Alexandre Pouchkine: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Alexandre Pouchkine en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
157
œuvres recensées
151 films · 6 séries
Biographie
En 1799, à Moscou, Alexandre Sergueïevitch Pouchkine naît dans une famille de la noblesse russe où l’on parle français. À 10 ans, il lit Voltaire et La Fontaine dans le texte, puis rejoint en 1811 le lycée impérial de Tsarskoïe Selo, près de Saint-Pétersbourg.
Le lycée de Tsarskoïe Selo
Entre 1811 et 1817, il suit sa scolarité au lycée impérial de Tsarskoïe Selo. Il y noue des amitiés durables avec Delvig, Poushine et Wilhelm Küchelbecker. Le parc du palais impérial sert de décor à sa première inspiration poétique, selon ses propres termes rapportés par les sources.
Dès 1814, son poème « À un ami poète » paraît dans Le Messager de l’Europe. Déclamé lors d’un examen de passage, le texte retient l’attention de Gavrila Derjavine. Cette publication place très tôt Pouchkine dans le champ littéraire russe, alors qu’il n’a pas encore quitté l’internat.
En 1817, il entre au ministère des Affaires étrangères, une sinécure. Il s’installe alors à Saint-Pétersbourg pour trois années de vie dissipée, où il rédige des poèmes romantiques nourris de littératures étrangères et russes. Il rencontre Nikolaï Karamzine et Vassili Joukovski, deux noms déjà installés dans les lettres russes de son temps.
Poèmes, théâtre et prise de distance
À cette époque, il écrit « Rouslan et Ludmila », texte plus enjoué que d’autres pièces de la période, tandis que « Ode à la Liberté », « Hourrah! Il revient en Russie » et « Le Village » visent l’autocratie, le servage et la cruauté des propriétaires fonciers. Pouchkine n’est pas révolutionnaire; il reste libéral sans rejoindre les mouvements réformateurs qui agitent ses proches.
En 1819, il adhère à la société littéraire « La lampe verte », cercle qui donnera naissance à un milieu lié au mouvement décabriste. L’année précédente, la mort d’Alexandre Ier puis l’avènement de Nicolas Ier ont déjà changé l’horizon politique de la Russie impériale. Pouchkine se tient alors à l’écart d’une agitation qui touche nombre de ses amis.
Ses années de jeunesse laissent aussi apparaître une aisance à improviser et une mémoire exceptionnelle. Le poète récite des vers innombrables, improvise avec facilité et cultive un bilinguisme français-russe qui structure sa formation intellectuelle. Cette familiarité avec la culture française nourrit une partie de son écriture, sans qu’il renonce au russe comme langue d’expression principale.
L’exil de 1820
En 1820, ses poèmes sont jugés séditieux et Alexandre Ier le condamne à l’exil. Il échappe au bagne de Sibérie, mais part d’abord pour Iekaterinoslav, dans l’actuelle Ukraine, où il contracte une violente fièvre. La permission de voyager dans le Caucase et en Crimée, en compagnie de la famille Raïevski, modifie profondément son rapport aux paysages et au déplacement.
Il est ensuite envoyé à Kichinev, en Bessarabie. En 1824 et 1825, il vit à Mikhaïlovskoïe, dans une petite maison de village, pendant cet exil intérieur. La période reste marquée par la contrainte, mais elle voit se poursuivre une production régulière, faite de poèmes et de pièces où l’observation politique demeure présente.
Le retour à Moscou n’intervient qu’en 1826, autorisé par Nicolas Ier. Cette décision met fin à une première phase de relégation et ouvre une autre période de travail, sans effacer les tensions entre l’écrivain et le pouvoir impérial.
Moscou, Saint-Pétersbourg, les dernières années
En 1831, après son mariage, il est autorisé à s’installer à Saint-Pétersbourg. La capitale impériale devient alors le cadre de ses dernières années d’écriture. Durant cette période, il produit de nombreuses œuvres, parmi lesquelles « Boris Godounov », « Eugène Onéguine » et les « Petites tragédies ».
Le roman en vers « Eugène Onéguine », commencé en 1821 et achevé en 1831, occupe une place centrale dans cette suite de travaux. « Boris Godounov », daté de 1825, s’inscrit dans un autre registre. Les « Petites tragédies », publiées en 1980 dans la liste de titres rattachés à son nom, figurent elles aussi parmi les œuvres vérifiées qui lui sont associées aujourd’hui.
À côté de ces textes, son nom reste lié à d’autres titres repris dans le corpus de reprises et d’adaptations, comme « Le Conte du tsar Saltan », « La Reine des cartes », « Le Conte du tsar Saltan » encore sous une autre forme de mention, ou « Onegin ». Le cas de « La Reine des cartes » rappelle l’ampleur d’une œuvre qui circule entre poésie, prose et théâtre.
La mort et la postérité
Le 10 février 1837, Pouchkine meurt à Saint-Pétersbourg à 37 ans, à la suite d’un duel avec Georges d’Anthès. Les circonstances de cette disparition transforment l’écrivain en légende nationale. De son vivant déjà, il est considéré comme le plus grand écrivain russe.
Son héritage passe aussi par les œuvres qui portent son nom jusque dans des adaptations récentes. « Princesse Mila et le sorcier au cœur de pierre » est associée à 2018, « Carmen » à 2023, « Онегин » à 2024, tandis que « Skazka o tsare Saltane » est annoncée pour 2026. Ces titres, joints à « Folio » de 1955 et à « The Eagle » de 1925, montrent la place durable occupée par son nom dans la circulation des récits.
La langue française, la lecture des classiques, l’exil, puis la compression d’une vie interrompue à 37 ans dessinent une existence brève et déjà canonique. Les textes conservés sous son nom couvrent le poème, la nouvelle, le roman et le théâtre, avec « Eugène Onéguine » et « Boris Godounov » comme jalons les plus souvent retenus.
Films et séries écrits par Alexandre Pouchkine
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