Hideo Murota: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hideo Murota en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
256
œuvres recensées
252 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 2001
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, « Tora! Tora! Tora! » inscrit Hideo Murota dans une production internationale où il tient un rôle de pilote japonais non crédité. Deux ans plus tôt, il apparaît déjà dans plusieurs films de Kinji Fukasaku, parmi lesquels « Le Caïd de Yokohama » et « Le Détroit de la faim ». Né le 7 octobre 1937 à Otaru, dans l’île d’Hokkaido, il meurt le 15 juin 2002 à Tokyo.
Des seconds rôles dans le cinéma japonais des années 60
Le nom de Hideo Murota surgit au cinéma en 1960 dans « Nippatsume wa jigoku-iki daze », réalisé par Shigehiro Ozawa. Trois ans plus tard, il figure au générique de « Jūdō ichidai » de Kiyoshi Saeki, puis il revient en 1969 dans « La Demeure de la rose noire » de Kinji Fukasaku, « Le Détroit de la faim » de Tomu Uchida et « Le Caïd de Yokohama », encore sous la direction de Fukasaku.
Ces titres placent Murota dans un pan du cinéma japonais où les rôles de soutien servent de point d’appui à des récits criminels, historiques ou policiers. Il croise des cinéastes aux signatures nettes, de Teruo Ishii à Tomu Uchida, puis s’installe durablement chez Kinji Fukasaku, dont les films jalonnent plusieurs années de sa filmographie. À cette époque, son nom revient sans éclat tapageur, mais avec une régularité qui traverse les studios et les genres populaires.
Fukasaku, Scorpion et la série noire
En 1972, Murota apparaît dans « La Femme scorpion » et « Elle s'appelait Scorpion », toutes deux réalisées par Shun’ya Itō, dans le rôle d’Okizaki. La même année, il figure aussi dans « Okita le pourfendeur: Yakuza moderne » de Kinji Fukasaku. L’année suivante, il rejoint « Combat sans code d'honneur 2: Deadly Fight in Hiroshima » dans le rôle de Keisuke Nakahara, puis « Combat sans code d'honneur 3: Guerre par procuration ».
En 1974 et 1975, il revient encore chez Fukasaku avec « Combat sans code d'honneur 4: Opération au sommet », « Le Cimetière de la morale » et « Nouveau combat sans code d'honneur 2: La Tête du boss ». Le même mouvement le mène vers « Quartier violent » de Hideo Gosha, où il tient le rôle de Hideo Hayakawa. Cette période fixe une présence continue dans des films tendus, nourris de rapports de force, de loyautés changeantes et de violences codifiées.
Des polars aux fresques historiques
Le milieu des années 70 l’emmène vers d’autres cinéastes. En 1976, il joue dans « Karate Warriors » de Kazuhiko Yamaguchi puis dans « Tombe de yakuza et fleur de gardénia » de Kinji Fukasaku, où il interprète Yoshito Hidaka. L’année suivante, il est au générique de « Rashamen » et de « La Preuve d'un homme ». En 1977, il partage l’affiche avec d’autres noms réguliers du cinéma de studio japonais sans quitter les cadres du drame et du film criminel.
La fin de la décennie le conduit vers « Le Samouraï et le Shogun » de Kinji Fukasaku, puis vers « C'est dur d'être un homme: Elle court, elle court la rumeur » de Yōji Yamada en 1978. Deux ans plus tard, Akira Kurosawa le choisit pour « Kagemusha, l'Ombre du guerrier », où il incarne Baba Nobufusa. Le passage d’un film de clan à une fresque de guerre montre un acteur appelé par des cinéastes très différents, sans quitter le terrain des rôles de composition.
Années 80: Kurosawa, Ōshima et les grands ensembles
En 1981, Murota apparaît dans « Yajū shisubeshi », « Samurai Reincarnation » et « Eki, la gare » de Yasuo Furuhata, où il joue Shigeru Morioka. L’année suivante, il retrouve Hideo Gosha dans « Dans l'ombre du loup ». Puis Nagisa Ōshima le distribue dans « Furyo » en 1983, sous le nom de Gondo. D’un cinéaste à l’autre, il garde la même place de soutien, mais change sans cesse de décor, d’époque et de hiérarchie interne.
La suite le mène à « Seburi monogatari » de Sadao Nakajima en 1985, puis à « L'Inspectrice des impôts » de Jūzō Itami en 1987. En 1990, il joue dans « Ten to chi to » de Haruki Kadokawa, où il interprète Obu Toramasa, et apparaît la même année dans « 世にも奇妙な物語特別編 ». Ces titres dessinent une circulation entre cinéma de studio, fresque historique et télévision, sans rupture affichée ni changement d’axe visible.
Les dernières années et la reconnaissance
Au début des années 90, Murota tient encore des rôles dans « Hiruko the Goblin » de Shin'ya Tsukamoto, « Shura no densetsu » de Seiji Izumi et « Original Sin » de Takashi Ishii en 1992. Cette même période lui vaut un Blue Ribbon Award du meilleur acteur dans un second rôle en 1993 pour « Shura no densetsu » et « Original Sin », puis le prix du meilleur acteur dans un second rôle au Festival du film de Yokohama pour « Original Sin ».
Il revient ensuite dans « Une adolescente » d’Eiji Okuda en 2001, puis dans « Femmes en miroir » de Yoshishige Yoshida en 2002. Hideo Murota meurt le 15 juin 2002 à l’âge de 64 ans. Sur plus de 180 films, sa présence épouse les lignes d’un cinéma japonais où les seconds rôles comptent autant que les vedettes, et où les cinéastes cherchent des visages capables de traverser les époques sans changer de registre.
Films et séries avec Hideo Murota
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Hideo Murota
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



























