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Paul Hébert - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
41
Né
28/05/1924
Lieu de naissance
Thetford Mines, Québec, Canada
Décédé
20/04/2017 (92 ans)

Paul Hébert: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Paul Hébert en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

33

œuvres recensées

26 films · 7 séries

Première année recensée
1961
Dernière année recensée
2010

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 28 mai 1924 à Thetford Mines, au Québec, Paul Hébert suit d’abord un cours classique au Collège de Lévis avant de s’inscrire à l’Université Laval, où il commence à s’intéresser de près au théâtre institutionnel naissant au Québec (Source : Ordre national du Québec, 2007). En 1945, il rejoint les Comédiens de Québec, troupe dirigée par Pierre Boucher, ce qui l’inscrit d’emblée dans le mouvement de professionnalisation du théâtre québécois d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2005). Il s’initie alors à la scène dans un contexte marqué par l’essor de nouvelles compagnies et par une volonté de structurer la pratique théâtrale en français au Québec (Source : Wikipédia, 2005). Cette première expérience constitue le socle de son parcours, avant un départ décisif pour l’Europe à la fin des années 1940 (Source : Wikipédia, 2005).

En 1949, boursier du British Council of Arts, Paul Hébert part à Londres pour étudier pendant deux ans au Old Vic Theatre, institution reconnue pour sa formation rigoureuse en jeu classique et contemporain (Source : Wikipédia, 2005). Il prolonge ensuite son séjour européen grâce à une bourse de la Canadian Foundation, ce qui lui permet de rester une année supplémentaire en Europe et de confronter sa pratique aux modèles britanniques et continentaux (Source : Wikipédia, 2005). En 1952, il s’installe à Montréal, où il commence à mettre en œuvre les méthodes et exigences acquises au contact des grandes écoles européennes (Source : Wikipédia, 2005). Cette trajectoire de formation, entre troupes locales et apprentissage international, façonne durablement son approche de la direction d’acteurs et de la mise en scène (Source : Ordre national du Québec, 2007).

Fondateur de théâtres et directeur d’institutions

À partir du milieu des années 1950, Paul Hébert joue un rôle structurant dans la création de lieux et de compagnies de théâtre au Québec (Source : Wikipédia, 2005). En 1954, il fonde le Théâtre Anjou, qu’il dirige jusqu’en 1956, s’inscrivant ainsi dans le mouvement d’implantation de salles professionnelles dans la région montréalaise (Source : Wikipédia, 2005). Avec l’acteur Albert Millaire, il fonde ensuite Le Chanteclerc à Sainte-Adèle, identifié comme le premier théâtre d’été du Québec, qu’il dirige durant les saisons 1956 et 1957 (Source : Wikipédia, 2005). Ce modèle de théâtre d’été, axé sur une programmation saisonnière en région, contribue à diffuser le théâtre francophone hors des grands centres urbains (Source : JeSuisMort.com, 2017).

En 1961, il crée et dirige le Théâtre d’été de l’Esterel à Sainte-Marguerite, poursuivant son exploration des formes et des publics propres au théâtre estival (Source : JeSuisMort.com, 2017). Trois ans plus tard, en 1964, il fonde à Montréal l’Atelier de théâtre, qu’il dirige pendant trois ans et qui devient un lieu d’expérimentation artistique et de formation pratique pour de jeunes interprètes (Source : Wikipédia, 2005). Nommé directeur du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 1969, puis du Conservatoire d’art dramatique de Québec l’année suivante, il occupe des postes clés dans la structuration de l’enseignement du jeu au Québec (Source : Wikipédia, 2005). En 1970, il cofonde le Théâtre du Trident à Québec, dont il devient le premier directeur artistique, affirmant une ligne de répertoire articulant classiques et dramaturgies contemporaines (Source : Wikipédia, 2005; Ordre national du Québec, 2007).

Carrière de metteur en scène

Homme de troupe et directeur artistique, Paul Hébert développe parallèlement une activité soutenue de metteur en scène à partir des années 1960 (Source : Wikipédia, 2005). Au Théâtre du Trident, il signe plusieurs mises en scène qui marquent la première décennie de la compagnie, notamment Charbonneau et le Chef de John Thomas McDonough, créé en 1971, où il affine un travail de direction d’acteurs axé sur la clarté du jeu et la lisibilité politique du texte (Source : Wikipédia, 2005). La même année, il met en scène Pygmalion de George Bernard Shaw, confirmant l’orientation du Trident vers un dialogue entre dramaturgies anglophones et francophones (Source : Wikipédia, 2005). En 1972, il monte La Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, poursuivant ce travail sur le théâtre nord-américain et ses enjeux sociaux (Source : Wikipédia, 2005).

Son activité de metteur en scène s’exerce également dans d’autres institutions, notamment à la Comédie-Canadienne, où il met en scène Rita Joe de George Ryga en 1969, pièce emblématique par son traitement des réalités autochtones et des tensions sociales au Canada (Source : Wikipédia, 2005). À travers ces productions, Paul Hébert contribue à installer, sur les scènes québécoises, un répertoire contemporain qui reflète les mutations politiques et culturelles de la société (Source : Ordre national du Québec, 2007). Il développe une pratique où le choix des textes, la direction d’acteurs et le travail sur la langue s’inscrivent dans une volonté de consolider un théâtre francophone professionnel au Québec (Source : JeSuisMort.com, 2017). Ces engagements scéniques prolongent et incarnent son rôle de directeur d’institutions et de formateur.

Enseignement, formation et direction pédagogique

Le parcours de Paul Hébert est étroitement lié à l’enseignement de l’art dramatique et à la transmission de méthodes de travail aux générations suivantes (Source : Ordre national du Québec, 2007). En 1965, il donne des cours d’improvisation à l’École nationale de théâtre du Canada, participant à l’élaboration d’une pédagogie du jeu axée sur la présence scénique et la maîtrise du texte (Source : Wikipédia, 2005). Cette expérience renforce sa légitimité comme pédagogue, à un moment où les structures de formation professionnelle se consolident au Québec (Source : Wikipédia, 2005). Cette même période prépare sa nomination à la tête de grandes institutions de formation artistique (Source : Ordre national du Québec, 2007).

En 1969, il devient directeur du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, fonction qu’il cumule avec la vice-présidence du Centre national des Arts à Ottawa, ce qui le place au cœur des grandes orientations institutionnelles en matière de théâtre au Canada (Source : Wikipédia, 2005). L’année suivante, il est nommé directeur du Conservatoire d’art dramatique de Québec, où il poursuit un travail d’organisation des cursus, de sélection de professeurs et d’articulation entre formation théorique et pratique de plateau (Source : Wikipédia, 2005). Son action dans ces conservatoires est fréquemment évoquée comme déterminante pour l’émergence d’une génération d’acteurs et de metteurs en scène formés selon des standards professionnels élevés (Source : Ordre national du Québec, 2007). Par ces responsabilités, il contribue à structurer durablement le paysage de la formation théâtrale au Québec (Source : JeSuisMort.com, 2017).

Travaux au cinéma et à la télévision

Parallèlement à sa carrière de théâtre, Paul Hébert mène, dès les années 1960, une activité régulière devant la caméra, dans le cinéma québécois et canadien ainsi qu’à la télévision (Source : Wikipédia, 2008). Il apparaît notamment dans The Luck of Ginger Coffey de la réalisatrice Anne Wheeler, sorti en 1964, où il tient le rôle d’un greffier de cour, ce qui illustre sa présence dans des productions anglophones tournées au Canada (Source : Wikipédia, 2008). La même année, il assure la narration de Walls of Memory (Mémoire en fête), prolongeant son travail vocal dans le champ documentaire (Source : Wikipédia, 2008). En 1965, il interprète Théophile Lemay dans La vie heureuse de Léopold Z de Gilles Carle, une œuvre importante du cinéma québécois de cette décennie (Source : Wikipédia, 2008).

Il prête également sa voix à des productions sur l’occultisme et la vulgarisation scientifique, comme Regards sur l’occultisme – Science et esprits en 1965, où il intervient en tant que narrateur (Source : Wikipédia, 2008). Par la suite, il joue dans plusieurs longs métrages, parmi lesquels C’est pas la faute à Jacques Cartier (1968), My Side of the Mountain (1969), ainsi que Le Martien de Noël (1971), où il interprète le père, confirmant sa présence dans un registre à la fois familial et fantastique (Source : Wikipédia, 2008; Vikipedi, 2017). Sa carrière au cinéma se prolonge sur plusieurs décennies, avec des rôles dans La Neuvaine de Bernard Émond, sorti en 2005, où il incarne un prêtre qui bénit, puis dans Route 132 en 2010, film dans lequel il interprète Monsieur Crète, considéré comme son dernier rôle au cinéma (Source : Wikipédia, 2008; Vikipedi, 2017).

Rôles marquants et collaborations artistiques

Au fil des années, Paul Hébert collabore avec plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma québécois et canadien (Source : CinéZen, 2017). Il participe notamment au Confessionnal de Robert Lepage, sorti en 1995, film emblématique de la nouvelle génération de cinéastes québécois qui travaille sur la mémoire, l’histoire et la mise en abyme cinématographique (Source : Cinémathèque Méliès, 2017). Cette même année, il figure dans L’Oreille d’un sourd, réalisé par Mario Bolduc, aux côtés de Marcel Sabourin et Micheline Lanctôt, confirmant sa place dans un ensemble d’acteurs associés aux productions d’auteur québécoises (Source : Cinémathèque Méliès, 2017). Il joue aussi dans Nuremberg, mini-série télévisée de 2000, où il interprète le juriste Henri Donnedieu de Vabres, ce qui marque sa participation à une production internationale consacrée aux procès de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2008; Vikipedi, 2017).

Cette présence dans des films d’auteur, des productions télévisuelles historiques et des œuvres familiales illustre l’ampleur de son registre interprétatif (Source : CinéZen, 2017). En parallèle, son travail sur les plateaux de théâtre, notamment avec les équipes du Trident et de la Comédie-Canadienne, l’amène à collaborer avec de nombreux comédiens et créateurs du théâtre québécois des années 1960 à 1980 (Source : Wikipédia, 2005). Ses mises en scène de textes de George Bernard Shaw, Arthur Miller ou George Ryga l’inscrivent dans une circulation soutenue entre les dramaturgies nord-américaines et européennes (Source : Wikipédia, 2005). Ces collaborations multiples contribuent à faire de lui une figure récurrente des réseaux artistiques québécois du second XXe siècle (Source : Ordre national du Québec, 2007).

Distinctions et reconnaissance institutionnelle

La contribution de Paul Hébert au théâtre québécois et à la formation des comédiens donne lieu à plusieurs distinctions officielles (Source : Ordre national du Québec, 2007). Il est nommé officier de l’Ordre national du Québec, reconnaissance qui souligne son rôle majeur dans le développement des institutions théâtrales et pédagogiques de la province (Source : Ordre national du Québec, 2007). Cette distinction s’ajoute à l’estime dont il jouit au sein des milieux professionnels pour son travail de fondateur de théâtres et de directeur de conservatoires (Source : JeSuisMort.com, 2017). Son parcours est régulièrement cité comme exemplaire d’une génération d’artistes ayant contribué à professionnaliser durablement le théâtre québécois (Source : Ordre national du Québec, 2007).

Par ailleurs, le théâtre qu’il fonde à l’île d’Orléans en 1982 prend par la suite le nom de Théâtre Paul-Hébert, avant de devenir en 1998 le Théâtre de la Dame blanche, marquant l’ancrage de son nom dans le paysage culturel local (Source : JeSuisMort.com, 2017). Cette inscription dans la toponymie théâtrale témoigne de la place occupée par son travail dans la mémoire institutionnelle du milieu (Source : JeSuisMort.com, 2017). Son parcours d’acteur, de metteur en scène, de directeur artistique et de pédagogue constitue ainsi un ensemble cohérent d’initiatives qui ont contribué à structurer l’offre culturelle sur plusieurs décennies (Source : Ordre national du Québec, 2007). La chronologie de ses fonctions et de ses fondations éclaire la manière dont il a accompagné l’essor des arts de la scène au Québec au XXe siècle (Source : Wikipédia, 2005).

Films et séries avec Paul Hébert

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Fleuve aux grandes eaux (1993) - Affiche
7.1 / 10
Le Fleuve aux grandes eaux
Narrator (voix)
Le dernier havre (1986) - Affiche
5 / 10
Le dernier havre
Inconnu
Mouchette (1967) - Affiche
7.4 / 10
Mouchette
Mouchette's Father
La vie heureuse de Léopold Z (1965) - Affiche
6.7 / 10
La vie heureuse de Léopold Z
Théophile Lemay
Georges-Étienne Cartier - Le lion du Québec (1962) - Affiche
4.5 / 10
Georges-Étienne Cartier - Le lion du Québec
Georges-Étienne Cartier

Galerie photos de Paul Hébert

3 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Henri Delisle
2026
Route 132 (2010) - Affiche
Mr. Crête
2010
La Neuvaine (2005) - Affiche
2005
The Book of Eve (2002) - Affiche
Mr. Cooper
2002
Viens voir les comédiens (2002) - Affiche
Inconnu
- Épisode 23 (2004)
•
S02E23
•
Lui-même
2002
Nuremberg (2000) - Affiche
Henri Donnedieu de Vabres
2000
Nuremberg (2000) - Affiche
Inconnu
- Épisode 2 (2000)
•
S01E02
•
Henri Donnedieu de Vabres
- Épisode 1 (2000)
•
S01E01
•
Henri Donnedieu de Vabres
2000
Le Confessionnal (1995) - Affiche
The Parish Priest
1995
Le Fleuve aux grandes eaux (1993) - Affiche
1993

Viens voir les comédiens (2002) - Affiche
Lui-même
2002

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.