Luc Yersin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Luc Yersin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
29
œuvres recensées
29 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2008
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Luc Yersin naît le 11 décembre 1945 à Cully, dans le canton de Vaud, en Suisse, et se forme au cinéma dans le cadre de la « Filmklasse » de l’école d’art de Zurich au cours des années 1960, où se structure alors une nouvelle génération de cinéastes suisses et de techniciens du son. (Source : Wikipédia, s.d. ; artfilm.ch, 2008) Très tôt, il s’oriente vers le travail sonore, un domaine en plein renouvellement à l’heure où les cinéastes d’auteur cherchent à s’éloigner des standards du studio pour explorer les possibilités du direct et du mixage créatif. (Source : artfilm.ch, 2008) Son nom apparaît ainsi dans les génériques de la production helvétique dès le début des années 1970, période durant laquelle il s’inscrit dans le mouvement du « nouveau cinéma suisse », en accompagnant une série de réalisateurs désireux de repenser les formes narratives et les dispositifs techniques. (Source : Swiss Films, 2009 ; Wikipédia, s.d.) Parallèlement à ses premiers engagements, il affirme une spécialisation en tant qu’ingénieur du son, collaborant régulièrement avec des cinéastes qui font appel à lui pour la prise de son directe comme pour le travail de construction de la bande sonore. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette position technique centrale lui permet de se maintenir au croisement de productions de fiction et de documentaires, en Suisse comme à l’étranger, et de développer une filmographie qui s’étendra sur plus de trois décennies. (Source : Swiss Films, 2009)
Insertion dans le nouveau cinéma suisse
Au cours des années 1970, Luc Yersin s’impose progressivement comme l’un des ingénieurs du son régulièrement associés aux figures majeures du nouveau cinéma suisse. (Source : Wikipédia, s.d.) Il travaille notamment avec Alain Tanner sur « Le Retour d’Afrique », sorti en 1973, inscrivant sa pratique sonore dans une filmographie qui contribue à la reconnaissance internationale du cinéma helvétique. (Source : Wikipédia, s.d.) La même décennie, il collabore avec Daniel Schmid sur « La Paloma », sorti en 1974, puis avec Francis Reusser sur « Le Grand Soir », sorti en 1976, deux œuvres qui participent à diversifier les registres esthétiques du cinéma suisse. (Source : Wikipédia, s.d.) En parallèle, il prend en charge le son de « Les Indiens sont encore loin », réalisé par Patricia Moraz et daté de 1976, qui s’inscrit dans un paysage cinématographique marqué par la volonté d’explorer des formes narratives plus intimes et fragmentaires. (Source : Wikipédia, s.d.) Il poursuit ce mouvement en signant la bande sonore de « La Voix de son maître », film de Gérard Mordillat et Nicolas Philibert, sorti en 1978, ainsi que celle du moyen métrage « Horizonville » d’Alain Klarer, également daté de 1978, montrant sa capacité à circuler entre documentaire, fiction et formats intermédiaires. (Source : Wikipédia, s.d.) Cette période contribue à l’installer durablement dans le réseau de production d’un cinéma d’auteur européen attaché à l’exigence formelle et à l’attention portée à la relation entre image et son. (Source : Swiss Films, 2009)
Collaborations majeures au tournant des années 1980
Au tournant des années 1980, Luc Yersin consolide sa place en travaillant sur plusieurs films qui marquent les cinématographies suisse et française. (Source : Wikipédia, s.d.) Il signe le son de « Les Petites Fugues », réalisé par Yves Yersin et sorti en 1979, œuvre qui connaît une importante circulation internationale et contribue à faire connaître le cinéma suisse à un plus large public. (Source : Swiss Films, 2009) La même année, il collabore avec Jean‑Luc Godard sur « Sauve qui peut (la vie) », sorti en 1979, participant à un film qui accompagne le retour du cinéaste à la fiction et à un usage très précis des sons directs et des ambiances. (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009) Au début des années 1980, il retrouve Francis Reusser pour « Seuls », daté de 1981, et accompagne à nouveau Daniel Schmid sur « Notre‑Dame de la Croisette », également de 1981, deux films qui confirment la fidélité de certains réalisateurs à son travail sonore. (Source : Wikipédia, s.d.) Il assure ensuite le son de « Hécate, maîtresse de la nuit » réalisé par Daniel Schmid, sorti en 1982, puis de « L’Argent » de Robert Bresson, sorti en 1983, où il est crédité au département son aux côtés de Jean‑Louis Ughetto. (Source : Wikipédia, 1983 ; IMDb, 2025) Dans le même moment, il collabore encore avec Schmid sur « Le Baiser de Tosca », sorti en 1985, poursuivant un dialogue artistique régulier avec ce cinéaste sur la durée. (Source : Wikipédia, s.d.)
Diversification de la filmographie et travail documentaire
À partir de la seconde moitié des années 1980, la filmographie de Luc Yersin s’élargit à de nouvelles collaborations et à une alternance plus marquée entre fiction et documentaire. (Source : Swiss Films, 2009) Il participe au film « Pierre et Djemila » de Gérard Blain, sorti en 1987, puis travaille sur « À corps perdu », réalisé par Léa Pool et daté de 1988, qui confirme son inscription dans des productions francophones variées. (Source : Wikipédia, s.d.) Dans les années 1990, il signe notamment le son de « Hors saison » de Daniel Schmid, sorti en 1992, poursuivant ainsi une collaboration au long cours avec ce réalisateur. (Source : Wikipédia, s.d.) Par ailleurs, les listes de Swiss Films indiquent son travail sur des documentaires et films de création tels que « L’homme des casernes » (1989) et « Les frères Bapst, charretiers » (1987) de Jacqueline Veuve, ainsi que « Chronique vigneronne » (1999), qui s’inscrivent dans une exploration de milieux professionnels et de paysages suisses. (Source : Swiss Films, 2009) On le retrouve aussi sur « Raimon – Lieder gegen die Angst » de Richard Dindo, ainsi que sur « Wir Bergler in den Bergen sind eigentlich nicht schuld, dass wir da sind » de Fredi M. Murer, tous deux datés de 1974, montrant une attention constante aux formes documentaires depuis le début de sa carrière. (Source : Swiss Films, 2009) Cette présence récurrente dans le champ documentaire confirme l’importance accordée par les cinéastes à sa maîtrise des prises de son en conditions réelles et au rendu des voix comme des ambiances. (Source : Swiss Films, 2009)
Années 1990 et 2000 : cinéma européen et cinéma suisse contemporain
Durant les années 1990, Luc Yersin travaille sur des productions européennes qui témoignent d’une ouverture géographique et linguistique plus large. (Source : Swiss Films, 2009) Il est crédité au son sur « C’est la tangente que je préfère » de Charlotte Silvera, sorti en 1997, ainsi que sur « Fin de siècle » de Claude Champion et « Naturels sur le vif » de Jean Couvreu et Rolf Wäber, tous datés de 1997. (Source : Swiss Films, 2009) La fin de cette décennie le voit intervenir sur « Chronique d’une bonne intention » d’Alex Mayenfisch et sur « La bonne conduite » de Jean‑Stéphane Bron, tous deux sortis en 1999, productions qui s’inscrivent dans un tissu de films suisses croisant enjeux sociaux et dispositifs d’enquête. (Source : Swiss Films, 2009) Au tournant des années 2000, il travaille notamment sur « Drei Sterne » de Sandra Nettelbeck (2000), « Ernstfall in Havanna » de Sabine Boss (2001), « Des épaules solides » d’Ursula Meier (2002), « Jour de marché » de Jacqueline Veuve (2002), « Martha Argerich, Conversation nocturne » de Georges Gachot (2002) et « L’été de Chloé » de Heikki Arekallio (2002). (Source : Swiss Films, 2009) En 2003, il signe le son de « Bienvenue en Suisse » de Léa Fazer, puis, en 2004, de « Ma famille africaine » de Thomas Thümena et de « Sotto falso nome » de Roberto Andò, également mentionné sous le titre « Le Prix du désir ». (Source : Swiss Films, 2009 ; Wikipédia, s.d.) Il participe encore à « Jeune Homme » de Christoph Schaub et à « Mon frère se marie » de Jean‑Stéphane Bron, sortis en 2006, qui figurent parmi les derniers longs métrages de sa filmographie avant sa disparition. (Source : Wikipédia, s.d.)
Collaborations artistiques et rôle dans le milieu du cinéma
Tout au long de sa carrière, Luc Yersin collabore avec un ensemble de réalisateurs qui comptent dans l’histoire du cinéma suisse et européen. (Source : Wikipédia, s.d.) Les sources mentionnent en particulier ses travaux avec Alain Tanner, Francis Reusser, Jean‑Luc Godard, Robert Bresson et Daniel Schmid, ainsi qu’avec la documentariste Jacqueline Veuve et son frère, le cinéaste Yves Yersin. (Source : Wikipédia, s.d. ; artfilm.ch, 2008) Il accompagne également des réalisateurs de générations plus récentes, parmi lesquels Jean‑Stéphane Bron et Ursula Meier, pour lesquels il assure le son de films réalisés au début des années 2000. (Source : artfilm.ch, 2008 ; Swiss Films, 2009) Une notice publiée à sa mort souligne qu’il a été décrit comme « le son du meilleur cinéma suisse », formule qui renvoie à la place occupée par son travail dans un ensemble de films d’auteur marquants produits sur plusieurs décennies. (Source : Wikipédia, s.d.) La même source rappelle qu’il a œuvré sur une centaine de films, en couvrant un spectre allant de la fiction de long métrage au documentaire de création et aux portraits d’artistes. (Source : Wikipédia, s.d.) En outre, elle indique qu’il a rejoint, dans les années 1980, une école de cinéma à Lausanne, où il accompagne de nombreux étudiants vers la vie professionnelle, signalant une activité de transmission au sein des institutions de formation audiovisuelle. (Source : artfilm.ch, 2008)
Fin de carrière et reconnaissance
Luc Yersin poursuit son activité d’ingénieur du son jusqu’au milieu des années 2000, participant encore à des productions comme « Mon frère se marie » ou « Un petit coin de paradis », ce dernier film de Jacqueline Veuve étant daté de 2008. (Source : Wikipédia, s.d.) Il meurt le 30 mai 2008 à Lausanne, à l’âge de 62 ans, selon les informations publiées par les notices biographiques consacrées à son parcours. (Source : Wikipédia, s.d. ; artfilm.ch, 2008) Les textes qui lui sont dédiés insistent sur la continuité de son engagement comme ingénieur du son auprès de cinéastes de plusieurs générations, depuis les figures fondatrices du nouveau cinéma suisse jusqu’aux auteurs actifs au tournant du XXIe siècle. (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009) Par ailleurs, ces mêmes sources soulignent la place qu’il occupe dans la mémoire professionnelle du milieu, certains articles rappelant qu’il a travaillé avec des réalisateurs aussi divers qu’Alain Tanner, Daniel Schmid, Jean‑Luc Godard, Robert Bresson, Jacqueline Veuve, Jean‑Stéphane Bron et Ursula Meier. (Source : Wikipédia, s.d. ; artfilm.ch, 2008) Sa filmographie partielle, telle qu’elle apparaît dans les bases de données spécialisées, montre un parcours cohérent au sein du cinéma d’auteur européen, caractérisé par une fidélité à quelques collaborateurs réguliers et par une présence soutenue dans les productions suisses sur plus de trente ans. (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009 ; IMDb, 2008)
Filmographie sélectionnée (ingénieur du son)
- « Le Retour d’Afrique » d’Alain Tanner, 1973 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « La Paloma » de Daniel Schmid, 1974 (Source : Swiss Films, 2009)
- « Le Grand Soir » de Francis Reusser, 1974 (Source : Swiss Films, 2009)
- « Wir Bergler in den Bergen sind eigentlich nicht schuld, dass wir da sind » de Fredi M. Murer, 1974 (Source : Swiss Films, 2009)
- « Les Indiens sont encore loin » de Patricia Moraz, 1976 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « La Voix de son maître » de Gérard Mordillat et Nicolas Philibert, 1978 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « Horizonville » d’Alain Klarer, 1978 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « Les Petites Fugues » d’Yves Yersin, 1979 (Source : Swiss Films, 2009)
- « Sauve qui peut (la vie) » de Jean‑Luc Godard, 1979 (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009)
- « Notre‑Dame de la Croisette » de Daniel Schmid, 1981 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « Hécate, maîtresse de la nuit » de Daniel Schmid, 1982 (Source : Swiss Films, 2009)
- « L’Argent » de Robert Bresson, 1983 (Source : Wikipédia, 1983 ; IMDb, 2025) )
- « Le Baiser de Tosca » de Daniel Schmid, 1985 (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009)
- « Pierre et Djemila » de Gérard Blain, 1987 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « À corps perdu » de Léa Pool, 1988 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « Hors saison » de Daniel Schmid, 1992 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « C’est la tangente que je préfère » de Charlotte Silvera, 1997 (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009)
- « La bonne conduite » de Jean‑Stéphane Bron, 1999 (Source : Swiss Films, 2009)
- « Drei Sterne » de Sandra Nettelbeck, 2000 (Source : Swiss Films, 2009)
- « Des épaules solides » d’Ursula Meier, 2002 (Source : Swiss Films, 2009)
- « Jour de marché » de Jacqueline Veuve, 2002 (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009)
- « Bienvenue en Suisse » de Léa Fazer, 2004 (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009)
- « Sotto falso nome / Le Prix du désir » de Roberto Andò, 2004 (Source : Wikipédia, s.d. ; Swiss Films, 2009)
- « Jeune Homme » de Christoph Schaub, 2006 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « Mon frère se marie » de Jean‑Stéphane Bron, 2006 (Source : Wikipédia, s.d.)
- « Un petit coin de paradis » de Jacqueline Veuve, 2008 (Source : Wikipédia, s.d.)
Filmographie de Luc Yersin
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