Edgar Wallace: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Edgar Wallace en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
160
œuvres recensées
160 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1932
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1898, pendant la guerre des Boers, Edgar Wallace signe ses articles pour le Daily Mail sous ce nom emprunté à Lew Wallace. Le journaliste londonien vient alors de quitter l’armée et d’entrer dans une vie d’écriture où le rythme compte déjà autant que l’invention.
Des rues de Greenwich au journalisme de guerre
Richard Horacio Edgar Freeman naît le 1er avril 1875 à Greenwich, Londres. Sa mère le confie à une famille modeste de Billingsgate, puis il grandit sous le nom de Freeman dans un quartier de pêcheurs et de petites gens.
Il quitte l’école à 12 ans, s’engage dans l’armée et passe 7 ans en Afrique du Sud. Cette expérience militaire précède de peu son entrée au Daily Mail, où il couvre la guerre des Boers comme correspondant en 1898. Il y adopte le pseudonyme d’Edgar Wallace, en hommage à Lew Wallace, puis rencontre Rudyard Kipling dans les bureaux du journal londonien.
Un article diffamatoire lui vaut un procès et son renvoi. Il quitte alors le journalisme sans s’y attarder davantage et se tourne vers le roman, avec l’idée de bâtir une forme anglaise de thriller mêlant poursuite, enquête et déduction.
Le roman policier comme industrie
« The Four Just Men », paru en 1905, ouvre une série qui fixe son nom dans la fiction populaire. Le livre lance aussi une méthode de travail qui devient sa marque: à partir de là, Wallace dicte ses récits à un dictaphone, puis des secrétaires les transcrivent.
Ce système lui permet de publier plus de 170 ouvrages en moins de 30 ans. Romans policiers, aventures, fantastique, science-fiction: il passe d’un genre à l’autre sans quitter la littérature de masse, avec des livres menés tambour battant et nourris de rebondissements constants.
Parmi les titres qui circulent largement, « The Fellowship of the Frog » en 1925, « The Ringer » en 1926, « The Squeaker » en 1927 ou « Red Aces » en 1929 montrent une production serrée, pensée pour être lue vite et adaptée vite. Wallace ne se contente pas du roman, il écrit aussi pour des séries récurrentes comme celles des « Four Just Men », de Mr. J. G. Reeder ou de Sanders.
Théâtre, cinéma et adaptation de ses propres récits
Wallace écrit, monte et produit une vingtaine de pièces dans un théâtre dont il est propriétaire. Le geste prolonge son rapport pratique à l’écriture, où le texte doit circuler vite, se prêter au jeu et tenir la scène sans lourdeur.
Il passe aussi à la réalisation et au scénario pour « Red Aces » en 1929 et « The Squeaker » en 1930. Ces adaptations de ses propres livres l’installent dans une circulation continue entre roman, scène et écran, sans qu’il abandonne l’un pour l’autre.
Le même mouvement touche plusieurs de ses récits, portés plus tard par le cinéma, de « King Kong » à « Le défi du Maltais », « Les Mystères de Londres » ou « Le cirque de la peur ». Son nom reste lié à ces passages d’un médium à l’autre, avec des titres réécrits, adaptés ou transformés selon les époques.
Hollywood et l’ombre de « King Kong »
Wallace s’installe à Hollywood en 1931, après une brève incursion en politique en Angleterre. Sur place, il travaille d’abord comme consultant au scénario, puis comme scénariste.
Il participe à l’adaptation du « Chien des Baskerville » réalisée en 1932 par Gareth Gundrey, puis à « King Kong », sorti en 1933, où son nom figure parmi les auteurs de l’idée et du récit original. Le dossier de ses crédits associe aussi son travail à « King Kong » en 1976, « King Kong II » en 1986, « King Kong » en 2005 et « Kong: Skull Island » en 2017.
Diagnostiqué diabétique en décembre 1931, il mène ses projets de scénario jusqu’au bout. Il meurt à Hollywood le 10 février 1932, après une dernière période américaine qui fixe durablement son rapport au cinéma.
Les livres qui ont continué à circuler
Plusieurs romans de Wallace connaissent des traductions françaises et des reprises régulières, du polar d’enquête aux récits de poursuite. « Room 13 » paraît en 1924, « The Yellow Snake » en 1926, « The Green Archer » en 1923, « The Dark Eyes of London » en 1924 et « The Daffodil Mystery » en 1920.
D’autres titres reviennent souvent dans les adaptations ou les rééditions: « Sanders of the River » en 1911, « The Man Who Bought London » en 1915, « The Clue of the Twisted Candle » en 1918 ou « The Ringer » en 1926. Leur présence confirme un écrivain dont la production a nourri longtemps le cinéma populaire et l’édition de genre.
Sous le nom d’Edgar Wallace, l’ancien correspondant de guerre a construit une œuvre de vitesse et de série, faite pour l’imprimé, la scène et l’écran. Richard Horacio Edgar Freeman laisse derrière lui un ensemble de récits qui continuent d’alimenter des remakes, des reprises et des versions successives.
Films et séries écrits par Edgar Wallace
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