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Zdeněk Liška - Photo
Connu pour
Son
Sexe
Homme
Crédits connus
305
Né
16/03/1922
Lieu de naissance
Smecno by Kladno, Bohemia, Czechoslovakia [now Czech Republic]
Décédé
13/07/1983 (61 ans)

Zdeněk Liška: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Z. Liska,Zd. Liska,Zdenek Liska

Repères de carrière

La carrière de Zdeněk Liška en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

301

œuvres recensées

299 films · 2 séries

Première année recensée
1946
Dernière année recensée
1982

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1958, « Les aventures fantastiques » place le nom de Zdeněk Liška au cœur d’un cinéma tchécoslovaque qui cherche alors des formes neuves. Né le 16 mars 1922 à Smečno, il travaille comme compositeur et chef d’orchestre, avec une activité centrée sur la musique de film. Sa signature revient ensuite dans plusieurs œuvres de science-fiction, d’animation et de cinéma historique, jusqu’à sa mort le 13 juillet 1983 à Prague.

Les années 1950 et l’installation d’une écriture musicale

En 1949, Zdeněk Liška signe la musique de « Janko ide z hôr » comme éditeur. Le geste compte déjà, car il place son nom dans la fabrication concrète du film, au plus près du montage et de la circulation des sons. Cinq ans plus tard, « Le Trésor de l'île aux oiseaux » l’inscrit dans un territoire plus nettement cinématographique, suivi en 1958 par « L'Invention diabolique » et « Les aventures fantastiques ».

Ces titres dessinent une pratique attentive aux formes visuelles les plus inventives. Les films de cette période exigent une musique capable d’ordonner le mouvement, de soutenir les effets spéciaux, de suivre les changements d’échelle sans alourdir l’image. Liška y travaille avec des outils qui relèvent autant de la précision que de l’invention, et son nom s’installe dans le cinéma tchécoslovaque des années 1950 comme un artisan essentiel du son composé.

Le cycle des grandes partitions de science-fiction

En 1962, « Le Baron de Crac » confirme sa présence dans un cinéma de fantaisie où la musique porte une part du récit. L’année suivante, « Ikarie XB 1 » donne à Liška l’un de ses repères les plus connus, puis « Le Miroir aux alouettes » poursuit cette série en 1965. Les œuvres s’éloignent du naturalisme, et sa musique accompagne ce déplacement avec une précision rythmique qui soutient les machines, les mouvements collectifs et les espaces reconstruits en studio.

La même décennie, son nom revient dans « Marketa Lazarová » en 1967. Le film de František Vláčil occupe une place particulière dans cette suite, parce qu’il demande une architecture sonore vaste, capable d’embrasser le frottement des corps, des paysages et des violences historiques. Liška n’y cherche pas l’effet décoratif. Il agence des masses, des motifs, des ruptures, avec une économie qui laisse parler l’image tout en la tenant sous tension.

La même année, « Svatba jako řemen » prolonge cette activité dans un autre registre, plus proche de la comédie, avant que « L'Incinérateur de cadavres » et « Les Oiseaux, les Orphelins et les Fous » ne paraissent en 1969. Ces partitions montrent un compositeur capable d’entrer dans des films très différents sans lisser les écarts de ton. Sa musique ne cherche pas l’unité abstraite; elle se règle sur chaque projet, sur la matière visuelle, sur le grain des scènes.

Švankmajer et les formes du cinéma d’animation

En 1966, Zdeněk Liška travaille avec Jan Švankmajer sur « Punch and Judy » et « Et Cetera ». Deux titres suffisent à montrer l’aisance de cette collaboration naissante avec l’animation, un domaine où la musique ne commente pas seulement l’action mais règle le tempo des apparitions, des coupures et des métamorphoses. La relation se prolonge avec « Historia Naturae (Suita) » en 1967, puis « The Flat » en 1968.

Les années suivantes, « Don Juan » en 1969, « The Ossuary » en 1970, « Jabberwocky » en 1971 et « Leonardo's Diary » en 1972 prolongent ce dialogue. Liška y adopte une écriture qui tient compte du détail visuel, des matières animées, des gestes découpés image par image. La musique devient un mécanisme de précision, capable d’épouser des objets, des corps factices, des rythmes d’atelier, sans perdre sa cohérence propre.

Quelques mois plus tard, cette collaboration trouve un prolongement avec « The Castle of Otranto » en 1979. Le film confirme l’importance de ce compagnonnage dans la dernière partie de sa vie professionnelle. La présence de Liška dans cet ensemble de courts métrages ne relève pas d’un simple apport technique: elle donne au travail de Švankmajer une ossature sonore qui participe à la logique même de l’image animée.

Les années 1970, des fresques collectives aux récits populaires

En 1975, « Sokolovo » relance son nom dans un registre historique, bientôt suivi par « 30 případů majora Zemana » en 1976 et « La Petite Sirène » la même année. L’année suivante, « Osvobození Prahy » ajoute une nouvelle partition à cette série, puis « Volání rodu » en 1979 referme cette séquence visible de la fin des années 1970.

Ces œuvres appartiennent à des formats variés, du récit feuilletonnant à la fresque historique, du conte à la reconstitution. Liška y montre une manière de composer qui ne force jamais le même dispositif sonore d’un projet à l’autre. Il ajuste les masses orchestrales, travaille les motifs courts, laisse parfois émerger des accents plus nets, parfois des textures plus continues. Le résultat reste lisible sans être uniforme, ce qui convient à des films où l’image impose ses propres lignes de force.

Une reconnaissance venue par le prix

Un Prix du film allemand figure parmi les distinctions associées à Zdeněk Liška. Cette récompense situe son travail dans une circulation européenne qui dépasse largement le seul cadre tchécoslovaque. Elle confirme l’attention portée à ses partitions, à une époque où la musique de film reste souvent rattachée aux réalisateurs plutôt qu’à ceux qui la composent.

La reconnaissance prend ici une forme discrète mais nette. Elle s’attache à une œuvre qui traverse plusieurs genres, du fantastique au film historique, de l’animation à la chronique collective. Liška laisse derrière lui une production abondante, reconnaissable par sa capacité à suivre les mutations des images sans jamais se dissoudre dans elles. Sa mort, survenue le 13 juillet 1983 à Prague, met fin à une présence décisive dans la musique de film tchécoslovaque.

Filmographie de Zdeněk Liška

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

L’Incinérateur de cadavres (1969) - Affiche
7.8 / 10
L’Incinérateur de cadavres
original music composer
Le Miroir aux alouettes (1965) - Affiche
7.1 / 10
Le Miroir aux alouettes
original music composer
Marketa Lazarova (1967) - Affiche
7.7 / 10
Marketa Lazarova
original music composer
Ikarie XB 1 (1963) - Affiche
6.8 / 10
Ikarie XB 1
original music composer
Les aventures fantastiques (1958) - Affiche
7.2 / 10
Les aventures fantastiques
original music composer
Le Baron de Crac (1962) - Affiche
7.4 / 10
Le Baron de Crac
original music composer

Galerie photos de Zdeněk Liška

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

1991
music
1991
Milenci paní Susanne (1985) - Affiche
original music composer
1985
Ferdy, la fourmi (1984) - Affiche
Inconnu
- Épisode 26 (1987)
•
S02E26
•
sound
- Épisode 25 (1987)
•
S02E25
•
sound
- Épisode 24 (1987)
•
S02E24
•
sound
- Épisode 23 (1987)
•
S02E23
•
sound
- Épisode 22 (1987)
•
S02E22
•
sound
1984
original music composer
1982
Kam zmizel kurýr (1981) - Affiche
original music composer
1981
Signum laudis (1980) - Affiche
original music composer
1980
Rukojmí v Bella Vista (1980) - Affiche
original music composer
1980
A pobežím až na kraj sveta (1980) - Affiche
original music composer
1980
Smrť šitá na mieru (1980) - Affiche
original music composer
1980
original music composer
1980

Inconnu
- Épisode 1 (1965)
•
S15E01
•
Lui-même
1951