Raoul Lévy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Raoul Lévy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
14
œuvres recensées
14 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Raoul Lévy naît le 14 avril 1922 à Anvers, alors en Belgique, et s’impose après la Seconde Guerre mondiale comme l’une des figures productoriales marquantes du cinéma franco-européen des années 1950 et 1960 (Source : IMDb, notice biographique, 2024). Il débute dans l’industrie en 1945 au Mexique, où il rejoint une structure de production et de distribution liée notamment à Pathé et Columbia, ce qui l’initie très tôt au fonctionnement des circuits internationaux (Source : Wikipédia France, 2007). Deux ans plus tard, en 1947, il fonde la société Trans-Mondial Films, destinée à assurer la distribution des films mexicains en France et des productions françaises au Mexique, confirmant ainsi une orientation résolument tournée vers la circulation transnationale des œuvres (Source : Wikipédia France, 2007). Par la suite, il s’associe avec Georges Cravenne pour représenter en Europe les intérêts du producteur américain Edward Small, ce qui lui permet d’entretenir des liens réguliers avec des comédiens et cinéastes américains de passage à Paris pour la promotion de leurs films (Source : Wikipédia France, 2007). Cette première phase de carrière, marquée par la distribution et la représentation, prépare son passage à la production proprement dite, où il va progressivement occuper une place singulière dans le paysage cinématographique français (Source : AlloCiné, biographie, 2019).
Installation comme producteur et premières productions
Au début des années 1950, Raoul Lévy s’oriente vers la production de longs métrages de fiction, d’abord dans un cadre franco-américain, puis au sein de l’industrie française (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Il est crédité comme producteur de « Paris Vice Squad » en 1951, confirmant son passage de la distribution à la fabrication de films, puis comme assistant executive producer pour la France sur « The Proud and the Beautiful » en 1953, ce qui témoigne de sa capacité à intervenir sur des coproductions internationales (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025). Au fil de cette période, il consolide un réseau de collaborateurs et s’inscrit dans le système des coproductions européennes, en particulier à travers des projets tournés entre la France et l’Italie (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Parallèlement, il développe une expertise dans le montage financier de projets visant un public large, ce qui le conduit à se positionner sur des films à la fois commerciaux et portés par des cinéastes en vue (Source : AlloCiné, biographie, 2019). Ces premières expériences établissent Lévy comme un producteur capable d’articuler enjeux industriels et choix de mise en scène, une caractéristique qui conditionnera plusieurs de ses collaborations futures avec des auteurs reconnus du cinéma français (Source : Wikipédia France, 2007).
Collaboration avec Brigitte Bardot et Roger Vadim
L’année 1956 représente un tournant majeur dans la trajectoire de Raoul Lévy, lorsqu’il produit « Et Dieu… créa la femme », réalisé par Roger Vadim et interprété par Brigitte Bardot (Source : Wikipédia France, 2007). Le film, porté par une diffusion internationale, est régulièrement présenté comme l’œuvre qui contribue à installer durablement Bardot sur la scène cinématographique mondiale et à imposer le style de Vadim, ce qui renforce de manière décisive la visibilité de Lévy comme producteur (Source : Wikipédia France, 2014). Dans le sillage de ce succès, il produit plusieurs autres films mettant en vedette Bardot, dont « The Night Heaven Fell » (1958) et « Les Bijoutiers du clair de lune » (1958), s’inscrivant ainsi dans la continuité d’un partenariat artistique et commercial qui marque la fin des années 1950 (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025). Par ailleurs, il accompagne la comédienne dans des registres variés, de la comédie à des tonalités plus dramatiques, en participant notamment à la production de films comme « Babette s’en va-t-en guerre » en 1959, réalisé par Christian-Jaque, qui exploite le potentiel comique de l’actrice dans un cadre de guerre revisitée par la comédie (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Cette série de collaborations positionne Lévy au cœur des mutations du star-system français de l’époque et illustre son rôle dans la mise en place d’alliances entre vedettes, réalisateurs et producteurs (Source : Première, biographie, 2024).
Travail avec les grands cinéastes français
En parallèle de ses productions avec Brigitte Bardot, Raoul Lévy collabore avec plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma français de l’après-guerre, notamment Claude Autant-Lara, Christian-Jaque et Henri-Georges Clouzot (Source : Wikipédia France, 2007). Il produit « En cas de malheur » en 1958, réalisé par Claude Autant-Lara, qui réunit notamment Jean Gabin et Brigitte Bardot, confirmant son intérêt pour des projets associant têtes d’affiche et cinéastes installés (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). L’année suivante, en 1959, il supervise la production de « Babette s’en va-t-en guerre », mis en scène par Christian-Jaque, consolidant sa présence sur des productions à large diffusion au sein du marché français et européen (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). En 1960, il est producteur de « La Vérité », film de Henri-Georges Clouzot porté par Brigitte Bardot, qui s’inscrit dans une veine judiciaire et dramatique et bénéficie d’une réception critique et publique importante (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025). La même année, il accompagne également « Moderato Cantabile », adaptation d’un texte de Marguerite Duras, ce qui témoigne d’un intérêt pour des projets plus littéraires et formellement exigeants au sein de son catalogue de productions (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). Ces collaborations montrent un parcours où l’activité de Lévy se situe à la croisée du cinéma d’auteur et du cinéma de grande audience, dans un contexte de renouvellement des formes narratives et des pratiques de production (Source : Wikipédia France, 2007).
Activité de scénariste et de réalisateur
Au milieu des années 1960, Raoul Lévy élargit son champ d’intervention en signant également des scénarios et en passant à la réalisation (Source : IMDb, filmographie, 2025). Il cosigne le scénario de « La fabuleuse aventure de Marco Polo » (également diffusé sous le titre « Marco the Magnificent ») en 1965, film dont il est aussi producteur, ce qui souligne son implication dans la conception et le suivi artistique d’un projet de grande ampleur internationale (Source : IMDb, filmographie scénariste, 2024). La même année, il écrit et réalise « Je vous salue, mafia ! » (« Hail, Mafia! »), film policier dont il assure cumulativement les fonctions de producteur, de scénariste et de metteur en scène, affirmant ainsi un positionnement d’auteur-producteur au sein de l’industrie française (Source : IMDb, filmographie réalisateur et scénariste, 2024). En 1966, il met en scène « L’Espion » (« The Defector »), adapté d’un roman d’espionnage de Paul Thomas, poursuivant une exploration du film de genre dans un contexte de coproduction internationale (Source : Wikipédia France, 2007). Ces réalisations tardives s’inscrivent dans une phase où Lévy tente de concilier ambitions formelles, sujets contemporains et contraintes économiques, en prolongeant une trajectoire amorcée comme producteur et prolongée vers la mise en scène (Source : IMDb, notice biographique, 2024). Il intervient par ailleurs comme dialoguiste ou auteur d’histoires originales sur plusieurs films, confirmant la diversité de ses contributions à l’écriture cinématographique (Source : AlloCiné, filmographie scénariste, 2024).
Filmographie sélective
- « Paris Vice Squad » (1951), producteur (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025)
- « The Proud and the Beautiful » (1953), assistant executive producer pour la France (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025)
- « Et Dieu… créa la femme » (1956), producteur et coscénariste (Source : Wikipédia France, 2007)
- « No Sun in Venice » (1957), producteur (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025)
- « Les Bijoutiers du clair de lune » (1958), producteur (Source : AlloCiné, filmographie, 2024)
- « The Night Heaven Fell » (1958), producteur (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025)
- « En cas de malheur » (1958), producteur (Source : AlloCiné, filmographie, 2024)
- « Babette s’en va-t-en guerre » (1959), producteur et auteur de l’histoire (Source : IMDb, filmographie scénariste, 2024)
- « Les Régates de San Francisco » (1960), producteur (Source : AlloCiné, filmographie, 2024)
- « Seven Days… Seven Nights » (1960), producteur (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025)
- « La Vérité » (1960), producteur (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025)
- « Moderato Cantabile » (1960), producteur (Source : AlloCiné, filmographie, 2024)
- « La fabuleuse aventure de Marco Polo » / « Marco the Magnificent » (1965), producteur, coscénariste, réalisateur non crédité (Source : IMDb, filmographie, 2025)
- « Je vous salue, mafia ! » / « Hail, Mafia! » (1965), producteur, scénariste, réalisateur (Source : IMDb, filmographie, 2024)
- « L’Espion » / « The Defector » (1966), producteur, scénariste, réalisateur (Source : IMDb, filmographie, 2025)
- « Deux ou trois choses que je sais d’elle » (1967), producteur (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025)
Relations avec l’industrie et positionnement dans le paysage cinématographique
Au fil de ses projets, Raoul Lévy occupe une place particulière dans l’industrie, à la charnière entre le cinéma commercial et les démarches d’auteur (Source : Wikipédia France, 2007). Son catalogue montre une présence régulière sur des productions visant le grand public, tout en soutenant des cinéastes aux signatures affirmées comme Henri-Georges Clouzot ou Claude Autant-Lara (Source : AlloCiné, filmographie, 2024). La participation à des projets comme « Deux ou trois choses que je sais d’elle » de Jean-Luc Godard, qu’il produit en 1967, illustre également son inscription dans le contexte de la modernité cinématographique des années 1960, en dialogue avec la Nouvelle Vague (Source : IMDb, filmographie producteur, 2025). Par ailleurs, ses engagements sur des coproductions internationales – tant en Europe qu’entre l’Europe et le Mexique – témoignent d’une compréhension fine des enjeux de circulation et de financement au sein d’un marché en recomposition (Source : Wikipédia France, 2007). En réunissant acteurs populaires, auteurs reconnus et dispositifs de production transnationaux, Lévy contribue à façonner une partie du paysage cinématographique français et européen de l’après-guerre (Source : Première, biographie, 2024).
Films et séries produits par Raoul Lévy
Découvrez ses principales contributions à la production.
Galerie photos de Raoul Lévy
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


























