Mario Mattoli: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mario Mattoli en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
85
œuvres recensées
85 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1932
- Dernière année recensée
- 1968
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, quand la santé de Carlo Ludovico Bragaglia l’empêche de tenir la barre de Temps maximum, Mario Mattoli prend la réalisation à sa place. Le geste compte autant que le film lui-même: il ouvre une carrière qui comptera plus de 80 longs métrages, souvent aussi écrits par lui, et qui passera par la comédie, le mélodrame, le péplum et la science-fiction.
Mario Mattoli, du droit aux scènes de revue
Né le 30 novembre 1898 à Tolentino, Mario Mattoli obtient une licence en droit avant d’entrer chez les impresarios Suvini et Zerboni. En 1924, il devient leur secrétaire, au contact direct des directeurs de théâtre, des acteurs et des agents qu’il côtoie alors chaque jour. La relation avec ce milieu s’élargit en 1927, quand il fonde avec Luciano Ramo les Spettacoli Za-bum, avec l’idée d’ouvrir la revue à des interprètes professionnels.
Cette entreprise sert de rampe à plusieurs noms qui passeront ensuite du théâtre au cinéma, parmi lesquels Vittorio De Sica, Alberto Sordi, Erminio Macario, Aldo Fabrizi et Enrico Viarisio. En 1934, l’indisponibilité soudaine de Bragaglia lui donne l’occasion de passer à la mise en scène pour Temps maximum. Le passage ne ressemble pas à une conversion théorique mais à une décision pratique, liée au fonctionnement même de la Za-bum, qui produisait aussi des films. Mario Mattoli épouse Mity Mignone en 1928.
La comédie comme terrain principal
Les années qui suivent installent Mario Mattoli dans un rythme de production soutenu. Il réalise La dama bianca en 1938, puis Imputato, alzatevi! en 1939, film qu’il signe aussi pour le scénario. Le même double geste se retrouve sur La vispa Teresa en 1943, où la réalisation et l’écriture se répondent encore. Ces films dessinent une manière de travailler où la comédie reste centrale, portée par une fabrication rapide et par un goût marqué pour les distributions d’ensemble.
Dans les années 1940 et 1950, la cadence s’accélère encore. I due orfanelli en 1947, I pompieri di Viggiù en 1949, Totò Tarzan en 1950, Un turco napoletano en 1953 et Misère et Noblesse en 1954 figurent parmi les titres les plus connus de cette période. La collaboration avec Totò prend une place de plus en plus visible, au point de devenir un repère de sa filmographie. Mario Mattoli écrit aussi parfois ses scénarios, comme sur Imputato, alzatevi! et La vispa Teresa.
À cette époque, il tourne aussi Deux Nuits avec Cléopâtre en 1954 et Appuntamento in Riviera en 1962. Le dernier titre recensé dans cette suite, Totò Story en 1968, prolonge encore ce lien avec un acteur qui a compté dans son travail. La télévision entre aussi dans son activité avec Za-bum en 1964 et Za-bum n°2 l’année suivante.
Avec Totò, une alliance durable
Totò au Tour d’Italie en 1948, Les Pompiers chez les pin-up en 1949, Deux Légionnaires au harem en 1950 et Misère et Noblesse en 1954 montrent à quel point Totò devient un partenaire régulier dans l’œuvre de Mario Mattoli. La formule n’a rien d’automatique: elle repose sur une compréhension concrète du jeu de l’acteur et sur une mécanique comique qui laisse de la place au dialogue, aux écarts de ton et aux chutes rapides. Les titres français masquent parfois cette continuité, mais les titres italiens la rendent plus lisible, de Totò al giro d’Italia à Miseria e nobiltà.
Lui-même reconnaît un rapport de travail plus empirique que doctrinal. Le texte transmis par les archives le dit sans détour: il se qualifie de réalisateur sans formation et sans talent. Cette formule, brutale, contraste avec la place durable de plusieurs de ses films dans le cinéma italien, en particulier ceux portés par Totò. Elle dit moins une modestie qu’une façon de se tenir à distance des grands discours sur l’art de mettre en scène, alors que ses films continuent d’occuper une place nette dans l’histoire de la comédie italienne.
Dernières années et mémoire
Mario Mattoli meurt le 26 février 1980 à Rome, à 81 ans. Son corps repose avec ses parents dans le cimetière de Bevagna. La fin de sa vie est marquée par des difficultés financières, et l’épisode de l’hôpital San Camillo laisse une image plus amère: face à la diffusion d’un film de Totò, il affirme en être le réalisateur, avant que les médecins et les infirmières présents ne finissent par le reconnaître. Une chambre individuelle lui est alors trouvée.
Après sa mort, la ville de Bevagna accueille depuis 2008 le festival culturel Mattòli si nasce, avec conférences et projections de ses films les plus connus. Depuis 2009, le Premio Mattòli per la commedia all'italiana accompagne cette initiative. En 2010, l’association Officine Mattòli est fondée à Tolentino, avec un institut de formation cinématographique associé. Sa mémoire s’organise ainsi autour de deux lieux, Tolentino et Bevagna, sans quitter le territoire précis où sa biographie commence.
La filmographie conservée sous son nom témoigne d’une activité régulière, où se croisent Faut pas m'le dire en 1940, Ce soir, rien de nouveau en 1942, Le Dernier Fiacre en 1948, Le médc...
Films et séries réalisés par Mario Mattoli
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Galerie photos de Mario Mattoli
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Filmographie détaillée
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