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Marie-Josèphe Yoyotte - Photo
Connu pour
Montage
Sexe
Femme
Crédits connus
67
Né
05/11/1929
Lieu de naissance
Saint-Fons, Rhône, France
Décédé
18/07/2017 (87 ans)

Marie-Josèphe Yoyotte: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Marie-Josèphe Yoyotte en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

62

œuvres recensées

60 films · 2 séries

Première année recensée
1953
Dernière année recensée
2007

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Marie-Josèphe Yoyotte naît le 5 novembre 1929 à Saint-Fons, dans la banlieue lyonnaise, et grandit ensuite à Paris, où elle découvre le cinéma par le biais de proches engagés dans la réalisation de courts métrages (Source : Wikipédia, 2014). Très tôt, elle s’oriente vers le montage et suit ce que la profession considère alors comme un parcours classique : un stage de six mois en laboratoire, puis un emploi d’assistante monteuse avant d’accéder au poste de chef monteuse (Source : Le Monde, 2017). Elle entre ainsi dans un secteur où les femmes sont nombreuses au montage, un travail réputé minutieux qui exige une grande précision dans la manipulation des pellicules (Source : Le Monde, 2017). Active à partir de la fin des années 1950, elle s’inscrit durablement dans l’industrie française, au point de devenir l’une des figures les plus sollicitées par les réalisateurs de la Nouvelle Vague et des générations suivantes (Source : Ciné-Ressources, 2006). Au fil de sa carrière, elle étend son champ d’action à la télévision et au documentaire, sans cesser de privilégier la narration au cœur de son approche du montage (Source : Wikipédia, 2014).

Débuts et ancrage dans le nouveau cinéma français

À la fin des années 1950, Marie-Josèphe Yoyotte signe le montage de Moi, un Noir de Jean Rouch, film important du cinéma ethnographique, considéré comme l’un des jalons qui annoncent la Nouvelle Vague (Source : Ciné-Ressources, 2006). Dans la foulée, elle monte Les Quatre Cents Coups de François Truffaut, présenté en 1959, qui devient rapidement un film emblématique du renouveau du cinéma français et installe durablement son nom au sein de la profession (Source : Ciné-Ressources, 2006). En parallèle, elle collabore à La Guerre des boutons d’Yves Robert, confirmant sa capacité à passer d’un registre à l’autre, du film d’auteur à un cinéma plus populaire (Source : Ciné-Ressources, 2006). Dès ce moment, plusieurs cinéastes lui confient des projets où la construction du récit et le rythme des images occupent une place centrale, ce qui renforce sa position dans les studios de Billancourt (Source : Le Monde, 2017). La même période voit l’émergence de sa réputation de collaboratrice attentive à la musique et à la fluidité du récit, caractéristiques souvent évoquées à propos de son travail (Source : Le Monde, 2017).

Carrière de monteuse au long cours

De 1957 à 2007, Marie-Josèphe Yoyotte accompagne un demi-siècle de cinéma, travaillant aussi bien sur des films de fiction que sur des documentaires à forte visibilité internationale (Source : Le Monde, 2017). Elle réalise le montage de Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville, confirmant son ancrage auprès de cinéastes majeurs de l’après-guerre (Source : Ciné-Ressources, 2006). Dans les années 1960 et 1970, elle intervient sur des œuvres comme La Guerre des boutons, Le Silencieux, Le Sauvage ou La Gifle, qui témoignent de sa présence continue dans le cinéma grand public tout en restant attentive aux exigences formelles du montage (Source : Filmweb, 2025). À partir des années 1980, elle signe notamment le montage de Diva de Jean-Jacques Beineix, film marquant du « cinéma du look », et de Rue Cases-Nègres d’Euzhan Palcy, long métrage tourné en Martinique qui rencontre un écho critique important (Source : Ciné-Ressources, 2006). Elle poursuit ensuite avec des productions comme Microcosmos : le peuple de l’herbe, Le Peuple migrateur et Les Misérables de Josée Dayan, prolongeant son activité jusqu’aux années 2000 (Source : AlloCiné, 2017).

Collaborations artistiques et réseau professionnel

Au fil des décennies, Marie-Josèphe Yoyotte collabore avec un ensemble varié de réalisateurs, parmi lesquels Jean Rouch, François Truffaut, Yves Robert, Jean-Pierre Melville, Jean Cocteau, Pierre Richard, Pascal Thomas, Claude Pinoteau, Jean-Paul Rappeneau, Alain Corneau, Euzhan Palcy ou encore Jacques Perrin (Source : Wikipédia, 2014). En 1960, elle apparaît également à l’écran dans Le Testament d’Orphée de Jean Cocteau, où elle interprète un petit rôle de gitane tout en assurant le travail de montage, illustrant la confiance que le cinéaste lui accorde (Source : Wikipédia, 2014). Sa collaboration avec Euzhan Palcy autour de Rue Cases-Nègres s’accompagne notamment d’un voyage en Martinique pour les repérages, ce qui inscrit leur partenariat dans une démarche de cinéma ancré dans une réalité sociale et géographique précise (Source : Wikipédia, 2014). Plus tard, son travail avec Jacques Perrin sur des documentaires comme Microcosmos : le peuple de l’herbe et Le Peuple migrateur s’inscrit dans une esthétique qui repose largement sur le découpage et le rythme des images de nature (Source : Le Monde, 2017). Sur l’ensemble de sa carrière, elle contribue également à former de jeunes professionnels du montage, intégrés aux équipes organisées en stagiaires, assistants et chefs monteurs, dans une logique de travail collectif (Source : Le Monde, 2017).

Filmographie marquante

La filmographie de Marie-Josèphe Yoyotte couvre un large spectre de genres et de formats, des fictions intimistes aux grandes fresques populaires (Source : AlloCiné, 2017). Parmi ses travaux les plus cités figurent :

  • Moi, un Noir de Jean Rouch, à la fin des années 1950, où son travail contribue à une forme de récit hybride entre documentaire et fiction (Source : Ciné-Ressources, 2006).
  • Les Quatre Cents Coups de François Truffaut (1959), film emblématique de la Nouvelle Vague (Source : Ciné-Ressources, 2006).
  • La Guerre des boutons d’Yves Robert (1962), comédie dramatique devenue un classique du cinéma français (Source : Filmweb, 2025).
  • Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville (1961), adaptation d’un roman de Béatrix Beck (Source : Ciné-Ressources, 2006).
  • Diva de Jean-Jacques Beineix (1981), long métrage majeur du début des années 1980 (Source : Ciné-Ressources, 2006).
  • Rue Cases-Nègres d’Euzhan Palcy (1983), film tourné en Martinique, plusieurs fois récompensé à l’international (Source : Ciné-Ressources, 2006).
  • Microcosmos : le peuple de l’herbe (1996) et Le Peuple migrateur (2001), documentaires de Jacques Perrin centrés sur le monde animal et les paysages naturels (Source : AlloCiné, 2017).
  • Tous les matins du monde d’Alain Corneau (1991), fresque baroque autour de la musique de Marin Marais (Source : AlloCiné, 2017).

Cette liste illustre la diversité des projets auxquels elle participe, de la chronique adolescente aux récits historiques, en passant par le documentaire de nature et le mélodrame contemporain (Source : AlloCiné, 2017).

Distinctions et reconnaissance professionnelle

Marie-Josèphe Yoyotte reçoit au cours de sa carrière trois César du meilleur montage, distinction qui consacre l’importance de sa contribution à plusieurs productions majeures du cinéma français (Source : Wikipédia, 2014). Elle est notamment récompensée pour son travail sur Microcosmos : le peuple de l’herbe, qui met en avant une écriture cinématographique fondée sur la juxtaposition de plans très rapprochés et de mouvements lents, exigeant une grande précision dans l’assemblage (Source : Wikipédia, 2014). Elle obtient également un César pour Le Peuple migrateur, documentaire qui repose sur la fluidité des trajectoires d’oiseaux filmés en vol, et pour Les Misérables dans sa version télévisuelle, où le montage doit articuler une narration étendue sur plusieurs épisodes (Source : AlloCiné, 2017). Par ailleurs, elle est décorée des Arts et des Lettres, reconnaissance institutionnelle qui souligne son apport à la culture cinématographique française (Source : Le Monde, 2017). Ces distinctions s’ajoutent à plusieurs nominations qui jalonnent son parcours, confirmant la place centrale qu’elle occupe dans la profession (Source : Wikipédia, 2014).

Engagement dans le montage et héritage professionnel

Au-delà de ses films, Marie-Josèphe Yoyotte incarne une certaine conception du montage comme lieu central de la narration, conception qu’elle défend et transmet au sein des équipes avec lesquelles elle travaille (Source : Le Monde, 2017). Elle insiste sur le caractère collectif du travail en salle de montage, où stagiaires, assistants, chef monteuse et monteurs son participent à une chaîne d’opérations allant du numérotage des bandes à la construction de la structure définitive du film (Source : Le Monde, 2017). Avec le passage au numérique, elle observe une évolution de la profession vers une plus grande individualisation des postes, tout en rappelant que la technologie ne modifie pas la temporalité nécessaire à la réflexion sur le récit (Source : Le Monde, 2017). Elle forme également plusieurs monteurs et monteuses, comme en témoigne le rôle qu’elle joue auprès de collègues plus jeunes, soucieux de prolonger une tradition de montage attentive au rythme et à la musique des images (Source : Le Monde, 2017). Décédée le 17 juillet 2017 à l’âge de 87 ans, elle laisse une œuvre qui accompagne les transformations du cinéma français et européen sur près de cinquante ans (Source : Wikipédia, 2014).

Filmographie de Marie-Josèphe Yoyotte

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

La Boum (1980) - Affiche
6.6 / 10
La Boum
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La Boum 2 (1982) - Affiche
6.4 / 10
La Boum 2
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Diva (1981) - Affiche
6.7 / 10
Diva
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La Guerre des boutons (1962) - Affiche
7.2 / 10
La Guerre des boutons
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Galerie photos de Marie-Josèphe Yoyotte

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Genesis (2004) - Affiche
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2004
Les liaisons dangereuses (2003) - Affiche
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2003
Les liaisons dangereuses (2003) - Affiche
Inconnu
- Épisode 3 (2003)
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S01E03
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- Épisode 2 (2003)
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S01E02
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- Épisode 1 (2003)
•
S01E01
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2003
Les Misérables (2000) - Affiche
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2000
Les Misérables (2000) - Affiche
Inconnu
- Épisode 4 (2000)
•
S01E04
•
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- Épisode 3 (2000)
•
S01E03
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editor
- Épisode 2 (2000)
•
S01E02
•
editor
- Épisode 1 (2000)
•
S01E01
•
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2000
Balzac (1999) - Affiche
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1999

1987
Le Testament d'Orphée (1960) - Affiche
Gitan (non crédité)
1960

screenstory
1987

Le cinéma de Marie-Josèphe (2023) - Affiche
Elle-même (images d’archives)
2023

Récompenses et Nominations

2Victoires
4Nominations

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.