Rinko Kikuchi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rinko Kikuchi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
79
œuvres recensées
58 films · 21 séries
- Première année recensée
- 1997
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2006, « Babel » fait entrer Rinko Kikuchi dans un autre espace de visibilité. Dans le film d’Alejandro González Iñárritu, elle joue Chieko, une adolescente sourde et muette confrontée au suicide récent de sa mère, et la prestation lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle féminin.
Des débuts très précoces au cinéma
Rinko Kikuchi naît le 6 janvier 1981 à Hadano, dans la préfecture de Kanagawa. Elle commence à 15 ans une activité de mannequin et de comédienne, tout en tournant dans plusieurs publicités. Ce premier cadre professionnel la place très tôt dans un rythme de travail où l’image précède la notoriété.
En 1999, elle apparaît pour la première fois au cinéma dans « Je veux vivre » de Kaneto Shindō. L’année suivante, elle retrouve le même réalisateur dans « By Player ». En 2001, elle tourne dans « Sora no ana » de Kazuyoshi Kumakiri, où elle interprète Taeko, puis dans « Drug » de Hiroshi Sugawara, dans le rôle de Mai.
La même saison, elle passe aussi par la télévision avec « Churasan », où elle joue Maiko Murayama. Quelques années plus tard, la trajectoire reste nourrie par des collaborations japonaises variées, sans se fixer dans un seul registre ni dans un seul format.
Les années japonaises et les premiers rôles remarqués
En 2004, elle travaille avec Tadanobu Asano sur « Tori » et joue la serveuse dans « The Taste of Tea » de Katsuhito Ishii. Elle figure aussi au générique de « 69 » de Lee Sang-il, de « Survive Style 5+ » de Gen Sekiguchi et de « Riyū » de Nobuhiko Ōbayashi. Cette année-là, elle adopte le pseudonyme Rinko Kikuchi en mai.
En 2005, elle apparaît dans « Taga tameni » de Tarō Hyūgaji et dans « Funky Forest: The First Contact », réalisé par Katsuhito Ishii, Hajime Ishimine et Shun'ichirō Miki. En 2006, elle poursuit avec « Warau Mikaeru » d’Issei Oda et « Umi de no hanashi » d’Ellie Ōmiya, où elle joue Kaori. Le même mouvement la conduit vers un cinéma japonais très mobile, où les réalisateurs se succèdent sans la réduire à un seul profil.
En 2007, elle est à l’affiche de « Zukan ni nottenai mushi » de Satoshi Miki, dans le rôle de Sayoko, puis de « Koisuru madori » d’Akiko Ōku, où elle incarne Atsuko Junda. Ces films prolongent une présence déjà installée dans plusieurs zones du cinéma japonais, des comédies aux récits plus discrets.
« Babel », le tournant international
En 2006, « Babel » d’Alejandro González Iñárritu la met au centre d’un récit éclaté entre plusieurs pays. Elle y joue Chieko, adolescente sourde et muette marquée par le suicide de sa mère et traversée par une difficulté de communication qui devient le cœur de son personnage. Le film l’expose à un public plus large que celui des productions japonaises qu’elle fréquentait jusque-là.
Sa prestation reçoit le prix de la Chicago Film Critics Association du meilleur second rôle en 2006. En 2007, elle obtient une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, puis le Critics’ Choice Movie Award de la meilleure actrice dans un second rôle pour le même film. Elle devient alors la première Japonaise sélectionnée à l’Oscar dans cette catégorie depuis Miyoshi Umeki, 49 ans plus tôt.
L’après-Babel ne l’enferme pas dans un seul type de rôle. En 2008, elle prête sa voix à Suito Kusanagi dans « The Sky Crawlers » de Mamoru Oshii. En 2009, elle joue dans « Une arnaque presque parfaite » de Rian Johnson, où elle interprète Bang Bang, puis dans « Assault Girls » de Mamoru Oshii et « Carte des sons de Tokyo » d’Isabel Coixet, où elle tient le rôle de Ryu.
Entre Hollywood, le Japon et les séries
En 2010, elle apparaît dans « Shanghai » de Mikael Håfström, dans le rôle de Sumiko. L’année suivante, elle joue Naoko dans « La Ballade de l’impossible » de Trần Anh Hùng et Hayashida Naoko dans « Moteki » de Hitoshi Ōne. Elle revient ensuite au cinéma en 2012 avec « It's Getting Late » de Massy Tadjedin, où elle interprète Anna.
En 2013, elle retrouve une production internationale avec « Pacific Rim » de Guillermo del Toro, dans le rôle de Mako Mori. La même année, elle joue Mizuki, la sorcière, dans « 47 Ronin » de Carl Erik Rinsch. Deux films très différents, deux cadres de production éloignés, un même passage par des figures qui la placent dans des récits d’action et de fantastique.
En 2014, elle tient le rôle-titre de « Kumiko, the Treasure Hunter » de David Zellner et joue Naomi dans « Last Summer » de Leonardo Guerra Seràgnoli. L’année suivante, elle apparaît dans « Personne n’attend la nuit » d’Isabel Coixet, sous le nom d’Allaka. En 2016, elle joue Asuka Moriki dans « Terra Formars » de Takashi Miike.
En 2018, elle reprend Mako Mori dans « Pacific Rim: Uprising » de Steven S. DeKnight. La même année, elle figure dans « Westworld » avec le rôle d’Akane, puis dans « Miss Sherlock » en tant que Mitsuki Kurata et dans « Kemono ni narenai watashitachi » comme Kureha Tachibana. En 2019, elle joue Ikuko Ibu dans « Little Zombies » et Machiko Aiba dans « Ishi no mayu ».
La décennie 2020
En 2021, elle tient l’un des rôles principaux de « Invasion », où elle joue Hinata Murai, puis retrouve la télévision japonaise avec plusieurs projets. Dès 2022, elle apparaît dans « Tokyo Vice » en Eimi Maruyama, tout en tournant dans « Daikaijū no atoshimatsu » de Satoshi Miki, où elle incarne le colonel Sen Masago.
En 2023, elle joue Yoko dans « 658km, Yoko no tabi » de Kazuyoshi Kumakiri et Aina Horikawa dans « In Love and Deep Water », réalisé par Yūsuke Taki et Morgan Bailey Keaton. En 2024, elle est Reiko Shosenkyo dans « Hanasaki Mai ga damattenai ».
Un dernier crédit figure pour 2025 avec « The Hot Spot », où elle interprète Masako Umemoto. Entre cinéma japonais, séries internationales et franchises américaines, Rinko Kikuchi garde une présence régulière dans des formats qui changent de langue, de durée et d’échelle sans faire disparaître le fil de ses rôles.
Films et séries avec Rinko Kikuchi
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Rôles de Rinko Kikuchi
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Galerie photos de Rinko Kikuchi
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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