Sandro Continenza: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sandro Continenza en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
139
œuvres recensées
139 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1949, Totò cherche un appartement place Sandro Continenza au générique d’une comédie de Steno et Mario Monicelli. Né à Rome le 13 juillet 1920, mort dans la même ville le 21 novembre 1996, il signe pendant près de 3 décennies des scénarios pour le cinéma italien, sous son nom, sous la forme Alessandro Continenza ou sous l’abréviation A. Continenza.
Sandro Continenza, scénariste romain
Rome fournit à Continenza son point de départ et son point d’arrivée. Il y naît en 1920, y meurt en 1996, à l’âge de 76 ans. La profession retenue est nette: scénariste et auteur.
Sa signature circule sous plusieurs formes dans les génériques. L’usage de Alessandro Continenza et de A. Continenza accompagne une activité qui traverse le cinéma italien d’après-guerre puis les décennies suivantes. Les premiers travaux repérés le placent dans la comédie populaire, un territoire qu’il fréquente souvent sans s’y enfermer.
Une donnée ressort avec force: Continenza écrit pour des cinéastes dont les noms dominent alors l’industrie italienne, de Steno à Mario Monicelli, de Dino Risi à Mario Bava. Il travaille dans une économie du scénario où l’efficacité du dialogue compte autant que l’architecture du récit.
Des comédies italiennes aux films de genre
Après Totò cherche un appartement, Continenza revient très vite à l’univers de Totò avec Totò cherche une épouse en 1950, puis avec Totò e Peppino divisi a Berlino en 1962. Entre ces deux bornes, il écrit pour Totò, Peppino e... la malafemmina de Camillo Mastrocinque en 1956 et Totò nella luna de Steno en 1958.
En 1954, il cosigne Il matrimonio pour Antonio Petrucci et Un Américain à Rome pour Steno. L’année suivante, La bella mugnaia de Mario Camerini et Piccola posta de Steno confirment un compagnonnage régulier avec la comédie italienne d’alors.
Le registre change par endroits. La Vengeance de l’Aigle noir de Riccardo Freda en 1951, Guet-apens à Tanger la même année, puis Hercule contre les vampires de Mario Bava en 1961 et Le Massacre des morts-vivants en 1974 inscrivent son nom dans des formes plus marquées par l’aventure et l’épouvante. Son travail de scénario s’y ajuste sans perdre le contact avec les productions de comédie.
Mario Monicelli, Steno, Dino Risi
Continenza collabore avec Mario Monicelli sur Donatella en 1956 puis sur L'Homme aux cent visages en 1960. Avec Dino Risi, il signe Le Veuf en 1959, L'Homme aux cent visages reste placé sous le signe du même réalisateur, puis La Marche sur Rome en 1962. Ces rapprochements disent une présence continue dans un cinéma où le scénario structure des comédies de mœurs très codées.
Avec Steno, le lien se prolonge plus longtemps. Les Gaîtés de la correctionnelle en 1953, Un Américain à Rome en 1954, Les Week-ends de Néron en 1956, Le Gendarme, le Voleur et la Bonne en 1958, Les temps sont durs pour les vampires en 1959, Le Lit pour trois en 1960 et Les Héros de l'Ouest en 1963 dessinent une collaboration suivie. Le scénariste s’inscrit là dans une fabrique de comédie où la mécanique des situations prime.
Il travaille aussi avec Sergio Corbucci sur Les Deux Brigadiers en 1962 et Le Jour le plus court en 1963, avec Luigi Comencini sur Maris en liberté en 1957, avec Alessandro Blasetti sur La Chance d'être femme en 1956. Le catalogue des noms suffit à montrer son insertion dans le cœur productif du cinéma italien d’après-guerre.
Le travail d’écriture à la télévision et dans la presse
La télévision lui ouvre un autre espace. Continenza écrit pour Raimondo Vianello et intervient dans presque toutes ses productions, du jeu télévisé Zig Zag à la sitcom Casa Vianello. Le champ n’a pas le même rythme que le cinéma, mais le même goût pour l’efficacité verbale et le rebond.
Il collabore aussi à des magazines et à des hebdomadaires satiriques. Cette activité parallèle ne déplace pas son identité professionnelle; elle ajoute une autre surface d’écriture à un métier déjà multiple, fondé sur la réplique brève, le trait et la rapidité d’exécution.
Un détail circule autour de son nom: il aurait inventé le terme maggiorata fisica. L’information revient comme un signe de son rapport au langage, précis, direct, souvent tourné vers la formule qui accroche.
Les années 1970 et la fin d’une activité
Dans les années 1970, Continenza demeure présent avec Le Massacre des morts-vivants en 1974 et Une poignée de salopards en 1978, pour lequel il signe le scénario et l’histoire. La période prolonge son passage vers des genres plus durs, sans rupture nette avec l’écriture de comédie qui a porté une grande part de son travail.
La mention selon laquelle sa carrière cinématographique dure jusqu’au début des années 1980 situe la fin de cette activité dans un horizon précis. La présence d’Une poignée de salopards marque l’un des derniers points datés disponibles, avec une fonction qui engage à la fois la construction du récit et sa mise en forme.
Il meurt à Rome le 21 novembre 1996. Son nom reste attaché à une période où les scénaristes structurent une part essentielle du cinéma italien, des comédies de Totò aux films de genre, en passant par les productions télévisées de Raimondo Vianello.
Films et séries écrits par Sandro Continenza
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