Madeleine Robinson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Madeleine Robinson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
90
œuvres recensées
87 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Madeleine Robinson, née Madeleine Svoboda le 5 novembre 1917 près de Paris, se forme comme comédienne au cours de théâtre dirigé par le metteur en scène Charles Dullin, après des débuts modestes dans le milieu artistique français. (Source : Wikipédia, 2012) Elle échoue à l’examen d’entrée du Conservatoire de Paris, puis s’oriente vers les cours de Dullin, dont elle suit l’enseignement pendant plusieurs années et qu’elle considère comme déterminant pour la suite de sa carrière. (Source : Evene – Le Figaro, s.d.) Cette formation l’inscrit d’emblée dans la tradition d’un théâtre exigeant, axé sur le travail de troupe et la précision du jeu, au sein d’un réseau où se croisent de nombreux futurs acteurs et metteurs en scène de premier plan. (Source : IMDb, 2004) Parallèlement à ces années d’apprentissage, elle commence à apparaître au cinéma dans des rôles secondaires, ce qui installe progressivement son visage dans le paysage filmique français de l’entre-deux-guerres. (Source : Wikipédia, 2012)
Premiers rôles au cinéma et affirmation pendant l’Occupation
La carrière cinématographique de Madeleine Robinson s’amorce au milieu des années 1930, avec des apparitions dans des films comme « Tartarin de Tarascon » (1934), « La Fille de Madame Angot » (1935) ou encore « Forty Little Mothers » (1936), où elle obtient son premier rôle important. (Source : Wikipédia, 2012) Elle enchaîne ensuite des rôles dans « L’Assaut » (1936), « Un homme à tuer » (1937), « Tempête sur l’Asie » (1938), « Capitaine Benoît » (1938), « La Cité lumière » (1938) et « L’Innocent » (1938), qui témoignent d’une présence régulière sur les écrans à la veille de la Seconde Guerre mondiale. (Source : Wikipédia, 2012) Sous l’Occupation, elle accède à une visibilité accrue avec des films tels que « Lumière d’été » (1943) de Jean Grémillon et « Douce » (1943) de Claude Autant-Lara, qui participent à sa reconnaissance auprès du public et de la critique. (Source : AlloCiné, 2004) Elle tourne également « Sortilèges » (1945) de Christian-Jaque, consolidant un profil d’actrice associée à un certain cinéma français de la période, marqué par des réalisateurs de premier plan et des distributions denses. (Source : AlloCiné, 2004)
Reconnaissance d’après-guerre et rôles marquants au cinéma
Au lendemain de la guerre, la filmographie de Madeleine Robinson se poursuit avec des œuvres où elle occupe des rôles de plus en plus centraux, malgré des difficultés ponctuelles liées à sa forte présence sur les écrans durant l’Occupation. (Source : The Independent, 2004) Elle revient sur le devant de la scène avec « Une si jolie petite plage » (1949) d’Yves Allégret, qui la confirme comme figure du cinéma français d’après-guerre. (Source : The Independent, 2004) Sa carrière se déploie ensuite à travers des films comme « God Needs Men » (1950), « Savage Triangle » (1951), « The Man in My Life » (1952) ou « On Trial » (1954), dans lesquels elle incarne des personnages souvent complexes, inscrits dans des récits dramatiques. (Source : Wikipédia, 2012) Elle participe aussi à « Mannequins de Paris » (1956), « Passionate Summer » (1956) et « Les Louves » (1957), avant de tourner « À double tour » (1959) de Claude Chabrol, qui devient l’un de ses rôles les plus commentés et lui vaut une consécration internationale. (Source : Wikipédia, 2012)
Collaborations avec de grands cinéastes et rayonnement international
« À double tour » (« Web of Passion ») marque un tournant dans la carrière de Madeleine Robinson, puisqu’elle reçoit la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise en 1959 pour ce film, confirmant son statut sur la scène internationale. (Source : Unifrance, 2004) Elle poursuit cette dynamique en participant à « Le Procès » (1962) d’Orson Welles, adaptation de Franz Kafka, où elle interprète Madame Grubach aux côtés de Jeanne Moreau, Romy Schneider et Suzanne Flon, ce qui l’inscrit dans un dispositif de production européen ambitieux. (Source : The Independent, 2004) Elle tourne également « Le Gentleman d’Epsom » (1962), contribuant à un cinéma populaire de qualité, puis se retrouve associée à divers projets en Italie et en France dans les années 1960. (Source : Wikipédia, 2012) Plus tard, elle apparaît notamment dans « Une histoire simple » (1978) de Claude Sautet, « Corps à cœur » (1979) de Paul Vecchiali, « Sept jours en janvier » (1979) et « J’ai épousé une ombre » (1983), confirmant une capacité à traverser les décennies en s’adaptant aux évolutions esthétiques du cinéma européen. (Source : CinéDweller, 2022)
Présence au théâtre et rôles emblématiques sur scène
Parallèlement à sa carrière au cinéma, Madeleine Robinson développe un parcours important au théâtre, qu’elle considère comme le centre de son activité artistique. (Source : IMDb, 2004) Elle se fait remarquer à la Libération avec la pièce « Une grande fille toute simple » d’André Roussin, qui contribue à affirmer sa place sur les scènes parisiennes. (Source : AlloCiné, 2004) Entre les années 1950 et 1970, elle joue notamment dans « Adorable Julia », « Noix de coco », « Un tramway nommé désir » de Tennessee Williams et « Les Parents terribles » de Jean Cocteau, autant de pièces qui confirment sa capacité à interpréter des personnages aux registres variés. (Source : AlloCiné, 2004) En 1965, son interprétation de Martha dans « Qui a peur de Virginia Woolf ? » d’Edward Albee lui vaut le prix de la meilleure actrice de théâtre de l’année, récompense qui souligne la réception critique de son travail scénique. (Source : The Independent, 2004)
Travail télévisuel et diversification des supports
À partir des années 1960, Madeleine Robinson apparaît de plus en plus fréquemment à la télévision, notamment dans des feuilletons, téléfilms et émissions qui contribuent à renforcer sa notoriété auprès d’un public élargi. (Source : The Independent, 2004) Elle participe à des productions télévisées françaises qui s’inscrivent dans le mouvement de développement de la fiction sur le petit écran, offrant aux comédiens de théâtre et de cinéma de nouveaux espaces de jeu. (Source : The Independent, 2004) Cette diversification de ses activités audiovisuelles accompagne l’évolution générale du paysage médiatique, dans lequel de nombreux acteurs alternent entre les plateaux de tournage cinématographiques et les studios de télévision. (Source : IMDb, 2004) Par ce biais, elle prolonge une carrière entamée dans les années 1930, tout en renouvelant les formes de visibilité de son travail d’interprétation. (Source : IMDb, 2004)
Distinctions, fin de carrière et héritage artistique
La Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine reçue à la Mostra de Venise en 1959 pour « À double tour » constitue l’un des principaux jalons de la reconnaissance internationale de Madeleine Robinson. (Source : Unifrance, 2004) Elle reçoit également un Molière d’honneur en 2001, distinction qui vient saluer l’ensemble de sa contribution au théâtre et souligne la durée de sa présence sur les scènes françaises. (Source : Wikipédia, 2012) Au cours de sa carrière, elle apparaît dans environ 80 à 100 films selon les sources, ce qui témoigne d’une activité soutenue dans le champ cinématographique sur plus de six décennies. (Source : The Independent, 2004) Ses rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision, de « Lumière d’été » à « Camille Claudel » (1988) et « Le Ours en peluche » (1994), composent un parcours où la continuité du travail prévaut sur les effets de rupture, laissant l’image d’une actrice associée à plusieurs générations de spectateurs. (Source : CinéDweller, 2022)
Filmographie sélective
- « Tartarin de Tarascon » (1934) – rôle au sein d’une adaptation d’Alphonse Daudet. (Source : Wikipédia, 2012)
- « Forty Little Mothers » (1936) – premier rôle important au cinéma. (Source : Wikipédia, 2012)
- « Lumière d’été » (1943) de Jean Grémillon – film tourné sous l’Occupation. (Source : AlloCiné, 2004)
- « Douce » (1943) de Claude Autant-Lara – drame d’époque. (Source : AlloCiné, 2004)
- « Sortilèges » (1945) de Christian-Jaque. (Source : AlloCiné, 2004)
- « Une si jolie petite plage » (1949) d’Yves Allégret. (Source : The Independent, 2004)
- « God Needs Men » (1950). (Source : Wikipédia, 2012)
- « À double tour » (1959) de Claude Chabrol – Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à Venise. (Source : Unifrance, 2004)
- « Le Procès » (1962) d’Orson Welles – rôle de Madame Grubach. (Source : The Independent, 2004)
- « Une histoire simple » (1978) de Claude Sautet. (Source : CinéDweller, 2022)
- « Corps à cœur » (1979) de Paul Vecchiali. (Source : CinéDweller, 2022)
- « J’ai épousé une ombre » (1983) de Robin Davis. (Source : CinéDweller, 2022)
- « Hors-la-loi » (1985) de Robin Davis. (Source : CinéDweller, 2022)
- « Camille Claudel » (1988) de Bruno Nuytten. (Source : CinéDweller, 2022)
- « Le Ours en peluche » (1994) – l’une de ses dernières apparitions à l’écran. (Source : Unifrance, 2004)
Films et séries avec Madeleine Robinson
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