Bruno Nicolai: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bruno Nicolai en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
198
œuvres recensées
191 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1965, Bruno Nicolai signe la musique de « Cent Mille Dollars pour Ringo » d’Alberto De Martino, sous le nom de Bruno Nicolai. Cette année-là, le musicien romain est déjà passé par l’Académie nationale Sainte-Cécile, où il a travaillé le piano, l’orgue et la composition. Sa signature reste liée aux partitions de cinéma, aux pupitres d’orchestre et à des pseudonymes comme Leo Flag ou Paul Clemente.
Rome, Sainte-Cécile et l’apprentissage musical
Bruno Nicolai naît à Rome le 26 mai 1926 et y meurt le 16 août 1991. À l’Académie nationale Sainte-Cécile, il étudie le piano avec Aldo Mantia, l’orgue et la composition avec Goffredo Petrassi. Ce cadre l’inscrit dans une formation rigoureuse, tournée vers l’écriture et vers la pratique instrumentale.
À Rome, il se lie d’amitié avec Ennio Morricone. Cette relation devient aussi professionnelle, Nicolai prenant parfois la direction d’orchestre et coécrivant des musiques de films avec lui. Le lien entre les deux hommes traverse une partie importante de son activité, sans l’enfermer dans un seul rôle.
Les années 1960 et les partitions de genre
En 1964, il compose pour « Roméo et Juliette » de Riccardo Freda et pour « Le Monde sans voiles » d’Antonio Margheriti et Marco Vicario, sous le pseudonyme de Renato Marvi. L’année suivante, « Cent Mille Dollars pour Ringo » d’Alberto De Martino l’installe dans un flux de commandes qui le mène vers le western italien et le cinéma d’action européen.
L’année 1966 aligne plusieurs collaborations avec Alberto De Martino et Duccio Tessari, avec « Espionnage à Capetown », « Très honorable correspondant », « Mission spéciale Lady Chaplin » et « Django tire le premier ». Nicolai travaille aussi sur « El Cisco » de Sergio Bergonzelli. Cette même année, il participe à « Le Bon, la Brute et le Truand » comme music director, un crédit qui le place au sein d’une production très visible sans effacer son rôle d’organisateur de la matière sonore.
En 1967, il retrouve des réalisateurs familiers avec « La Gloire des canailles » d’Alberto De Martino, « Le Tigre sort sans sa mère » de Mario Maffei et « Opération frère cadet » de De Martino. Il signe aussi « Opération Re Mida » de Jesús Franco, « Furie au Missouri » d’Alfonso Brescia et « Gentleman Killer » de Giorgio Stegani sous le nom de George Finley. La même période le voit sur « Saludos hombre » de Sergio Sollima, « El mercenario » de Sergio Corbucci et « Rome comme Chicago » d’Alberto De Martino, avec une présence régulière sur des productions européennes aux formats très différents.
Les collaborations avec Jesús Franco et Sergio Corbucci
En 1968, Bruno Nicolai travaille sur « Phénoménal et le Trésor de Toutânkhamon » de Ruggero Deodato, « Saludos hombre » de Sergio Sollima, « El mercenario » de Sergio Corbucci et « Les Brûlantes » de Jesús Franco. Il figure aussi au générique du « Commando du sergent Blynn » de León Klimovsky sous le nom de Henry Mankiewicz. Ces alias accompagnent plusieurs de ses travaux et brouillent parfois la lecture directe de sa signature.
L’année 1969 le rapproche encore de Jesús Franco avec « Marquis de Sade: Justine ». Il intervient aussi sur « L’Ouest en feu » de Nathan H. Juran, « Perversion » d’Alberto De Martino, « Flashback » de Raffaele Andreassi, « Sept Hommes pour Tobrouk » de Mino Loy, « Liebesvögel » de Mario Caiano et « Faut pas jouer avec les vierges » de Ruggero Deodato. L’ensemble dessine une activité dense autour du cinéma populaire italien et de ses circulations européennes.
En 1970, il signe la musique de « L’urlo » et travaille sur « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » comme conductor et music director. Il participe aussi à « Arizona se déchaîne », « Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera », « Une traînée de poudre, les pistoleros arrivent », « Les Nuits de Dracula », « Les Inassouvies » et « Compañeros ». L’année suivante, « Adios Sabata », « L’Appel de la chair », « Quand les colts fument... on l’appelle Cimetière » et « La Queue du scorpion » prolongent cette présence dans le western et le fantastique.
Des années 1970 aux partitions tardives
En 1974, Bruno Nicolai signe la musique originale de « Dix Petits Nègres » et y figure aussi comme conductor. Ce travail s’inscrit dans une décennie où son nom revient sur des projets européens de genres variés, du polar au fantastique. L’année suivante, il continue d’apparaître dans les circuits du cinéma de genre par ses fonctions de chef et de compositeur.
En 1979, il intervient sur « Caligula » comme original music composer, conductor et orchestrator. Ce triple crédit montre un engagement complet dans l’organisation musicale du film, depuis l’écriture jusqu’à la tenue de l’ensemble instrumental. Le même schéma de travail, avec une forte maîtrise des métiers de l’orchestre, accompagne ses autres contributions de la période.
La décennie suivante le voit encore actif jusqu’aux années 1980, dans une continuité qui ne dépend pas d’un seul titre ni d’une seule équipe. Son nom demeure associé aux musiques de films et à la direction musicale, avec des pseudonymes qui traversent sa discographie et compliquent parfois l’attribution immédiate de ses travaux.
Filmographie de Bruno Nicolai
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