Alfredo Landa: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Alfredo Landa en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
125
œuvres recensées
121 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1956, Alfredo Landa apparaît sans être crédité au générique de « Le Tour du monde en quatre-vingts jours », de Michael Anderson, sous le nom d’un simple extra. Né le 3 mars 1933 à Pampelune, il passe ensuite par des productions espagnoles où sa présence se fixe d’année en année, jusqu’à sa mort le 9 mai 2013 à Madrid.
Les années 1960 et la comédie espagnole
« La ciudad no es para mí », en 1966, lui donne le rôle de Genaro. Le film arrive après plusieurs apparitions la même décennie, dont « Las cicatrices » en 1967 et « Los subdesarrollados » en 1968. Ces titres installent Landa dans un cinéma populaire espagnol où il navigue parmi les rôles de second plan, les silhouettes de province et les personnages pris dans des mécaniques comiques très balisées.
L’année 1967 concentre plusieurs participations, avec « Amor a la española », « ¿Qué hacemos con los hijos? », « Las que tienen que servir » et « Novios 68 ». En 1968, il tient aussi des rôles dans « Le Diable sous l'oreiller » et « Despedida de casada », puis en 1969 dans « ¿Por qué te engaña tu marido? » et « Cuatro noches de boda ». Cette période le voit occupé par des films qui reposent sur des personnages immédiatement identifiables, souvent nommés de façon très concrète, et qui lui laissent une présence régulière sans effet de rupture spectaculaire.
Les années 1970, du vaudeville au masque social
« Cateto a babor » en 1970 et « No desearás al vecino del quinto » la même année placent Landa au centre d’un répertoire comique très codifié. En 1971, il interprète Pepe dans « Vente a Alemania, Pepe », puis Simón Giménez dans « Simón, contamos contigo ». Quelques mois plus tard, il tourne « Vente a ligar al Oeste », où il joue Benito, avant « Fin de semana al desnudo » en 1974, dans le rôle de Rodolfo Cisneros.
La même saison, il passe par « Las obsesiones de Armando », avec Armando, et par « Celedonio y yo somos así », où il est Daniel Martínez. Ces films gardent souvent la mécanique de la comédie en ligne de mire, mais ils laissent aussi apparaître un travail plus précis sur les figures masculines ordinaires, celles qui circulent dans les rues, les bureaux ou les repas de famille du cinéma espagnol de l’époque. Le mouvement ne relève pas d’une métamorphose brusque; il tient à une suite de rôles où le nom du personnage devient le point d’ancrage principal.
Le tournant des années 1980
« Le pont », en 1977, lui donne Juan. « La vaquilla », en 1985, le place dans le rôle de Brigada Castro, au sein d’un film de Luis García Berlanga qui compte parmi ses titres les plus visibles. Entre ces deux dates, Landa reste présent dans des productions où l’humour, la satire et l’observation sociale se croisent sans chercher la performance démonstrative.
« Les Saints innocents », en 1984, l’impose dans le rôle de Paco, El Bajo. Ce film lui vaut le Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes cette même année. Le prix marque un moment net dans une filmographie longtemps associée à la comédie espagnole, sans pour autant effacer les films antérieurs ni réduire l’acteur à un seul registre. La distinction vient plutôt consacrer un visage et une présence déjà connus du cinéma espagnol, portés ici vers une visibilité internationale plus large.
Sancho Panza et les distinctions de la maturité
En 1992, « El Quijote de Miguel de Cervantes » lui confie Sancho Panza. Le rôle arrive après une série de récompenses déjà accumulées, dont le Prix Goya du meilleur acteur pour « La Forêt animée » en 1987 et une nouvelle distinction dans la même catégorie pour « La marrana » en 1993. Entre ces dates, la Médaille d'or du mérite des beaux-arts lui est remise en 1991.
Le 2008 ajoute deux marques institutionnelles à cet ensemble: la Médaille d'or du mérite au Travail et le Prix Goya d'honneur. Landa reçoit alors une reconnaissance qui dépasse le seul succès d’un rôle ou d’un film, sans quitter le terrain de l’interprétation. Sa période d’activité s’étend jusqu’en 2007, et ce terme administratif dit peu de la permanence de sa présence dans le cinéma espagnol, où il aura traversé plusieurs décennies avec des personnages inscrits dans la mémoire populaire autant que dans les palmarès.
Films et séries avec Alfredo Landa
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Galerie photos de Alfredo Landa
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