Marina Vlady: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marina Vlady en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
116
œuvres recensées
106 films · 10 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Marina Vlady intègre l'école de danse de l'Opéra de Paris dès l'enfance, suivant les traces de sa mère danseuse. Parallèlement, elle mène des études secondaires adaptées à cet emploi du temps chargé. À 10 ans, elle décroche son premier rôle au cinéma dans Orage d'été de Jean Gehret, où elle incarne Marie-Tempête (AlloCiné, 2017).
Repérée pour sa beauté, elle enchaîne les productions italiennes comme La Fille du diable de Primo Zeglio en 1952 ou Les Infidèles de Steno et Mario Monicelli en 1953. En 1954, André Cayatte lui confie le rôle de Liliane dans Avant le déluge, qui marque un tournant. Cette performance lui vaut le prix Suzanne-Bianchetti décerné par la SACD (Wikipédia, 2024).
Elle collabore aussi cette année-là avec Giuseppe De Santis dans Jours d'amour, rôle d'Angela Cafalla. Ces débuts précoces posent les bases d'une carrière variée entre France et Italie. Le rythme s'accélère avec des films comme Sophie et le crime de Pierre Gaspard-Huit en 1955 (IMDb, 2025).
Années 1950 : Premières collaborations marquantes
À 17 ans, Marina Vlady tourne sous la direction de Robert Hossein dans Les Salauds vont en enfer, où elle joue Éva, puis dans Pardonnez nos offenses l'année suivante en Dédée. Ces films, marqués par un ton noir et érotique, la dirigent à quatre reprises avec ce metteur en scène. Elle participe aussi à Crime et Châtiment de Georges Lampin en 1956, dans le rôle de Lili Marcellin (AlloCiné, 2017).
En 1958, Toi, le venin de Robert Hossein la voit aux côtés de sa sœur Odile Versois. L'année suivante, La Sentence de Jean Valère et La Nuit des espions prolongent ces partenariats. Parallèlement, La Sorcière d'André Michel en 1956 lui permet d'explorer des rôles plus dramatiques (Wikipédia, 2024).
Ces productions consolident sa présence dans le cinéma français d'après-guerre. Elle navigue entre drame et film noir, affirmant une polyvalence naissante. Le public note déjà sa grâce naturelle dans ces œuvres collectives (IMDb, 2025).
Années 1960 : Consécration internationale
En 1961, Jean Delannoy lui confie le rôle-titre de La Princesse de Clèves, adaptation du roman de Madame de Lafayette, aux côtés de Jean Marais. Ce film lui rapporte le prix Femina belge de la meilleure actrice. Suivent Adorable Menteuse et On a volé la Joconde de Michel Deville en 1962 (AlloCiné, 2017).
Le point d'orgue arrive en 1963 avec Le Lit conjugal de Marco Ferreri, où elle incarne Regina face à Ugo Tognazzi. Ce rôle lui vaut le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes et une nomination aux Golden Globes. Elle tourne aussi Les Bonnes Causes de Christian-Jaque et Dragées au poivre de Jacques Baratier (Wikipédia, 2024).
Orson Welles l'invite en 1965 pour Falstaff, en Kate Percy, un de ses rares rôles anglophones. Jean-Luc Godard la dirige en 1967 dans Deux ou trois choses que je sais d'elle comme Juliette Jeanson. Ces collaborations avec des auteurs majeurs élargissent son horizon (IMDb, 2025).
Filmographie sélective au cinéma
- 1949 : Orage d'été (Jean Gehret) - Marie-Tempête
- 1954 : Avant le déluge (André Cayatte) - Liliane
- 1956 : Les Salauds vont en enfer (Robert Hossein) - Éva
- 1961 : La Princesse de Clèves (Jean Delannoy) - La Princesse
- 1963 : Le Lit conjugal (Marco Ferreri) - Regina
- 1965 : Falstaff (Orson Welles) - Kate Percy
- 1967 : Deux ou trois choses que je sais d'elle (Jean-Luc Godard) - Juliette Jeanson
- 1972 : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (Jean Yanne) - Mme Thulle
- 1975 : Que la fête commence (Bertrand Tavernier) - Mme de Parabère
- 1986 : Twist again à Moscou (Jean-Marie Poiré) - Natacha Tataïev
- 1989 : Splendor (Ettore Scola) - Chantal
- 2010 : Quelques jours de répit (Amor Hakkar) - Yolande
Cette sélection met en lumière une évolution de jeune première à compositions exigeantes. Les contextes de production varient du commercial à l'auteur. Chaque rôle illustre des collaborations durables (Allociné, 2014).
Travaux à la télévision
Marina Vlady apparaît dès 1964 dans le court métrage Les Petites Demoiselles de Michel Deville. Les années 1970 marquent son entrée dans des adaptations littéraires comme Les Charmes de l'été en 1975. En 1978, elle incarne Marie-Antoinette dans La Nuit de l'été de Jean-Claude Brialy (Wikipédia, 2024).
La décennie 1980 voit La Chambre des Dames de Yannick Andréi en 1983, où elle joue Mathilde Brunel, et Les Secrets de la princesse de Cadignan d'après Balzac. En 1989, Condorcet de Michel Soutter explore l'histoire révolutionnaire. Ces rôles privilégient la littérature et l'histoire (AlloCiné, 2017).
Plus tard, Victoire ou la douleur des femmes de Nadine Trintignant en 2000, avec Marie Trintignant, et Résurrection des frères Taviani en 2001. En 2016, elle rejoint la série Sam en Elizabeth. Ces productions confirment sa présence régulière sur le petit écran (IMDb, 2025).
Engagement théâtral
Marina Vlady débute au théâtre en 1957 avec Vous qui nous jugez de Robert Hossein au théâtre de l'Œuvre. Suivent Jupiter de Robert Boissy aux Célestins. En 1966, elle joue dans Les Trois Sœurs de Tchekhov, mise en scène par André Barsacq au théâtre Hébertot (Wikipédia, 2024).
Les années 1990 apportent Sarcophagus adapté par Éric-Emmanuel Schmitt en 1992, et La Source bleue de Pierre Laville avec Jean-Claude Brialy en 1994. En 1999, La Cerisaie de Tchekhov sous Georges Wilson à l'espace Cardin. Ces choix reflètent un goût pour les classiques russes et contemporains (AlloCiné, 2017).
En 2006-2007, elle monte Vladimir Vyssotski ou le Vol arrêté, mise en scène par Jean-Luc Tardieu aux Bouffes-du-Nord, mêlant chant et récit. La pièce voyage jusqu'à Moscou en 2009. En 2014, Le Cavalier seul de Jacques Audiberti avec Marcel Maréchal clôt cette période scénique (IMDb, 2025).
Distinctions et contributions
- 1954 : Prix Suzanne-Bianchetti pour Avant le déluge (SACD)
- 1961 : Prix Femina belge pour La Princesse de Clèves
- 1963 : Prix d'interprétation féminine, Festival de Cannes, pour Le Lit conjugal
- 1963 : Nomination Golden Globe meilleure actrice drame, Le Lit conjugal
- 1970 : Prix Étoiles de cristal meilleure actrice pour Le Temps de vivre
- 1971 : Prix Femina pour Sapho ou La fureur d'aimer
- 1989 : Nomination David di Donatello pour Splendor
- Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres
- Médaille Pouchkine
Elle enregistre aussi des disques avec ses sœurs sous Les Sœurs Poliakoff en 1967-1968, obtenant le Grand Prix Charles-Cros. Ces prix soulignent une reconnaissance critique durable. Ses contributions s'étendent au chant et à l'écriture professionnelle (Wikipédia, 2024).
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