Marie Mergey: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marie Mergey en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
32
œuvres recensées
31 films · 1 série
- Première année recensée
- 1957
- Dernière année recensée
- 2008
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Marie Mergey commence sa carrière théâtrale en 1943 à Bourgoin, au sein de la compagnie des Romanesques dirigée par Jean Serge et Jacqueline Morane. Elle partage alors l'affiche avec Louis Arbessier, Roger Rudel, Guy Pierrault et Armand Tavares. Par la suite, elle intègre plusieurs productions notables dans les années 1950.
En 1950, elle joue dans L'Échange de Paul Claudel, mis en scène par Hubert Gignoux au Centre dramatique de l'Ouest. Cinq ans plus tard, au Théâtre de l'Œuvre, Sacha Pitoëff la dirige dans Andréa ou la fiancée du matin de Hugo Claus, puis dans Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov et Les Bas-fonds de Maxime Gorki. Ces collaborations précoces avec un metteur en scène aussi influent marquent les premières étapes d'une trajectoire scénique soutenue (Source : Wikipédia, 2023).
- 1957 : La Réunion de famille, mise en scène Maurice Guillaud, Théâtre de l'Œuvre.
- 1961 : Une sainte de Julia Chamorel, mise en scène Roland Dubillard, Théâtre de Poche ; Arlequin valet de deux maîtres de Carlo Goldoni, mise en scène Edmond Tamiz, Théâtre Récamier.
Carrière théâtrale approfondie
Les années 1960 voient Marie Mergey s'affirmer dans des rôles variés. En 1964, elle apparaît dans Jacques le fataliste d'après Diderot, dirigé par Edmond Tamiz au Théâtre Récamier. Trois ans plus tard, ce même metteur en scène l'engage pour Le Revizor de Nicolas Gogol à la Comédie de Saint-Étienne et au Théâtre de l'Est parisien.
Elle devient pensionnaire de la Comédie-Française entre 1983 et 1984, participant notamment à Marie Stuart de Friedrich von Schiller, mis en scène par Bernard Sobel lors du Festival d'Avignon au Théâtre de Gennevilliers. Quelques années plus tard, en 1988, elle joue dans Mala Strana de Daniel Besnehard au Nouveau théâtre d'Angers. Sa fidélité à certaines œuvres se manifeste par des reprises, comme Les Prodiges de Jean Vauthier en 1992 au Théâtre de la Criée, en 1993 au Théâtre national de la Colline et en 1997 au Théâtre du Rond-Point, toutes mises en scène par Marcel Maréchal (Source : Wikipédia, 2023).
En parallèle, elle intervient en 1965 dans Comme un oiseau de Ronald Millar et Nigel Balchin au Théâtre Antoine, sous la direction de Sacha Pitoëff, et en 1972 dans La Mort des fantômes de Bernard Dabry au Théâtre de l'Ouest parisien. Ces engagements illustrent une présence continue sur les planches françaises pendant plus de cinq décennies.
Entrée au cinéma
Marie Mergey aborde le cinéma dès les années 1950 avec des seconds rôles discrets. En 1953, elle figure dans Les hommes ne pensent qu'à ça d'Yves Robert sous les traits de la femme qui se dévoue. Suivent en 1957 Le Cas du docteur Laurent de Jean-Paul Le Chanois et des apparitions dans Maigret tend un piège et Guinguette de Jean Delannoy en 1958.
La fin des années 1950 marque une accélération. Elle incarne la crémière dans Rue des Prairies de Denys de La Patellière et surtout Adélaïde Haudoin, l'épouse acariâtre d'Honoré Bourvil, dans La Jument verte de Claude Autant-Lara en 1959. La concierge des Yeux de l'amour, toujours de Denys de La Patellière la même année, complète ce tournant. Ces films, produits dans un contexte de comédie populaire, lui confèrent une visibilité accrue (Source : Wikipédia, 2023).
- 1960 : Léonora Galigaï dans Vive Henri IV, vive l'amour! de Claude Autant-Lara.
- 1961 : Madame Caderousse dans Le Comte de Monte-Cristo de Claude Autant-Lara ; première infirmière dans L'Affaire Nina B. de Robert Siodmak.
Filmographie cinéma notable
Dans les années 1960, Marie Mergey collabore avec des réalisateurs majeurs. Elle joue Madame Lopez dans La guerre est finie d'Alain Resnais en 1965, aux côtés de Yves Montand et Ingrid Thulin, dans un film traitant des exilés politiques espagnols. En 1962, René Clément l'engage pour Le Jour et l'Heure où elle est la femme de l'aubergiste. Pierre Granier-Deferre lui confie un rôle dans Les Aventures de Salavin en 1964.
Les décennies suivantes voient des apparitions sporadiques mais mémorables. La mère dans Bof… Anatomie d'un livreur de Claude Faraldo en 1970, Germaine la servante dans Marie-poupée de Joël Séria en 1976. Claude Chabrol la choisit pour Madame Bovary mère dans son adaptation de 1990, avec Isabelle Huppert. Patrick Bouchitey la dirige en tante Suzanne dans Lune froide la même année (Source : AlloCiné, 2023).
- 1999 : Madame Cloarec dans Meilleur espoir féminin de Gérard Jugnot.
- 2000 : La concierge dans L'Art (délicat) de la séduction de Richard Berry.
- 2004 : La dame à l'Eurostar dans Palais Royal! de Valérie Lemercier ; Émilie dans Le Cou de la girafe de Safy Nebbou.
- 2006 : La veuve dans Mon meilleur ami de Patrice Leconte.
Travaux télévisuels
Marie Mergey s'illustre à la télévision dès les années 1950 dans des séries comme En votre âme et conscience, avec des épisodes en 1956, 1957, 1958 et 1960 réalisés par Jean Prat et Claude Barma. En 1960, elle participe à Le Théâtre de la jeunesse dans l'adaptation du Prince et le Pauvre de Mark Twain par Marcel Cravenne.
Les années 1960 et 1970 confirment sa présence. Elle est Mme Claudius dans la série La Princesse du rail de Henri Spade en 1967. En 1979, elle incarne Honorine dans le feuilleton L'Île aux trente cercueils de Marcel Cravenne, aux côtés de Claude Jade, adapté du roman de Maurice Leblanc. Elle apparaît aussi dans Les Enquêtes du commissaire Maigret en 1975 et Au théâtre ce soir en 1974 (Source : IMDb, 2023).
Plus tard, des séries policières l'accueillent : Boulevard du Palais en 1999-2008, P.J. en 2001-2004, Julie Lescaut en 2005. En 1972, elle joue dans Le Père Goriot de Guy Jorré d'après Balzac, consolidant un répertoire télévisuel étendu sur cinq décennies.
Collaborations et courts métrages
Marie Mergey collabore avec des cinéastes de renom comme Claude Autant-Lara à trois reprises dans les années 1959-1961, et Alain Resnais en 1946 pour un court amateur puis en 1965. Sacha Pitoëff la dirige à plusieurs reprises au théâtre dans les années 1950-1960. Au petit écran, ses partenariats avec Claude Barma et Marcel Cravenne soulignent une affinité pour les adaptations littéraires.
Elle intervient dans des courts métrages et documentaires : L'Ennemi secret en 1945, L'Ange de l'abîme en 1982, La Bisque de homard en 2000, Sentence finale en 2006 où elle est une vieille femme mystérieuse. Ces formats brefs complètent une filmographie dominée par le cinéma et la télévision (Source : Unifrance, 2023).
Films et séries avec Marie Mergey
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