Jean-Pierre Darroussin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jean-Pierre Darroussin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
129
œuvres recensées
123 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1979
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Jean-Pierre Darroussin naît le 4 décembre 1953 à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. C'est durant ses années au lycée Paul-Lapie qu'il découvre le théâtre, une révélation qui oriente durablement son parcours. Déterminé, il s'inscrit en 1974 au Cours Florent, puis, l'année suivante, à l'École de la Rue Blanche — deux étapes préparatoires qui lui ouvrent, à la troisième tentative, les portes du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris en 1976. (Source : Wikipédia, Jean-Pierre Darroussin)
Il y suit l'enseignement de Marcel Bluwal et côtoie Catherine Frot et Ariane Ascaride, avec lesquelles il entretient des liens artistiques durables. Diplômé de la promotion 1979, il intègre aussitôt le circuit théâtral professionnel. De 1978 à 1986, il travaille notamment au sein de la Compagnie du Chapeau Rouge, fondée par le metteur en scène Pierre Pradinas, aux côtés de Catherine Frot. La troupe lui permet d'investir des scènes parisiennes majeures : le Théâtre de l'Est parisien, la Théâtre de la Tempête, puis le Théâtre de la Bastille pour La Mouette de Tchekhov (1986). (Source : Wikipédia, Jean-Pierre Darroussin)
Les premières années au cinéma
Sa première apparition au cinéma remonte à 1979, dans Coup de tête de Jean-Jacques Annaud, un rôle de journaliste non crédité au générique. C'est l'année suivante, dans Psy de Philippe de Broca (1980), qu'il se fait remarquer du grand public. Suivent rapidement Celles qu'on n'a pas eues de Pascal Thomas et Est-ce bien raisonnable ? de Georges Lautner (1981), puis une apparition dans Le Père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré (1982). (Source : Wikipédia, Jean-Pierre Darroussin ; AlloCiné)
Après l'éclatement de la Compagnie du Chapeau Rouge au milieu des années 1980, Darroussin s'éloigne temporairement des plateaux et explore d'autres voies professionnelles. C'est le casting de Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré (1989) qui le ramène durablement au cinéma. Dès lors, sa présence à l'écran se densifie : il apparaît dans Riens du tout de Cédric Klapisch (1992), puis dans Cuisine et Dépendances de Philippe Muyl (1992), rôle pour lequel il reçoit ses premières reconnaissances critiques. (Source : AlloCiné ; Wikipédia)
La consécration avec Klapisch et Guédiguian
Le tournant décisif de sa carrière intervient en 1996 avec Un air de famille de Cédric Klapisch, adaptation de la pièce éponyme d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Il y incarne Denis, un personnage secondaire dont la composition lui vaut le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1997 — sa première distinction majeure dans les grands prix du cinéma français. La même année, il participe à On connaît la chanson d'Alain Resnais, confirmant sa présence au sein d'une génération d'acteurs très sollicitée. (Source : IMDb Awards ; Wikipédia)
En parallèle, s'impose sa collaboration avec Robert Guédiguian, cinéaste marseillais avec lequel il entretient une relation artistique qui s'étend sur plus de trois décennies. Après Ki lo sa ? (1985) et Dieu vomit les tièdes (1989), il joue Dédé dans Marius et Jeannette (1997) — film qui vaut à Guédiguian la reconnaissance internationale —, puis enchaîne avec À la place du cœur (1998), La Ville est tranquille (2000), Marie-Jo et ses deux amours (2001). Cette fidélité lui vaut une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Marius et Jeannette en 1998. (Source : Wikipédia ; AlloCiné)
L'accès aux premiers rôles
En 1998, Jean-Pierre Darroussin accède pour la première fois à un rôle principal avec Le Poulpe de Guillaume Nicloux, dans lequel il incarne Gabriel Lecouvreur, dit « le Poulpe », figure récurrente du roman noir français. La performance lui vaut une nomination au César du meilleur acteur en 1999. Cette même période voit s'élargir son registre : il joue dans Qui plume la lune ? de Christine Carrière (1998), film avec lequel il remporte le prix d'interprétation masculine au Festival international du film de Thessalonique en 1999. (Source : AlloCiné ; IMDb Awards)
Les années 2000 confirment cet élargissement. Il tient le rôle de Manu dans Le Cœur des hommes de Marc Esposito (2002), comédie chorale à succès qui engendre deux suites, en 2006 et en 2013, dans lesquelles il reprend le même personnage. Par ailleurs, il retrouve Guédiguian pour L'Armée du crime (2009), récit historique consacré au réseau Manouchian, et Les Neiges du Kilimandjaro (2011), qui lui vaut une nomination au Globe de Cristal du meilleur acteur en 2012. (Source : Wikipédia ; AlloCiné)
Présence internationale et registre élargi
En 2005, Jean-Pierre Darroussin intègre la distribution de Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, production à large diffusion internationale. Deux ans plus tard, Dialogue avec mon jardinier de Jean Becker (2007) lui offre l'un de ses rôles les plus remarqués : celui d'un jardinier taiseux et attachant, face à Daniel Auteuil. La performance lui vaut une troisième nomination au César, cette fois dans la catégorie meilleur acteur, en 2008, ainsi que le Golden FIPA de la meilleure interprétation masculine au Festival de Biarritz la même année. (Source : IMDb Awards ; AlloCiné)
En 2011, il rejoint la distribution du film finlandais Le Havre d'Aki Kaurismäki, incursion remarquée dans une coproduction européenne qui obtient une reconnaissance internationale considérable, notamment une nomination aux Chlotrudis Awards américains pour Darroussin dans la catégorie meilleur second rôle en 2012. Cette même année, il incarne Michel dans Les Neiges du Kilimandjaro, nouveau film de Guédiguian. (Source : IMDb Awards ; Wikipédia)
Darroussin réalisateur
En 2006, Darroussin franchit le pas de la réalisation avec Le Pressentiment, adaptation du roman homonyme d'Emmanuel Bove, dans lequel il tient également le rôle principal de Charles Bénesteau. Le film est salué par la critique spécialisée : il remporte le Prix Louis-Delluc du premier film en 2006, ainsi que le prix du Syndicat français de la critique du meilleur premier film en 2007. Il reçoit par ailleurs une nomination à l'Étoile d'Or du premier film décernée par la presse cinématographique française. (Source : Wikipédia ; AlloCiné Palmarès)
Le théâtre comme socle permanent
Tout au long de sa carrière cinématographique, Darroussin maintient une activité théâtrale régulière et exigeante. Il joue Cuisine et Dépendances d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri au Théâtre La Bruyère (1991) dans une mise en scène de Stéphan Meldegg, puis Un air de famille du même duo au Théâtre de la Renaissance (1994). En 1997, il est à l'affiche de La Terrasse de Jean-Claude Carrière au Théâtre Antoine, dans une mise en scène de Bernard Murat. (Source : Wikipédia)
En 2005 et 2006, il interprète Le Génie des forêts de Tchekhov dans une mise en scène de Roger Planchon au TNP de Villeurbanne puis au Théâtre Gérard-Philipe. En 2011, c'est Une banale histoire, toujours de Tchekhov, mis en scène par Marc Dugain au Théâtre de l'Atelier. Entre 2018 et 2019, il joue dans « Art » de Yasmina Reza, dans une mise en scène de Patrice Kerbrat au Théâtre Antoine — performance couronnée par le Molière du comédien dans le théâtre privé en 2018. (Source : Wikipédia ; Théâtre du Rond-Point)
Télévision et séries
Sur le petit écran, Jean-Pierre Darroussin s'illustre dans plusieurs productions remarquées. En 2008, il incarne Grégoire Duval dans le téléfilm Le 7e juré d'Édouard Niermans, diffusé par France Télévisions, qui lui vaut le Golden FIPA de la meilleure interprétation masculine au Festival de Biarritz. En 2012, il joue l'Abbé Moyon dans La Mer à l'aube de Volker Schlöndorff. (Source : IMDb Awards ; Wikipédia)
De 2015 à 2018, il incarne Henri Duflot dans la série d'espionnage Le Bureau des légendes, créée par Éric Rochant et diffusée sur Canal+. Ce rôle récurrent, présent dans les quatre premières saisons, contribue à élargir significativement son audience auprès du public sériel. En 2017, son interprétation dans le téléfilm La Loi de Julien de Christophe Douchand lui vaut le Laurier d'interprétation masculine aux Lauriers de la radio et de la télévision en 2018. (Source : Wikipédia ; IMDb)
Distinctions et reconnaissances officielles
- César du meilleur acteur dans un second rôle pour Un air de famille (1997) (Source : IMDb Awards)
- Festival international du film de Thessalonique : meilleur acteur pour Qui plume la lune ? (1999) (Source : Wikipédia)
- Festival Jean Carmet de Moulins : meilleur second rôle, Prix du public, pour Un air de famille (1996) (Source : AlloCiné Palmarès)
- Prix Louis-Delluc du premier film pour Le Pressentiment (2006) (Source : Wikipédia)
- Golden FIPA de la meilleure interprétation masculine pour Le 7e juré, Festival de Biarritz (2008) (Source : IMDb Awards)
- Molière du comédien dans le théâtre privé pour « Art » de Yasmina Reza (2018) (Source : Wikipédia)
- Laurier d'interprétation masculine pour La Loi de Julien (2018) (Source : Wikipédia)
- Officier de l'ordre des Arts et des Lettres (2010), promu Commandeur en 2021 (Source : Wikipédia)
Quatre nominations au César jalonnent par ailleurs son parcours : meilleur acteur dans un second rôle pour Cuisine et Dépendances (1994) et Marius et Jeannette (1998), meilleur acteur pour Le Poulpe (1999) et Dialogue avec mon jardinier (2008). (Source : IMDb Awards ; AlloCiné Palmarès)
Projets récents et activité continue
Jean-Pierre Darroussin maintient un rythme de tournage soutenu à l'orée de la décennie 2020. En 2020, il joue Rabut dans Des hommes de Lucas Belvaux, adaptation du roman de Laurent Mauvignier. En 2023, il figure dans deux films notables : Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry et Le Théorème de Marguerite, ainsi que dans Et la fête continue ! de Robert Guédiguian. (Source : Wikipédia)
En 2024, il retrouve Guédiguian pour La Pie voleuse et tient un rôle dans Juliette au printemps de Blandine Lenoir. En 2025, il participe à Rapaces de Peter Dourountzis. Au théâtre, il était à l'affiche en 2024 d'Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor au Théâtre Antoine, dans une mise en scène de Jérémie Lippmann, et prépare en 2026 Dans le couloir de Jean-Claude Grumberg au théâtre Hébertot, mis en scène par Charles Tordjman. (Source : Wikipédia)
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