartistes, 2008). Parallèlement à ce travail de troupe, il commence à apparaître dans des productions cinématographiques à la fin des années 1920, au moment où le cinéma parlant s’impose progressivement en France (Source : Cineartistes, 2008). Cette transition vers l’écran marque le début d’une carrière d’acteur de cinéma qui s’étendra sur plus de trois décennies, entre le muet finissant et le renouveau du cinéma français d’après-guerre (Source : AlloCiné, filmographie).
Émergence au cinéma dans les années 1930
Jean Galland s’affirme à l’écran au début des années 1930 en participant à plusieurs productions majeures du cinéma français de l’entre-deux-guerres (Source : Cineartistes, 2008). En 1931, il figure au générique de « Les Croix de bois » de Raymond Bernard, fresque consacrée à la Première Guerre mondiale, où il côtoie notamment Pierre Blanchar (Source : Cineartistes, 2008). L’année suivante, il apparaît dans « Mater Dolorosa » de Abel Gance, puis dans « Le Jugement de minuit » coréalisé par André Charlot et Alexander Esway, où il incarne l’avocat Maurice Meister dans un contexte policier et judiciaire (Source : IMDb, filmographie; Cineartistes, 2008). Toujours en 1932, il participe à « Fantômas » réalisé par Paul Féjos, adaptation sonore du célèbre cycle romanesque, dans lequel il tient un rôle associé à l’univers criminel et mystérieux du personnage-titre (Source : IMDb, œuvres principales; Cineartistes, 2008). Cette même période le voit tourner dans « Remous » d’Edmond T. Gréville, mélodrame où il interprète un mari paralysé et vulnérable, ce qui illustre déjà son utilisation fréquente dans des rôles d’hommes raffinés mais fragilisés par la situation dramatique (Source : Cineartistes, 2008).
Rôles principaux et collaborations des années 1930
Au milieu des années 1930, Jean Galland obtient des rôles plus centraux qui confirment son inscription dans le cinéma de studio de l’époque (Source : Cineartistes, 2008). En 1935, il tient le rôle principal dans « Marchand d’amour » d’Edmond T. Gréville, où il interprète un réalisateur de films audacieux cherchant à donner une œuvre plus ambitieuse, ce qui place son personnage au cœur des enjeux artistiques du récit (Source : Cineartistes, 2008). La même année, il figure dans « Princesse Tam-Tam » du même réalisateur, aux côtés de Joséphine Baker, film qui s’inscrit dans la veine exotique et musicale alors en vogue dans la production française (Source : Cineartistes, 2008). On le retrouve également dans des films comme « Le Scandale » de Marcel L’Herbier, « Amok » de Fédor Ozep ou « Le Barbier de Séville » codirigé par Jean Kemm et Hubert Bourlon, ce qui témoigne d’une collaboration régulière avec des cinéastes reconnus de la période (Source : Cineartistes, 2008). À la fin de la décennie, il participe à « Menaces » d’Edmond T. Gréville, production où il joue aux côtés d’Erich von Stroheim et Ginette Leclerc, dans un climat européen marqué par la montée des tensions internationales (Source : Cineartistes, 2008).
Carrière pendant la Seconde Guerre mondiale et l’immédiat après-guerre
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Galland poursuit son activité cinématographique dans un contexte de production contraint et réorganisé (Source : Cineartistes, 2008). En 1940, il apparaît dans « Ceux du ciel » réalisé par Yvan Noé, puis en 1941 dans « Vie privée » de Walter Kapps ainsi que « Andorra ou les hommes d’airain » d’Émile Couzinet, qui l’inscrivent dans un cinéma souvent centré sur des intrigues intimistes ou romanesques (Source : Cineartistes, 2008). En 1943, il tient un rôle dans « L’Homme sans nom » de Léon Mathot, film où il interprète Vincent Berteaux, dit Monsieur Vincent, personnage impliqué dans une intrigue policière ou d’espionnage selon les conventions du moment (Source : IMDb, œuvres principales; Cineartistes, 2008). Au sortir du conflit, il apparaît encore dans quelques productions, mais sa filmographie se densifie surtout à partir du tournant des années 1950, période où le cinéma français se reconfigure autour de nouveaux auteurs et de genres renouvelés (Source : AlloCiné, filmographie; Cineartistes, 2008). Cette continuité de présence à l’écran illustre une carrière qui traverse sans rupture les contraintes de la guerre et de l’Occupation (Source : Cineartistes, 2008).
Collaboration avec Max Ophuls et le cinéma des années 1950
Les années 1950 marquent une nouvelle étape dans la trajectoire de Jean Galland, qui apparaît dans plusieurs films devenus emblématiques de cette période (Source : AlloCiné, filmographie). En 1950, il est au générique d’« Édouard et Caroline » de Jacques Becker, comédie de mœurs qui s’inscrit dans un cinéma d’observation des rapports sociaux et conjugaux (Source : Cineartistes, 2008). Il collabore surtout à plusieurs reprises avec Max Ophuls, figure majeure du cinéma européen, en tenant des seconds rôles caractérisés dans « Le Plaisir » (segment « Le Masque », 1952), puis dans « Madame de… » (1953) où il interprète Monsieur de Bernac, et enfin dans « Lola Montès » (1955) où il incarne le secrétaire particulier, participant ainsi à trois œuvres qui ont marqué la critique et l’histoire du cinéma français (Source : AlloCiné, filmographie; Cineartistes, 2008). La même décennie le voit également jouer le capitaine von Brower dans « Marianne de ma jeunesse » de Julien Duvivier (1955), ainsi que dans « Une manche et la belle » d’Henri Verneuil (1957) et « La Tête contre les murs » de Georges Franju (1958), films qui l’installent durablement comme visage familier du cinéma d’auteur et de genre (Source : AlloCiné, filmographie; Cineartistes, 2008). À cette période, il est régulièrement distribué dans des rôles d’autorité ou de notables, ce qui correspond à l’image qu’en retiennent nombre de réalisateurs de l’époque (Source : Cineartistes, 2008).
Travail au théâtre dans les années 1960
En parallèle de ses apparitions au cinéma, Jean Galland poursuit une activité théâtrale durant les années 1960, principalement sur les scènes parisiennes (Source : Wikipédia, « Jean Galland », section théâtre). En 1960, il joue dans « Tovaritch » de Jacques Deval, pièce dont l’auteur signe aussi la mise en scène au Théâtre de Paris, confirmant ainsi la collaboration ancienne amorcée depuis les années 1920 autour de « Hyménée » (Source : Wikipédia, 2007). Deux ans plus tard, en 1962, il est à l’affiche de « Trente secondes d’amour » d’Aldo de Benedetti, mise en scène par Jacques Charon au Théâtre Michel, dans un registre de comédie sentimentale calibré pour le boulevard parisien (Source : Wikipédia, 2007). La même année, il participe à « L’Otage » de Paul Claudel au théâtre du Vieux-Colombier, sous la direction de Bernard Jenny, s’inscrivant cette fois dans un répertoire plus exigeant, nourri de questionnements religieux et politiques (Source : Wikipédia, 2007). Cette présence simultanée sur plusieurs scènes illustre la continuité de son engagement dans le théâtre, alors même que sa carrière cinématographique entame son dernier mouvement (Source : Wikipédia, 2007; Cineartistes, 2008).
Filmographie sélective
- « Les Croix de bois » de Raymond Bernard (1931) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Mater Dolorosa » de Abel Gance (1932) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Le Jugement de minuit » de André Charlot et Alexander Esway (1932), rôle de Maurice Meister (Source : IMDb, filmographie; Cineartistes, 2008).
- « Fantômas » de Paul Féjos (1932) (Source : IMDb, œuvres principales; Cineartistes, 2008).
- « Remous » de Edmond T. Gréville (1933) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Princesse Tam-Tam » de Edmond T. Gréville (1935) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Marchand d’amour » de Edmond T. Gréville (1935), rôle principal du réalisateur de films (Source : Cineartistes, 2008).
- « Menaces » de Edmond T. Gréville (1939) (Source : Cineartistes, 2008).
- « L’Homme sans nom » de Léon Mathot (1943), rôle de Vincent Berteaux dit Monsieur Vincent (Source : IMDb, œuvres principales; Cineartistes, 2008).
- « Édouard et Caroline » de Jacques Becker (1950) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Le Plaisir » de Max Ophuls, segment « Le Masque » (1952), rôle d’Ambroise, l’homme masqué (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Madame de… » de Max Ophuls (1953), rôle de Monsieur de Bernac (Source : AlloCiné, filmographie).
- « L’Aventurier de Séville » de Ladislao Vajda (1954), rôle de Don Bartolo (Source : IMDb, œuvres principales; Cineartistes, 2008).
- « Marianne de ma jeunesse » de Julien Duvivier (1955), rôle du capitaine von Brower (Source : AlloCiné, filmographie; Cineartistes, 2008).
- « Lola Montès » de Max Ophuls (1955), rôle du secrétaire particulier (Source : AlloCiné, filmographie; Cineartistes, 2008).
- « Une manche et la belle » de Henri Verneuil (1957), rôle du banquier (Source : AlloCiné, filmographie).
- « La Tête contre les murs » de Georges Franju (1958), rôle de Gerane (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Signé Arsène Lupin » de Yves Robert (1959) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Les Godelureaux » de Claude Chabrol (1960) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Un drôle de paroissien » de Jean-Pierre Mocky (1963) (Source : Cineartistes, 2008).
Fin de carrière et disparition
Au cours des années 1960, Jean Galland apparaît encore dans plusieurs longs métrages, souvent dans des rôles secondaires, mais sa présence à l’écran se fait progressivement plus espacée (Source : AlloCiné, filmographie). Il joue notamment dans « Les Godelureaux » de Claude Chabrol (1960), puis dans des productions comme « Un drôle de paroissien » de Jean-Pierre Mocky (1963) ou « Les Gros bras » de Francis Rigaud (1964), qui témoignent de son intégration dans un cinéma français en pleine mutation formelle et thématique (Source : Cineartistes, 2008). Parallèlement, ses engagements au théâtre, notamment dans « Trente secondes d’amour » et « L’Otage », maintiennent son ancrage dans le spectacle vivant jusqu’au début de la décennie (Source : Wikipédia, 2007). Jean Galland meurt en 1967, mettant un terme à une carrière qui aura traversé plusieurs périodes clés du cinéma français, des premiers temps du parlant aux années précédant la Nouvelle Vague (Source : IMDb, biographie; Wikimanche, notice). Son parcours reste associé à une filmographie fournie, marquée par des collaborations répétées avec des auteurs comme Edmond T. Gréville, Max Ophuls ou Julien Duvivier, et par une activité théâtrale soutenue sur plusieurs décennies (Source : Cineartistes, 2008; AlloCiné, filmographie).
Films et séries avec Jean Galland
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Jean Galland
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Jean Galland
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


























