François Maistre: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de François Maistre en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
69
œuvres recensées
55 films · 14 séries
- Première année recensée
- 1960
- Dernière année recensée
- 2003
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 14 mai 1925 à Demigny, en Saône-et-Loire, François Charles Maistre grandit dans un milieu profondément ancré dans le spectacle vivant. Son père, Aman-Julien Maistre, connu sous le pseudonyme d'A.-M. Julien, était lui-même comédien et directeur de théâtre (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). Cette proximité avec les planches conditionne très tôt une vocation. Dès 1957, François Maistre foule les scènes parisiennes, notamment à la Comédie de Paris où il crée L'Équipage au complet de Robert Mallet, mis en scène par Henri Soubeyran, puis Satire en trois temps, quatre mouvements du même auteur (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). L'année suivante, il intègre le Théâtre de l'Œuvre pour Inquisition de Diego Fabbri, dans une mise en scène de José Quaglio.
Par ailleurs, dès 1958, il prend lui-même la direction artistique de plusieurs productions. Au Théâtre de Lutèce, il monte Scènes de comédie d'Alain, signant ainsi ses premières mises en scène (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). Cette double activité — comédien et metteur en scène — caractérisera toute la suite de son parcours. En 1959, il joue au Théâtre des Bouffes-Parisiens dans Le Cas Dobedatt de George Bernard Shaw, sous la direction de Jean Mercure, puis au Vieux-Colombier dans Soleil de minuit de Claude Spaak.
Le théâtre : une quarantaine d'années de planches
Les années 1960 et 1970 constituent l'apogée de l'engagement théâtral de François Maistre. En 1961, il monte au Théâtre Hébertot Miracle en Alabama de William Gibson, dans une adaptation signée Marguerite Duras et Gérard Jarlot — spectacle repris l'année suivante au Théâtre de l'Athénée (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). Il y dirige également La Brigitta de Jacques Audiberti et Lulu de Frank Wedekind en 1962. En 1963, on le retrouve au Théâtre Sarah-Bernhardt dans La Dame aux camélias, et l'année suivante dans Têtes de rechange de Jean-Victor Pellerin aux Bouffes-Parisiens, mis en scène par Jean Le Poulain.
À partir de 1966, François Maistre s'associe au Théâtre National Populaire dirigé par Georges Wilson. Il participe au Festival d'Avignon et au Théâtre de Chaillot dans plusieurs productions majeures : Dieu, Empereur et Paysan de Julius Hay (1966-1967), Le Roi Lear de Shakespeare (1967), puis Le Diable et le Bon Dieu de Jean-Paul Sartre (1968 et 1970) (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). En 1969, il interprète Le Concile d'amour d'Oscar Panizza, mis en scène par Jorge Lavelli au Théâtre de Paris. Plus tard, en 1979, il participe au spectacle monumental Danton et Robespierre d'Alain Decaux, Stellio Lorenzi et Georges Soria, mis en scène par Robert Hossein au Palais des Congrès de Paris.
Dans les années 1980, il continue de fréquenter assidûment les scènes : en 1980, il joue dans Elephant Man de Bernard Pomerance au Théâtre de la Potinière et dans Talleyrand à la barre de l'histoire d'André Castelot au Théâtre du Palais-Royal. En 1982, il incarne le professeur Moriarty dans Sherlock Holmes de William Gillette au Théâtre de Boulogne-Billancourt, avant de retrouver L'Idiot de Dostoïevski, mis en scène par Jacques Mauclair, d'abord au Théâtre Mouffetard (1986) puis aux Mathurins (1987) (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). Au total, François Maistre aura mis en scène lui-même une dizaine de pièces au fil de sa carrière (Source : Le Figaro, 2016).
La télévision : du feuilleton historique aux séries populaires
C'est à la télévision que François Maistre acquiert sa plus large notoriété auprès du public français. Dès 1958, il intègre la distribution de La Caméra explore le temps, la célèbre émission de Stellio Lorenzi et Alain Decaux consacrée aux grandes énigmes de l'Histoire, dans laquelle il tourne seize téléfilms jusqu'en 1965 (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). Il y incarne successivement des figures historiques ou judiciaires, comme Fouquier-Tinville dans La mort de Marie-Antoinette (1958), Henri III dans L'assassinat du duc de Guise (1960), ou encore le général Malet dans La conspiration du général Malet (1963).
En 1961, il interprète le marquis de La Mole dans une adaptation télévisée du Rouge et le Noir, puis le roi dans Le Cid en 1962. Cette même année, il commence à apparaître dans Les Cinq Dernières Minutes, série policière dans laquelle il reviendra régulièrement. En 1965, il incarne Larsan dans le téléfilm Le Mystère de la chambre jaune de Jean Kerchbron (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). En 1971, il tient le rôle-titre du comte dans la série La Dame de Monsoreau de Yannick Andréi, puis joue M. de Sartines en 1973-1974 dans sept épisodes de Joseph Balsamo d'André Hunebelle.
La consécration télévisuelle arrive entre 1974 et 1978 avec Les Brigades du Tigre, série de Victor Vicas. François Maistre y incarne le commissaire Claude Faivre dans vingt-quatre épisodes répartis sur les quatre premières saisons, un rôle qui marque durablement le grand public (Source : IMDb ; Purepeople, 2016). En 1977, il joue le maréchal Foch dans le téléfilm Foch pour vaincre, puis Anatole France dans Émile Zola ou la Conscience humaine de Stellio Lorenzi en 1978. En 1981, il incarne Mikoyan dans le téléfilm Staline est mort d'Yves Ciampi, et en 1983 Pierre Laval dans L'Armistice de Juin 40 (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). Il apparaît également en 1985 dans la série Châteauvallon dans le rôle du ministre de l'Intérieur, puis en 1987 dans un épisode des Enquêtes du commissaire Maigret.
Le cinéma : second rôle entre auteurs et fictions populaires
Au cinéma, François Maistre débute en 1960 avec Les Jeux de l'amour de Philippe de Broca, auquel succède en 1961 Le Farceur du même réalisateur (Source : Wikipédia, encyclopédie libre). Cette même année, il tourne sous la direction de Jacques Rivette dans Paris nous appartient, où il interprète Pierre Goupil. En 1964 et 1965, il participe aux deux premiers volets de la saga Angélique de Bernard Borderie, dans le rôle du prince de Condé. En 1965 également, il joue dans La Vieille Dame indigne de René Allio.
La collaboration avec Luis Buñuel constitue l'un des fils conducteurs de sa carrière au cinéma. Il tourne à quatre reprises avec le maître espagnol : dans Belle de jour (1967), La Voie lactée (1969), Le Charme discret de la bourgeoisie (1972) — où il incarne l'inspecteur Delecluze —, et enfin Le Fantôme de la liberté (1974), dans le rôle du professeur des gendarmes (Source : IMDb ; Wikipédia, encyclopédie libre). En 1973, Henri Verneuil le dirige dans Le Serpent, aux côtés d'une distribution internationale. En 1975, Costa-Gavras lui confie le rôle du marquis Fernand de Brinon dans Section spéciale, et la même année Chronique des années de braise de Mohammed Lakhdar-Hamina, Palme d'or à Cannes 1975, porte son nom au générique (Source : Wikipédia, encyclopédie libre).
Sa collaboration avec Claude Chabrol s'étale sur trois décennies. Il apparaît dans Les Innocents aux mains sales (1975) dans le rôle du commissaire Lamy, puis dans Violette Nozière (1978), Une affaire de femmes (1988) où il joue le président Lamarre-Coudray, Madame Bovary (1991) dans lequel il incarne le conseiller Lieuvain, et enfin La Fleur du mal (2003), son ultime apparition sur grand écran, dans le rôle de Jules Labière (Source : IMDb ; AlloCiné). Cette fidélité à Chabrol, combinée à ses participations aux films de Buñuel, Rivette, Verneuil et Costa-Gavras, trace le portrait d'un comédien qui aura traversé l'histoire du cinéma d'auteur français sans jamais en être la figure centrale, mais en en constituant l'un des piliers discrets et constants.
Disparition
François Maistre s'éteint le 16 mai 2016 à Sevran, en Seine-Saint-Denis, deux jours après son 91e anniversaire (Source : Le Figaro, 2016 ; IMDb). Sa carrière aura couvert près de cinquante années de spectacle vivant et d'écran, du feuilleton télévisé historique aux œuvres des plus grands cinéastes européens, en passant par les grandes scènes parisiennes et les festivals estivaux. Il laisse derrière lui une filmographie de plus d'une centaine de titres pour la télévision et le cinéma (Source : DBpedia ; AlloCiné).
Films et séries avec François Maistre
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