Tatsuya Fuji: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Tatsuya Fuji en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
141
œuvres recensées
137 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1962
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1962, Tatsuya Fuji signe avec la Nikkatsu et commence dans des petits rôles. Né le 27 août 1941 à Pékin, il apparaît d’abord dans Bōkyō no umi, réalisé par Takumi Furukawa, puis dans 出撃 en 1964, avant de passer chez Koreyoshi Kurahara avec Le Soleil noir la même année.
Les années Nikkatsu et les premiers rôles
Les premières années suivent un rythme soutenu. En 1964, il joue encore dans Kuroi kaikyo de Mitsuo Ezaki, puis dans Shirotori de Toshio Masuda en 1965. Le même cycle le mène vers Haruyasu Noguchi, qui lui confie l’inspecteur Endo dans The Cat Gambler et Woman Gambler, deux films de 1965.
En 1967, il figure au générique de Gappa le descendant de Godzilla. L’année suivante, Toshio Masuda le retrouve dans Le Vaurien, où il tient le rôle de Suzuki. Cette période le voit aussi passer chez Yasuharu Hasebe, qui le dirige dans Les Loups sauvages, Arakure et Le Territoire du sang versé en 1969.
La même dynamique se prolonge en 1970 avec deux titres de la série Stray Cat Rock, Female Boss et Sex Hunter. Fuji y retrouve Hasebe dans des films qui fixent sa présence au cœur du cinéma d’exploitation japonais du tournant des années 1970.
Nagisa Ōshima et l’apogée des années 1970
En 1975, Fuji joue dans Afurika no hikari de Shōhei Imamura, où il interprète Anabuki. Cette étape précède de peu sa rencontre avec Nagisa Ōshima, décisive pour sa notoriété internationale. L'Empire des sens, sorti en 1976, lui confie le rôle de Kichizo Ishida. Le film lui vaut le Hōchi Film Award du meilleur acteur la même année.
Deux ans plus tard, Ōshima le retrouve pour L'Empire de la passion, où il joue Toyoji. Les deux films placent Fuji au centre de l’œuvre du cinéaste et fixent durablement son nom dans l’histoire du cinéma japonais des années 1970. Le lien avec Ōshima reste le plus visible de sa filmographie publique, parce qu’il concentre deux rôles de premier plan en peu de temps.
En 1970, avant cette séquence, il tient déjà Seiji Takigawa dans Melody of Rebellion. Cette apparition, suivie par les films de Hasebe, montre un acteur encore très sollicité par des cinéastes de registres variés, du polar à la chronique urbaine.
Rareté, reprises et nouveaux partenaires
Après la séquence Ōshima, Fuji reste présent dans les années 1980 avec P. P. Rider de Shinji Sōmai en 1983, où il joue Genpei, puis avec Tomo yo shizukani nemure en 1985, dans le rôle de Tsuyoshi Shindo. En 1986, Yōichi Higashi le dirige dans Keshin. Ces titres dessinent une présence plus espacée, sans rupture affichée dans les données disponibles.
La décennie 1990 le voit apparaître dans Kappa de Tatsuya Ishii en 1994. Le retour au premier plan passe ensuite par Kiyoshi Kurosawa, qui lui confie Shin'ichiro Arita dans Jellyfish en 2003. La même année, Takashi Miike le distribue dans The Man in White, et ces deux films raniment l’attention portée à son visage au cinéma japonais du début du siècle.
En 2004, Fuji incarne Takeo Kanno dans Rikidozan de Song Hae-sung. Il figure aussi au casting de Umizaru et Mura no shashinshū. L’année suivante, Claude Gagnon le dirige dans Kamataki, tandis que Mura no shashinshū lui apporte la Coupe d'Or du meilleur acteur au festival international du film de Shanghai.
Les distinctions et la dernière période visible
En 2014, Setsurō Wakamatsu le distribue dans Zakurosaka no adauchi. Un an plus tard, Takeshi Kitano lui confie un rôle dans Ryuzo 7, film pour lequel il reçoit le prix du meilleur acteur lors de la 25e cérémonie des prix du Film du Tokyo Sports. Cette récompense s’ajoute au Hōchi Film Award du meilleur acteur obtenu en 1976.
Fuji reste présent dans les années suivantes avec Vers la lumière de Naomi Kawase en 2017, où il joue Kitabayashi, puis avec Aircraft carrier Ibuki en 2019, où il incarne le Commander Tsugeharu Yui. Ces apparitions tardives prolongent une présence déjà ancienne dans le cinéma japonais, sans changer les repères principaux de sa filmographie connue.
Le nom de Tatsuya Fuji demeure attaché à quelques jalons précis, du contrat signé avec la Nikkatsu en 1962 aux rôles donnés par Ōshima, Kurosawa, Miike, Kitano ou Kawase. Sa filmographie visible traverse plus d’un demi-siècle et associe des productions populaires, des films d’auteur et des reconnaissances mesurées.
Films et séries avec Tatsuya Fuji
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Rôles de Tatsuya Fuji
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Galerie photos de Tatsuya Fuji
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Personnalités en relation
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