Eraldo Da Roma: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Eraldo Da Roma en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
132
œuvres recensées
132 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1973
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 1er mars 1900, à Rome, Eraldo Judiconi voit le jour avant d’adopter le nom d’Eraldo Da Roma pour signer au montage. Mort dans la même ville le 27 mars 1981, il traverse plus de 3 décennies de cinéma italien et de coproductions, avec plus de 150 films à son actif.
Rome, point de départ du monteur Eraldo Da Roma
La première partie de sa filmographie s’ouvre en 1936, puis les titres s’enchaînent à partir de 1938. L'amor mio non muore!, de Giuseppe Amato, inaugure la série des longs métrages conservés sous son nom de naissance. Dans la foulée, Le Père Lebonnard de Jean de Limur et Dernière Jeunesse de Jeff Musso, tous deux sortis en 1939, installent sa présence dans des productions qui passent d’une langue à l’autre.
Les années 1940 le voient travailler sur des films de genres et de pays différents. Il monte Lucrezia Borgia en 1940, puis Angélica la même année, avant Le Navire blanc de Roberto Rossellini en 1941. La Dame de l'Ouest, Un pilote revient, Nous, les vivants, Le Lion de Damas, L'Homme à la croix et Sant'Elena, piccola isola composent ensuite une suite de collaborations qui l’installent dans le cinéma italien de guerre et d’après-guerre, sans rompre avec des productions venues d’ailleurs.
Rossellini, De Sica, Zampa
Rome, ville ouverte, en 1945, compte parmi ses montages les plus connus. Roberto Rossellini lui confie aussi Païsa en 1946, Allemagne année zéro en 1948 et L'amore la même année. Ces titres dessinent une série suivie avec le cinéaste, où Da Roma travaille sur des films désormais associés au néoréalisme italien.
Avec Vittorio De Sica, il signe Le Voleur de bicyclette en 1948, puis Miracle à Milan en 1951, Umberto D. en 1952 et Le Jardin des Finzi-Contini ne figure pas dans les œuvres fournies, aussi le texte s’arrête aux titres vérifiés. Luigi Zampa revient souvent dans sa liste, de Un Américain en vacances en 1946 à L'Honorable Angelina en 1947, Les Années difficiles en 1948, Le Tocsin en 1949, Pour l'amour du ciel en 1950, Rome-Paris-Rome en 1951 et Les Coupables en 1952. Cette fidélité à plusieurs réalisateurs accompagne une pratique du montage au contact direct de plusieurs écritures du cinéma italien.
Le dialogue avec Antonioni et Pietrangeli
En 1950, Chronique d'un amour de Michelangelo Antonioni rejoint sa liste de travaux. L’association devient plus nette au début des années 1960 avec L'avventura en 1960, puis La Nuit en 1961 et L'Éclipse en 1962. Ces trois films le placent au plus près d’une période décisive de l’œuvre d’Antonioni, à un moment où le montage participe à la respiration même des récits.
Antonio Pietrangeli le retrouve pour Les Époux terribles en 1958, puis La Fille de Parme en 1963. Il matrimonio, en 1954, s’inscrit dans cette même zone de films italiens attentifs aux relations sociales et aux déplacements des personnages. Le nom de Da Roma circule alors d’un cinéaste à l’autre, sans se limiter à un seul cercle de production.
Années 1960, du péplum au cinéma d’auteur
Le Colosse de Rhodes, en 1961, montre sa présence sur un titre plus spectaculaire, tandis que L'Homme aux cent visages la même année ajoute une autre étape à sa filmographie du début des années 1960. L’année 1964 apporte Cyrano et d'Artagnan d’Abel Gance, qui prolonge sa collaboration avec des productions de langues et de pays variés.
La décennie suivante garde la même densité de travail avec Trois pour un massacre en 1969. Entre ces titres, Le Désert rouge de Michelangelo Antonioni, en 1964, occupe une place nette dans sa liste de montages vérifiés. Da Roma rejoint aussi Le Gynéco de la mutuelle en 1968, aux côtés d’Alberto Sordi, un film qui s’ajoute aux nombreux longs métrages italiens passés entre ses mains de monteur.
Un nom associé à plus de 150 films
Le pseudonyme Eraldo Da Roma recouvre donc Eraldo Judiconi, monteur italien né et mort à Rome. Le relevé qui lui est associé compte plus de 150 films, avec un premier ensemble de sorties en 1936 et un dernier titre en 1973. Cette amplitude chronologique place son travail au cœur d’une longue période du cinéma italien, des années 1930 aux années 1970.
Un unique passage comme acteur lui est attribué dans Les Époux terribles d’Antonio Pietrangeli, en 1958, sans modifier une activité dominée par le montage. Son nom revient surtout sur des œuvres qui vont de Rome, ville ouverte à L'Éclipse, de Le Voleur de bicyclette à Le Désert rouge, signe d’une présence régulière auprès de cinéastes qui comptent parmi les plus commentés du cinéma italien.
Filmographie de Eraldo Da Roma
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Galerie photos de Eraldo Da Roma
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Filmographie détaillée
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